C’est sûr, je vais bientôt perdre mon poste chez JSUG.com. Depuis que j’ai commencé à jouer à Metro Exodus, je carbure à la vodka dès 8 heures du matin et je dis à qui veut l’entendre que bombarder des écoles en Syrie est une bonne idée. En plus, ça fait déjà trois fois que je publie une photo de moi en slip sur la page d’accueil et depuis une semaine, je tanne Eric pour qu’on publie un article de Noël en mars. Ben ouais Eric ! Fallait y penser avant de me filer un jeu russe à tester ! Vous aurez pigé, je m’apprête à vous livrer mon test de Metro Exodus sur PlayStation 4, pour lequel nous remercions Koch Media !

Test de Metro Exodus, un monde ouvert ?

Précisons d’emblée que Metro Exodus n’est pas vraiment un jeu en monde ouvert. Le jeu alterne les maps dirigistes et semi-ouvertes, ce qui se révèle particulièrement plaisant dans un jeu Metro. Finis les niveaux couloirs, bonjour les beaux paysages qui sentent bon la pollution, la radioactivité et le désespoir ! Durant nos pérégrinations, nous découvrons un monde qui a sombré dans la folie, avec des groupes sectaires, cannibales et fans de K-Pop, une pure décadence en somme. L’avantage des maps semi-ouvertes est que les développeurs peuvent travailler de manière plus précise, et que l’équilibre en termes d’évènements, de nombre d’ennemis et de zones à visiter est plus facile à maitriser. Notons tout de même que le jeu laisse peu de place à l’aléatoire, ce qui rend son monde parfois artificiel. En effet, on apprend vite où se trouvent les groupes d’ennemis, et il est ainsi possible de les éviter.

Test de Metro Exodus
Les environnements donnent envie d’être visités !

Lors de mon test de Metro Exodus, j’ai pu me rendre compte d’une chose qui me parait très claire : l’histoire est naturellement bien ficelée (Dmitri Glukhovsky, l’auteur des romans Métro, ayant assisté les développeurs durant la conception du jeu). Le joueur y incarne toujours Artyom, le même personnage pas très causant des autres épisodes. Celui-ci rêve de trouver un endroit où il ferait bon vivre pour les habitants du métro, afin qu’ils n’aient plus à vivre sous terre comme des taupes nues à cinq pattes. À la suite d’une mésaventure, Artyom, sa femme et le petit prince sont partis de chez eux à la recherche d’un futur plus heureux. C’est ainsi que commence l’exode de nos héros.

Notre aventure est en fait un énorme rail trip (vous vous promenez en train) et est jonchée de petits évènements narratifs facultatifs. Il est toujours possible de s’approcher d’un camarade pour qu’il commence à nous parler, par exemple. Le fait de ne pas devoir appuyer sur une touche rend ces discussions d’autant plus crédibles. De temps à autre, le jeu nous propose de prendre le temps de discuter avec Anna, notre femme, de partager un verre avec l’équipe ou de simplement assister à des rares moments de bonheur dont vous et vos amis pouvez profiter entre deux catastrophes.

test de Metro Exodus
Certains moments, mêmes les plus banals, sont d’une puissance particulière !

Ces moments, somme toute banals, sont d’une rare puissance. Par exemple, Stepan, l’un des personnages qui vous accompagnent, se met à jouer de la guitare et à chanter à la suite d’une annonce particulièrement triste et inquiétante. Metro Exodus vous propose alors de vous installer dans un fauteuil et de profiter d’un moment privilégié, dont visiblement tout le monde a besoin. Vous avez alors plusieurs possibilités, comme jouer de la guitare à votre tour ou prendre Anna dans vos bras. Vous pouvez bien sûr vous lever et partir si cela ne vous plait pas. Le côté facultatif donne un aspect très dynamique à ces scènes et renforce ainsi considérablement leur profondeur. Personnellement, j’ai rarement été aussi touché par une scénette dans un jeu vidéo. C’est vous dire !

De la vodka en intraveineuse

Une fois que l’on arrive dans la première zone ouverte, on nous explique que l’on va devoir trouver toute une série de matériaux pour crafter de l’équipement, des balles, etc. si on veut survivre. Et en effet, le craft se révèle indispensable, déjà dans le mode de difficulté normal. Le moindre ennemi rencontré est susceptible de vous mettre en difficulté. Ainsi, il est fréquent de se faire tuer par des démons volants, des hurleurs (des sortes de rats énormes et plutôt moches) ou des glorieuses crevettes. Souvent, lors de mon test de Metro Exodus, j’ai tenté de fuir les affrontements inutiles, chose assez compliquée étant donné que l’on incarne un héros qui souffre d’asthme en phase terminale…

Parfois, on croise des ennemis impressionnants !

Autre point important : la vie ne remonte pas, sauf quand votre personnage utilise un medikit, dort, ou boit de la vodka (c’est pas une blague, paye ton stéréotype). Petit défaut sur ce point, il est difficile de savoir à quel point on est blessé. Du coup, parfois, on avance dans le jeu sans savoir qu’on est à l’agonie, et notre personnage meurt lamentablement après avoir trébuché ; les dégâts de chute sont très présents et assez dérangeants. En bref, le jeu est sans pitié et vous force à redoubler de prudence. 

test de Metro Exodus
Le mode photo permet de s’amuser un peu !

Durant mon test de Metro Exodus, j’ai également pu m’amuser à personnaliser mes armes. En effet, au cours de nos longues promenades fort peu romantiques sur des digues post-apocalyptiques ou dans des déserts aussi hospitaliers que des Texans à qui on veut retirer une arme à feu, nous trouvons de nombreuses parties d’armes. Canons, poignées, chargeurs, tout y passe ! Naturellement, tout changement de l’arme se manifeste non seulement par des modifications de ses statistiques, mais également par une nouvelle apparence, chose qui plaira aux plus perfectionnistes d’entre vous.

Les Russes, c’est du (des) lourd(s)

Comme toujours dans la série Metro, les déplacements de notre personnage sont lourds ; c’est simple, notre soldat d’élite surentrainé marche comme un octogénaire non gameur. Auparavant, j’avais principalement joué à cette série sur PC. Déjà à l’époque, je trouvais que les déplacements étaient très mollassons. Ici, il s’agit de la version PS4, et le verdict est clair : c’est encore pire. Sur ce point, il convient de souligner que la lourdeur des déplacements est probablement voulue, dans la mesure où elle cadre parfaitement avec l’ambiance oppressante du titre. Cela change des FPS au gameplay ultra-nerveux !

Test de Metro: Exodus
“Et c’est ainsi qu’il perdit son œil droit…”

Côté bande-son, les développeurs savent y faire, en tout cas, au niveau de l’atmosphère. J’ai commencé ce test de Metro Exodus en jouant simplement avec les speakers de ma télévision, et c’était une mauvaise idée. Ce titre est pensé pour être joué avec un casque ! N’espérez pas vivre la véritable expérience Metro Exodus avec des haut-parleurs, vous perdriez un pan non négligeable de l’aventure.

test de Metro Exodus
Aïe…

Par contre, côté doublage, le verdict est un peu plus mitigé. Les acteurs interprètent très bien les personnages, mais leur voix ne colle pas toujours à leurs mouvements de bouche ou à leur langage corporel ; les personnages ont parfois l’air de parler tout à fait normalement, alors que le doubleur est particulièrement énervé ; ceci est peut-être dû au fait que la version originale du jeu est russe. Dernier petit bémol, je ne suis jamais parvenu à mettre le jeu en russe… Dommage pour la VO…


En conclusion, j’ai vraiment beaucoup apprécié Metro Exodus. Son gameplay solide, ses jolis décors et son ambiance oppressante en font un très bon titre, et ce en dépit de la lourdeur des déplacements ou de certains bugs graphiques. Bref, si vous voulez jouer à un bon FPS, foncez !

La note de la rédaction
  • Graphismes - 8/10
    8/10
  • Bande-son - 7/10
    7/10
  • Gameplay - 7/10
    7/10
  • Scénario - 9/10
    9/10

Les plus et les moins

✔︎ De très beaux environnements !
✔︎ Un scénario satisfaisant.
✔︎ Des moments d'une rare puissance !

✘ Un personnage asthmatique...
✘ Et particulièrement lourd...

7.8/10

 


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

9 Commentaires »

  1. La jauge de santé , ce n’est pas ce qu’il y a sur son bras gauche ? il y a de quoi se soigner facilement tout du long ? On a toujours le masque sur son crâne comme les autres….Il y a quoi comme arme , une nouvelle qui sort du lot ?
    Pour les dialogues aussi c’étaient dans les autres opus, rien de bien dérangeant quand le jeu est bon, on pardonne. ^^
    Durée de vie c’est un 15h -20 h la tranche ?
    Un jeu de plus que je prendrai de toute façon, quand on a déjà joué aux deux autres et apprécié, on peut pas être trop déçu de celui-ci j’imagine. ^^
    Ce ne sont pas les mêmes passages mémorables mais dans Far cry 5 sur certains endroits on pouvait croiser un gars qui jouait de la guitare en chantant du nirvana et autres chansons.

    • Oulah, tant de questions super précises !

      Alors pour les armes, je vais avoir du mal à te répondre, cela fait longtemps que je n’ai pas joué aux anciens opus. Pour le masque, on a souvent l’occasion de ne pas l’avoir sur la tête, ce qui est plutôt sympa.

      Pour la durée de vie, tout dépend de comment tu joues. 15-20 heures me parait assez représentatif.

      Oui, je vois de quelles séquences tu parles pour Far Cry, mais j’avoue que ce jeu ne m’a pas marqué du tout.

      Merci pour ton commentaire !

      • Certes mais tu ne réponds pas à tout , pour se soigner vu qu’il ne récupère plus son énergie, je veux dire il n’y a pas de souci majeure, on en trouve tout au long du jeu, on doit pas trop gérer par manque de vodka, médic ?

        Je ne vais pas dire que Far cry 5 est le meilleur jeu du monde mais il est bon, la map et l’histoire, même la pêche est amusante, les avions, comme souvent des bugs parfois gênant, malgré une répétitivité pas si ennuyante que ça. Pour 25euros je suis satisfait du jeu, je le trouve plus fun que le 4 , qui était barbant niveau scénario.

        J’espère que vous avez rapporté du chocolat de suisse, c’est bientôt Pâques ^^

  2. Alors moi j’ai une question : où se procurer la photo où tu portes un slip ? ? On dirait que Metro Exodus t’a monté à la tête ! Tu vas finir au goulag si ça continue ! Merci pour ton test qui est super comme d’habitude ! D’ailleurs ça me fait penser que les adaptations de romans en jeux vidéo sont assez rares ! Ça pourrait faire l’objet d’un article pour Coline faut lui passer le mot ! Bon voyage en Suisse (vu sur Facebook). Vous avez intérêt à faire le plein de chocolat !

    • Merci pour ton commentaire.

      Pour la photo de moi en slip, je vais la garder pour moi, je pense haha, sous peine de la voir débarquer sur la page Facebook en mode “Le saviez-vous ? Pierre-Yves a fait une photo en slip dans son salon dont il a parlé dans un de ses tests” xD

      J’ai fait passer le message 😀

      Merci ^^ Je suis revenu de Suisse avec un paquet de trucs à raconter !

  3. Les jeux Metro ont l’air très bons, mais c’est vrai que je n’ai jamais eu l’occasion d’y jouer.

    Il existe des remaster ps4 il me semble, à voir à l’occasion !

    Bon test plein d’humour en tout cas !

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