C’est avec joie que je me suis rendue le samedi 23 septembre à la Geneva Gaming Convention. Étant une grande amatrice de conventions, JT et salons retro gaming en tous genres, il fallait absolument que j’aille découvrir ce que donnait une convention à la sauce genevoise ! Il faut savoir que le programme promettait pas mal de distractions : du speed run, un « quartier » pour les amoureux de Sega, Super Nintendo et compagnie, des dédicaces, conférences sur le jeu vidéo etc… Un programme qui a tenu ses promesses, bien que la convention fut, à mes yeux, pas assez conséquente pour un complexe qui accueille des événements internationaux tels que le salon de l’auto ; oui je m’attendais à un peu mieux !

C’est pas la Paris Games Week mais quand même…

La Geneva Gaming Convention, c’est un grand rassemblement de passionnés qui travaillent pour créer un événement conviviale rassemblant un public varié : des gameurs, des développeurs, des collectionneurs, des graphistes, des cosplayers… Bref, un mélange explosif de créativité à disposition ! Pour ma part, et cela n’est pas une surprise vu que je suis une collectionneuse retro gaming, je me suis ruée vers ces consoles (qui oui, sentent le vieux renfermé mais moi j’aime cette odeur !) diverses et variées pour mettre la pâté sur Street Fighter à quiconque daignerait relever le défi. Résultat ? Par fierté, je ne donnerai pas suite à cette question… « Qui fait le malin tombe dans le ravin », qu’on me chuchote à l’oreille… « Ah, d’accord, tu veux la jouer comme ça ? Aucun problème, l’âme de Chun Li est en moi ! ». Enfin, ce jour-là, elle était plutôt en vacances. Mais pour votre gouverne, personne ne pouvait gagner face à moi au redoutable, incorruptible (gaulois ?) Dance Dance Revolution, petit bijou de Konami qui a vu le jour en 1998. Et là, je peux vous dire qu’ils faisaient moins les malins !

Devinette : je n’ai pas les cheveux bleus et je porte un joli pull noir !

Après ce petit moment de récréation, je me suis dirigée vers le coin speed run, vous connaissez le principe ? Comme son nom l’indique, le but est de finir un jeu ou d’atteindre un objectif donné le plus rapidement possible. Astucieux, non ? J’ai donc pu assister à une compétition sur le jeu The Journey mais pour être honnête avec vous chers lecteurs, être assise pendant deux heures alors que derrière moi se trouvaient des Playtests en avant première sur PS4, des stands de jeux de plateaux, des tournois de Super Smash Bros, fut une torture. Difficile pour moi de rester en place (je suis une grande enfant, j’ai la bougeotte, don’t judge me !). J’ai donc décidé de profiter à fond les ballons de ces opportunités.

Une zone jeux indé particulièrement bien garnie

À la Geneva Gaming Convention, le plus intéressant à mes yeux fut la zone des jeux indépendants. Là encore, de belles surprises qui explosaient de chaque côté ! J’ai eu la chance de m’entretenir avec deux studios qui ont retenu mon attention. Je vous parle de leurs jeux plus bas, lesquels m’ont vraiment plu. 


Geneva Gaming Convention 2017

Infinite Dust (PC)

En tête de ma liste, il y a Infinite Dust, un genre de Survival SandBox par KIWI Studio, développeur basé à Lausanne. Le joueur progresse dans un open world, un univers haut en couleur. Il explore, étend son espace, collecte des ressources et progresse dans sa quête. Le visuel saura vous séduire en particulier durant la nuit. J’ai discuté avec le co-fondateur de ce projet, Thierry Gana, un échange très intéressant quand on sait que le studio comporte à ce jour pas moins de deux personnes, ce qui à mes yeux, est encore plus méritant, un projet ambitieux et un résultat plus que propre et performant. Si vous êtes curieux, je vous invite à consulter le site officiel d’Infinite DustJe vous laisse également découvrir la bande annonce du jeu.


Geneva Gaming Convention 2017The Firm (iOS)

Je me suis ensuite dirigée vers un autre stand, toujours positionné dans la partie jeux indépendants, je perçois au loin un soupçon de pixel art… (Vous imaginez, un monde en pixel art ? Moi j’en rêve toutes les nuits !). Sunnyside Games, studio suisse également, nous offre aujourd’hui The Firm. The Firm, c’est un jeu disponible sur Android et iOS, un jeu vidéo arcade qui nous invite à nous glisser dans la peau d’un trader (non, ce n’est pas Leonardo en mode Loup de Wall Street). Je vous conseille donc de garder votre self-control afin de ne pas vendre n’importe quelle action et garder votre poste ! En somme, je ne suis pas très fan des adaptations smartphone (le comble, c’est que le jeu que je réalise sera disponible sur Android, SHAME !) mais The Firm pourra clairement me faire virer de bord (c’est le charme du pixel art qui me fait fondre). Les jeux de rapidité en général touchent un public assez large, cette expérience attire déjà plus de 500 000 joueurs à ce jour, un projet né en cours de Game Jam qui a été victime de son succès. Qui veut tester ?

Pas fan de pixel art ? SunnySide Games vous propose également et toujours via votre smartphone Towaga, un jeu d’arcade/action/shooter 2D rapide. Je joue au sommet du temple Towaga en essayant tant bien que mal de survivre face aux vagues de monstres qui s’acharnent contre moi ! Des mécaniques de gameplay qui ne sont pas inédites certes, mais petit plus à mes yeux, un concept art plutôt pertinent qui nous entraîne vers un univers aztèque particulièrement agréable à voir. Voici le lien du site officiel du studio : Sunnysidegames.


Appelez-moi Johanna la Super Saiyan !

Après avoir étanché ma soif (avec une boisson à base de malt), je me suis dirigée vers un soldat inter-galactique en carton : ni une, ni deux, on s’empare des manettes pour tester le dernier… 3, 2, 1 : Dragon Ball Fighter Z !!! Ah, je ne vous dis pas la claque que j’ai reçu (je vous jure, je n’ai pas perdu…) ! C’est réellement un coup de cœur, j’attends sa sortie avec impatience pour challenger les copains et leur en mettre plein la vue. Dragon Ball Z: Budokai 3 nous proposait déjà à l’époque une expérience plus que satisfaisante mais là, je vous annonce que l’on passe d’un menu tacos simple au menu double tacos supplément frites, oui ! C’est pas bon pour ma ligne tout ça mais on s’en fiche !

Geneva Gaming Convention 2017
Ces deux-là, Dragon Ball Fighter Z ils s’en fichaient pas mal…

Dragon Ball Fighter Z, c’est aussi un visuel à couper le souffle sachant que Arc System Work s’est occupé de cette merveille (studio connu pour sa belle réputation en jeu de combat : la série Guilty Gear notamment). Dragon Ball Fighter Z offre une immersion garantie juste par sa somptuosité mais ne s’arrête pas là… En effet, ce que l’on pourrait tout de suite penser c’est : « Un jeu de combat ? Il faudra encore apprendre tous les combos de chaque personnage ?! Non merci ! ». Faux ! Ici, même mamie peut s’éclater à coup de Kamé Hamé Ha puisqu’il est très facile d’enchaîner les attaques, ce qui est vraiment jouissif. Un petit bilan Dragon Ball Fighter Z donc, car je n’y ai joué que quelques minutes. Quelques minutes de pur bonheur toutefois, en attendant sa sortie en février 2018 (ô tristesse…).

Vous prendrez bien une petite conférence ?

Pour finir sur une note plus raisonnable, cette convention offrait également l’accès à des conférences. Le samedi, il y avait au programme : « Morality and Ethics in video games » ou encore  « Les métiers du jeu vidéo », sans oublier le sempiternel « La femme dans le jeu vidéo ». Des conférences plus qu’intéressantes certes, mais parfois beaucoup trop réalistes à mon goût. Je m’explique : travailler dans le monde du jeu vidéo, ce n’est pas un hobby mais une véritable profession où l’on fait des sacrifices financiers et sociaux. Je pourrais vous donner mille exemples de développeurs qui passent leurs nuits à travailler sur leurs jeux et qui exercent une autre profession pour subvenir à leurs besoins et c’est en partie pour cette raison que le jeu indépendant est mis en avant dans cet article. Mais lorsque l’on est passionné, rien ne peut nous arrêter ! « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

Sur ce, chers lecteurs, c’est la fin de mon tout premier article. La Geneva Gaming Convention 2017 était, comme la première, une réussite ! Je vous invite vivement à participer à ce genre d’événement qui rassemble à chaque fois une communauté conviviale et passionnée ! Prochain arrêt : la Savoie Retro Games, à Albertville, durant le week-end du 1er octobre. À plus dans le magicobus !


Johanna Biasinutto

Étant Game Designer, le jeu vidéo est omniprésent dans ma vie et j'en suis très heureuse ! Adepte des jeux de rôle, je suis aussi une grande cinéphile : je me perds souvent dans des contrées lointaines et fantastiques. Chaque jour est pour moi une nouvelle aventure.

13 Commentaires »

  1. C’est pas très loin de chez moi, ça ! (La Suisse, c’est minuscule, en même temps.) J’étais même pas au courant que cette convention existait haha j’irai l’année prochaine ! Et je ne connaissais pas ces deux studios suisses, je vais me pencher dessus. Merci pour la découverte ! 🙂

  2. Eh ben, Eric s’est pas trompé en te recrutant il a l’œil le coquin….. Franchement j’adore ton style ton compte rendu est génial j’ai beaucoup aimé la partie indie games. Par contre c’est sur que cette convention est restée anonyme parce que comme la miss du dessus j’en ai jamais entendu parler. Merci de nous l’avoir fait découvrir ! Je te le dis d’avance : j’ai hâte de lire ton test de DBFZ en février prochain.

  3. Bravo !!! une véritable journaliste/ reporter. Chaque paragraphe nous donne des informations intéressantes, tu nous en apprends en quelques lignes. Tu pourrais encore en écrire le double, que cela ne me lasserait pas, Tu as un ton léger dans l’écriture. On sent que tu as cela dans le sang, c’est bien ce que je disais, On peut aimer les jeux vidéo sans en être capable d’en faire ce métier, ce qui n’est pas ton cas.
    Infinite Dust me plaît bien, dommage que ce n’est pas surPs4. J’aime bien l’univers.
    Dragon Ball Z: Budokai Tenkaichi 3, c’était mon préféré. Apparemment le nouveau serait de cette trempe-là, du coup il m’intéresserait parce que les derniers pour moi sont en demi-teinte, je les juge peut-être en mal parce que le dernier, je n’y ai même pas touché pour tout dire. Dragon ball xenoverse m’avait pas gouté plus que cela. Tu nous fais découvrir des choses en plein cœur de l’action vidéoludique, j’aime beaucoup. Tu as un autre style que les autres et que ton ancienne collègue que j’aime beaucoup, maintenant je vous aime toutes les deux ^^.Cela donne envie d’aller avec toi dans une convention.
    Je contrecarre ton attaque par un autre Kamé Hamé Haaaaaaaa, y a aaaaaaaj (talala lannnnnnnn) J’espère que tu auras beaucoup de succès!

    • Hello Stephane !

      Merci pour ton commentaire ! Un grand fan de DBZ à ce que je vois hein ? Le dernier en vaut vraiment le détour, j’espère que tu auras l’occasion de te le procurer dans un futur proche 🙂

      Ton Kamé Ha était si puissant que j’en ai encore le tournis ahaha ! See U Soon

      • On ne peut pas dire que je sois un fan, parce que les fans ont un côté un peu folie dans l’extrême, ce qui n’est pas mon cas ^^. Dans les jeux, DBZ, il y a beaucoup de jeu et très peu au top sauf les Budokai Tenkaichi, qui avaient vraiment donné une bonne tournure au niveau du gampeplay des combats(et des combattants), le reste jusqu’à ce jour n’est pas terrible. Mais apparemment le prochain va changer et tant mieux d’en retrouver un bon.
        Au niveau de l’animé, comme beaucoup j’ai regardé et le premier Dragon Ball, les 153 premiers épisodes sont pour moi les meilleurs de tous cet univers. La rencontre entre Sangoku et Bulma, à ce moment-là on s’imagine pas toute la série qui va suivre. Sangoku, quand il est petit, qu’il sourit de toutes ses dents, avec son bâton et son nuage magique est, et restera ce que j’aime le plus avec son talala lannnnnnnnn et sa main avec le “V” en signe de Victoire. ^^

  4. Bravo pour ce très beau compte-rendu Johanna!! Pour une grande première je tiens à te dire que tu m’as vraiment impressionné!!! Tu me fais un petit peu penser à Joanne mais en moins critique et en plus fofolle. En gros j’adore quoi 😀

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