Test de The 9th Charnel sur PS5 : la peur (un peu trop) au ralenti…

Notre test de The 9th Charnel sur PS5, édité par SOEDESCO : le silence mord dans la brume… puis le sort se fissure.

J’ai un petit faible pour les jeux d’horreur indépendants. Pas forcément parce qu’ils sont beaux, ni même parce qu’ils font toujours peur, mais parce qu’ils ont souvent ce truc un peu brut, parfois maladroit… et parfois carrément marquant ! Et puis bon : quand on aime se faire peur dans le noir avec un casque sur les oreilles, on finit par cliquer sur tout ce qui ressemble à une vallée maudite, un culte bizarre ou un scientifique coincé dans un endroit où, clairement, il n’aurait jamais dû mettre les pieds… C’est exactement comme ça que je me suis retrouvé sur le nouveau jeu vidéo de SAIKAT DEB CREATIONS… Dans ce test de The 9th Charnel, je vais vous parler d’un survival horror psychologique développé par une seule personne — oui, vous avez bien lu, une seule personne —, et sorti fin janvier 2026 sur PS5, Xbox Series et PC. Autant dire que la curiosité a été immédiate ! Et l’espoir aussi, car parfois, ce sont justement ces petits projets solitaires qui surprennent là où les grosses machines trop calibrées échouent. Enfin bref, plongeons dans l’enfer de The 9th Charnel…

The 9th Charnel : un scientifique paumé, des ennuis garantis…

Dans le jeu The 9th Charnel, on incarne Michael, un scientifique qui, après un accident, se retrouve coincé dans une vallée isolée entourée de falaises. Ses collègues ont disparu, les bâtiments sont abandonnés, des symboles occultes sont inscrits à peu près partout… et l’endroit entier respire le « problème démoniaque » à pleins poumons. Le point de départ reste assez classique pour un survival horror, mais The 9th Charnel tente rapidement de se démarquer par son approche psychologique. Ici, pas de festival de jump scares toutes les trente secondes et demie. L’horreur s’installe lentement, presque timidement, à travers le silence pesant, les bruits lointains, les visions étranges… et cette impression persistante d’être observé sans jamais savoir par quoi. Un peu comme quand on entend un bruit dans la cuisine la nuit… sauf que dans mon cas, c’est juste le frigo. Ici, c’est moins rassurant.

Michael est en mode Work Hard, Die Hard.

D’ailleurs, dans mon test de The 9th Charnel, je dois reconnaître une chose : les premières minutes fonctionnent bien. Vraiment. L’ambiance prend le temps de se poser, la vallée est brumeuse, silencieuse, quasiment figée, les bâtiments décrépits racontent déjà quelque chose, et le sound design fait un travail remarquable pour installer une tension sourde.

Casque sur les oreilles… et la paranoïa qui monte doucement !

Au casque, certains passages dans le jeu sont franchement bien oppressants : murmures indistincts, pas dans la végétation, sons qu’on n’arrive pas à identifier mais qui donnent très envie de faire demi-tour… Sur ce terrain-là, le jeu montre qu’il comprend parfaitement ce qui rend un survival horror efficace : faire peur sans forcément vouloir tout montrer.

Il n’y a pas âme qui vive… à moins que…

Et pendant un moment, j’y ai cru. Le souci, c’est que cette belle montée en tension finit par se heurter à quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre : le gameplay, évidemment.

Cache-cache avec des monstres… pas toujours futés…

The 9th Charnel repose principalement sur l’exploration et l’infiltration. Au début, on est vulnérable, sans arme, obligé de se cacher, d’éviter les créatures, de fouiller les lieux et de résoudre quelques énigmes. Sur le papier, c’est du survival horror pur jus. Dans les faits… c’est plus compliqué… Les déplacements manquent de souplesse, certaines interactions paraissent rigides, et surtout l’intelligence artificielle des ennemis a parfois des réactions qui cassent complètement la tension. Par exemple, se cacher dans un placard sous le nez d’un monstre et le voir repartir tranquillement comme s’il venait d’oublier où il habitait, ça transforme un moment supposé être stressant en petite parenthèse presque comique ! Et dans un jeu vidéo qui mise tout sur l’angoisse, ce genre de rupture fait mal.

Il est temps que Michael sorte du placard !

À tout cela s’ajoute un rythme très étiré, avec pas mal d’allers-retours, des objectifs parfois flous et une progression qui donne davantage l’impression de traîner que d’avancer. Pas au point de devenir injouable, mais suffisamment pour transformer la peur… en fatigue.

Technique : un projet solo… dans le bon et le moins bon

Bon, il faut être honnête : le jeu a été développé par une seule personne, et ça se ressent. Certains environnements proposent de jolies lumières et une ambiance maîtrisée, tandis que d’autres paraissent vides, génériques, presque recyclés. Globalement, les animations restent raides, quelques bugs viennent rappeler qu’on est loin d’une production ultra-polie, et l’ensemble accuse un certain retard visuel… Mais ce n’est pas cela le plus gênant. Des jeux d’horreur moches mais géniaux, il y en a tout un tas. Le vrai souci, c’est que The 9th Charnel n’arrive pas à compenser ses limites techniques par une tension constante.

Bof, j’adopte la même position à mes cours de yoga !

Trois heures plus tard… frisson ou simple coup de froid ?

L’aventure se boucle en trois heures environ, montre au poignet, ce qui pourrait convenir à une expérience courte et marquante… sauf que l’impact émotionnel reste assez discret. Le jeu tente bien d’ajouter une dimension plus personnelle autour des personnages et de leur passé, et cette intention est forcément louable, mais l’ensemble manque de moments vraiment forts pour laisser une trace durable. On comprend qu’il y avait une vision derrière le projet, une envie de raconter quelque chose, de créer une atmosphère différente. Mais on ressent également le manque de moyens, de temps… et peut-être d’accompagnement.

Un petit air de Scorn, vous ne trouvez pas ?

Au final, The 9th Charnel laisse une impression étrange. Pas celle d’un mauvais jeu sans âme, loin de là ! Plutôt celle d’un projet sincère, habité par de bonnes idées, capable de créer de vrais moments d’ambiance… mais qui n’arrive jamais totalement à transformer l’essai. Ce n’est pas le genre d’expérience qui empêche de dormir, ni celle qu’on oublie instantanément. C’est un entre-deux un peu frustrant, où l’on devine ce que le jeu aurait pu être avec davantage de finition. Si vous êtes amateur de survival horror indépendant, curieux des expériences atypiques et prêt à pardonner certaines maladresses, il y a peut-être quelque chose qui vous attend dans cette vallée maudite. Dans le cas contraire… il existe d’autres jeux vidéo qui vous feront passer des nuits nettement plus angoissantes.

La note de la rédaction
  • Durée de vie - 2/10
    2/10
  • Gameplay - 4/10
    4/10
  • Graphismes - 5/10
    5/10
  • Scénario - 5/10
    5/10

Les plus et les moins

✔️ L'excellent travail au niveau du son !
✔️ La variété intéressante des énigmes.
✔️ L'ambiance globalement convaincante.

✖️ Un gameplay beaucoup trop limité...
✖️ Un jeu trop court, et peu mémorable.
✖️ Les ennemis parfois aux fraises !

4.0/10

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