Vous aimez les rogue-like et les personnes âgées en fauteuil roulant ? Vous avez toujours rêvé de dézinguer des Pumbaas zombies ? Jouer à un jeu qui vous donne l’impression d’avoir consommé une dose massive de drogue mi-molle ne vous pose pas de problème ? Alors peut-être que vous trouverez votre bonheur dans cette preview d’Infected Shelter. Nous remercions naturellement le studio Dark Blue Games pour la confiance qu’il nous porte. 

Preview d’Infected Shelter : humour infecté

Infected Shelter est un objet étrange, une sorte de patchwork d’une multitude d’univers incohérents qui me fait penser à mes propres rêves où je pilote des concombres et tire des rayons capillaires avec mes yeux. Le seul fil rouge qui lie ces univers, c’est la pop culture. Bien que j’aime beaucoup les jeux loufoques à la Pit People, ici, le mélange donne un résultat sans grande cohérence, qui n’apporte pas grand-chose à l’univers du jeu. Ces références à d’autres jeux et œuvres ne servent pas vraiment le gameplay et ont pour seul rôle d’essayer de faire rire.  

Preview d'Infected Shelter
Les boss sont plutôt sympas !

Durant cette preview d’Infected Shelter, j’ai donc quelque peu subi l’humour lourd et un peu beauf du titre. J’apprécie beaucoup l’autodérision et les références, mais beaucoup moins l’humour pipi-caca gratuit. Et vas-y que les gros zombies vous pètent au visage, et vas-y que le premier boss fait caca partout et vous empoisonne, et encore d’autres choses… Bref, j’aime les jeux humoristiques, mais ça fait longtemps que je ne rigole plus quand j’entends le mot « pipi » (contrairement au mot « prout », qui restera à jamais dans les annales des blagues les plus drôles… hum hum…).

Gloubiboulga

Il s’agit d’un rogue-like en bonne et due forme, avec beaucoup d’armes, de skills et de skins différents. Vous devez avancer dans les niveaux (générés aléatoirement) et dézinguer des zombies, des militaires et des animaux dégueux. Cette preview d’Infected Shelter s’est révélée plaisante, bien que, encore une fois, rien ne va ensemble, qu’il s’agisse des références ou de l’équilibrage pur et dur. Certaines armes sont par exemple tellement pétées qu’on sautera dessus à la moindre occasion. L’avantage de ce déséquilibre, c’est que lorsque l’on tombe sur ces armes, on a l’impression d’être particulièrement chanceux.

Preview d'Infected Shelter
Cela vous donne une idée de ce que vous pouvez débloquer dans Infected Shelter.

Dans un Dead Cells, par exemple, chaque arme possède des avantages et des inconvénients, et se mariera plus ou moins bien à votre manière de jouer. De plus, les différentes armes sont pensées comme un système dynamique : allier la masse à une attaque qui gèle les ennemis permet par exemple de combler la lenteur de cette arme, étant donné que les ennemis sont ralentis. Infected Shelter est beaucoup plus simple dans son approche.

Saw c’est de la rigolade…

Les combats sont parfois difficilement lisibles (vous vous choppez juste quinze ennemis sur la tronche en même temps), mais se révèlent tout de même assez satisfaisants. Leur côté loufoque, gore et fun a de quoi séduire. En effet, chaque arme dispose de finishs assez sympas à voir et les animations sont plutôt réussies. S’il ne brille pas par son originalité ou par sa finesse, Infected Shelter représente un bon défouloir facile à prendre en main.

Preview d'Infected Shelter
Certains finishs sont franchement classes !

Il ne s’agit pas d’un jeu que l’on achète pour son histoire, mais bien pour ses combats. À bien des égards, Infected Shelter rappelle les premiers beat’em all d’arcade, sans apporter de neuf, certes, mais en proposant un gameplay qui se tient dans l’ensemble et qui se renouvèle fréquemment grâce à un contenu assez étonnant. En effet, les développeurs n’ont pas chômé concernant les armes et avantages disponibles. On joue avec des centaines d’armes, accessoires et pouvoirs. Envie d’être accompagné par un petit dragon et de dézinguer vos ennemis avec un lance-roquette ? C’est possible !


ON DEMANDE À VOIR…


Bref, Infected Shelter n’est pas LE jeu de 2019, mais il s’avère distrayant. De plus, 9,99 € pour une expérience distrayante me parait être un prix justifié, surtout au vu du boulot de dingue que les développeurs ont abattu pour incorporer autant de contenu. On attend de voir le résultat final !


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

5 Commentaires »

  1. Vous en aviez déjà parlé de ce jeu. Je le prendrai ! Justement il y a des promos sur les jeux numériques, firewarch – de 5euros, hellblade – de 15euros et brother : a tale of two sons – de 5euros.

    Je suis sur spider-man, franchement encore une réussite d’ Insomniac, la preuve qu’ils ne dorment jamais ^^
    Quel travail, eux aux moins ils ont cassé le plus possible la redondance des missions tertiaires, et toutes les capacités gadgets, tenues.

    J’attends d’eux maintenant un Ratchet et son pote Clank énorme , au vue de spider-man, on peut hausser le ton sur ce duo.

    Il n’y aurait pas eu de dlc, je lui aurais mis 20/20

  2. Un jeu tout à fait crédible et cohérent et qui en plus de cela fait ce qu’on attend d’un jeu : nous divertir ! Surtout quand tu vois qu’y a un ou deux mecs qui ont bossé sur le jeu, ce qui est pas sans nous rappeler Supraland ! Un bon défouloir dans ma wishlist !!

    Eric si tu passes par là toutes mes félicitations pour ta petite fille tu seras un père incroyable j’en suis sûr et certain ! Toutes mes bonnes vibes à la famille !! 😉

  3. L’interface fait penser à l’excellent Broforce, la présentation des boss et aussi le kill count à l’enfilade.

    Ceci dit je ne suis pas très rogue like… dommage !

    Le jeu à l’air cependant bien sympa !

Laisser un commentaire