Depuis le 08 décembre 2025, Microsoft Flight Simulator 2024 a officiellement atterri sur PS5 (ce qui est une véritable première pour une licence longtemps associée au PC… et, plus récemment, aux consoles Xbox). Mais au-delà du symbole, l’arrivée du mastodonte des simulateurs de vol sur la machine de Sony raconte aussi quelque chose de plus large : la façon dont Microsoft redessine progressivement les frontières de son écosystème. Car derrière ce lancement se cache une histoire qui circule depuis plusieurs semaines dans l’industrie : côté Xbox, l’idée d’un portage PS5 aurait d’abord été écartée, avant de revenir sur la table… quand Sony aurait manifesté un intérêt clair pour le jeu sur sa PS5.
Microsoft Flight Simulator 2024 sur PS5 : un revirement de situation !
Selon Jorg Neumann, figure centrale de la franchise Microsoft Flight Simulator, l’option de lancer le jeu sur PS5 aurait été évoquée bien assez tôt, sans toutefois convaincre dans un premier temps. Par la suite, le projet aurait repris de la vitesse une fois l’intérêt de Sony devenu plus concret. Rappelons qu’un portage de ce calibre ne se décide pas en claquant des doigts. Le simulateur s’appuie sur une masse colossale de données, une technologie de rendu exigeante et une architecture pensée, historiquement, pour des environnements très modulables… Même sur console, Flight Simulator 2024 demeure un jeu vidéo à la fois technique et « vivant », qui doit composer avec des mises à jour et ajustements réguliers en termes de performance, ainsi que des attentes élevées de la part de la communauté.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’un refus initial n’a donc rien d’absurde… Ce qui frappe, en revanche, c’est la facilité avec laquelle l’idée semble avoir basculé, à partir du moment où l’opportunité est venue de l’extérieur, c’est-à-dire de Sony.
Une stratégie sur plusieurs plateformes qui se confirme
Le cas Microsoft Flight Simulator 2024 ne semble pas être un cas isolé… Depuis quelque temps, Microsoft assume de plus en plus une logique simple : faire vivre ses franchises au-delà du seul matériel Xbox, en élargissant l’audience potentielle et en diversifiant les sources de revenus. Autrement dit, ne plus dépendre uniquement de la vente de consoles pour rentabiliser des productions de plus en plus coûteuses à développer et à soutenir sur le long terme. Le message est double : d’un côté, Xbox conserve son statut de « porte d’entrée » naturelle via l’écosystème maison (console, PC, abonnement, etc.), et de l’autre, Microsoft accepte l’idée qu’un jeu puisse exister ailleurs, au prix fort, s’il y a une demande.
Cette approche « sur plusieurs plateformes » n’est pas uniquement propre au jeu vidéo : dans une multitude de secteurs du numérique, les décisions se prennent aujourd’hui en croisant audiences, usages et comportements, avec une part croissante accordée aux données plutôt qu’à la simple intuition. Et, à ce titre, visitez Pokerscout si vous souhaitez voir comment certains acteurs analysent l’importance des usages sur smartphone, des marchés et des habitudes des utilisateurs dans un univers pourtant très différent.
Une version pensée pour la PS5, et une promesse côté PSVR2
Sur le papier, Microsoft met en évidence une version PlayStation 5 conçue pour tirer parti des spécificités de la console, avec la prise en charge de la DualSense : retour haptique, gâchettes adaptatives, et contrôles enrichis via les capteurs de mouvement. Pour un jeu de simulation où la précision des gestes compte (même quand on joue « confortablement » à la manette) ce sont des ajustements qui peuvent faire la différence.

Côté calendrier, l’éditeur a aussi structuré son lancement : une phase d’accès anticipé a précédé la sortie générale, avant l’ouverture à tous le 08 décembre. Une manière classique de lisser l’arrivée massive de joueurs, mais aussi d’offrir une vitrine premium aux éditions les plus complètes… Pour terminer, un autre point attire déjà l’attention des amateurs de simulation sur PS5 : la compatibilité PSVR2 est annoncée pour 2026 via une mise à jour. Sur un simulateur, la réalité virtuelle n’est pas qu’un simple bonus : c’est souvent une autre manière de jouer, plus immersive, plus exigeante, et potentiellement très fédératrice.
Un lancement qui relance la question des jeux vitrines Xbox
Reste la question que tout le monde se pose, forcément : jusqu’où ira cette ouverture ? Microsoft Flight Simulator 2024 est une licence particulière, à la fois vitrine technologique et produit « service » qui se bonifie avec le temps. Mais son arrivée sur PS5 alimente une interrogation plus large : quels titres resteront de vrais jeux vitrines capables, à eux seuls, de justifier l’achat d’une console Xbox ?
À l’arrivée, ce portage n’est pas qu’une bonne nouvelle pour les joueurs PlayStation. C’est aussi un marqueur : celui d’un marché où les identités de plateformes comptent encore, mais où les frontières deviennent plus perméables dès lors que l’équation économique l’exige. Et si Flight Simulator a pu franchir le pas, d’autres licences pourraient bien, demain, suivre la même trajectoire…








6 réponses
Info hyper intéressante, affaire à suivre ! Merciiiii
Salut MiJo, merci ! 😄
Oui, c’est typiquement le genre de dossier à suivre.
Et avec le PSVR2 prévu en 2026, ça peut devenir énorme.
J’avoue être surpris parce que Flight Simulator ça te fait direct penser à Microsoft.
Microsoft et Xbox ont changé de cap. Les « exclus » comme Flight Simulator, Halo, Forza Horizon vont toutes devenir temporaires alors qu’avant c’était des produits vedettes qu’on ne trouvait que sur PC ou Xbox.
Tu me diras Sony a fait la même chose avec ses licences phares maintenant dispo sur PC (pour certaines d’entre elles en tout cas). J’ai lu quelque part qu’apparemment Horizon Zero Dawn sortirait sur Xbox…
Bref, je sais pas si c’est vrai mais si Microsoft change de modèle alors peut-être que Sony suivra aussi le move ?
Salut Bruno !
Oui, gros virage côté Microsoft : le logiciel et l’audience passent avant la console, donc les exclus auparavant « éternelles » risquent de se raréfier.
Pour Horizon Zero Dawn sur Xbox, j’ai vu la rumeur, mais ça ressemble plutôt à un souci d’indexation non ? Rien de confirmé je veux dire…
Pour Sony et xbox, c’est déjà ça.
Puisqu’on voit forza horizon,moi, ça m’arrange de pas devoir acheter une autre console, vu qu’il n’y a que quelques titres qui m’intéressent du côté de la xbox parce que j’ai une Ps5, sinon ce sera l’inverse également.
Après pourquoi ils font cela, autant faire la console commune.
J’aimerai bien voir du Mario et Luigi, chez Nintendo, quelques titres me plairais beaucoup.
Avec le casque VR, ça change complètement un jeu, le relief n’est pas du tout le même.
Flight simulator, c’est clair que c’est un excellent titre, j’ai déjà touché à ce jeu dans le temps.
Salut Stephane !
Oui, je te rejoins : pas besoin d’acheter une autre console pour quelques jeux, donc tant mieux.
Et la VR peut en effet changer toute l’expérience d’un jeu. D’ailleurs, le PSVR2 est prévu en 2026 sur PS5.