Dungeons 3 : quand la gestion rime avec destruction… Laissez-vous entraîner par le mal pour construire votre donjon et régnez au sous sol comme sur Terre. Voilà comment on pourrait, je pense, introduire ce test de Dungeons 3. D’ailleurs, figurez-vous qu’aujourd’hui je serai votre Sensei. Et à la moindre contrariété, je vous gifle ! C’est du moins ce que j’ai pu faire avec mes sous-fifres à la sauce orques et zombies cette semaine (oui parce que, lorsqu’ils ne travaillent pas assez vite, je les gifle). Bien, cela étant dit, entrons dans l’univers de Dungeons 3. Au passage, merci à Kalypso Media pour l’envoi de la version presse du jeu. Figurez-vous que chez JSUG.com, nous sommes des gens polis. Eh oui !

Le meilleur test de Dungeons 3 ever !

Bien que la force obscure ne m’enchante en général guère (« je suis ton père » ne sera pas de rigueur aujourd’hui, non Anakin, reste à ta place, merci), je dois dire dans ce test de Dungeons 3 que ce fut un plaisir d’incarner le mal, de détruire et surtout de donner des ordres dans le monde 2.0 : « AH ! AH ! AH ! Craignez ma divine puissance mortels insignifiants ! ». Le troisième opus du studio Realmforge Studios, qui peut être commandé sur la plupart des sites e-commerce, offre à ce jour une autre manière de manager à travers les mains du nouveau personnage Thalya. Cette dernière, qui est la fille adoptive du roi, est tiraillée entre le bien et le mal. Mais elle se rallie finalement au côte obscur et c’est à travers cette perspective que l’on découvre logiquement le mode « Campagne ».

Au lieu de s’occuper de gentils petits enfants dans un orphelinat tout neuf, elle préfère finalement le détruire et tuer tout le monde en jurant de se venger de son papounet (elle ne s’est pas assez fait remonter les bretelles dans sa jeunesse elle !). Puis, cette dernière se replie dans son nouveau donjon aux allures de mines d’or, ou plutôt d’égouts. Cette idée ne m’aurait pas traversé l’esprit mais why not !

Je vous l’ai déjà dit, je suis le mal incarné

Après avoir étalé son empire dans les précédents volets, le « Seigneur » veut dès lors conquérir d’autres territoires. En réussissant à convaincre l’elfe noire Thalya de rejoindre la puissance obscure (Palpatine ?), ce dernier peut s’appuyer sur la loyauté de son nouveau lieutenant en chef. C’est donc Thalya qui dirige le royaume souterrain : elle libère ses soldats horrifiques dans le but ultime de détruire le monde bienveillant qui respire à la surface. En tant que joueur, vous incarnez cette force obscure et vous recrutez des soldats fidèles pour atteindre votre but : étendre votre donjon afin de construire un maximum de salles et de pièges avant d’attaquer l’univers féerique qui règne au dessus de votre tête.

Test de Dungeons 3
Détruire le Bien à la surface de la Terre !

Un donjon sous la terre ? Mais Johanna, on y fait quoi ?

Eh bien on y creuse, essentiellement ! L’or est dissimulé un peu partout. Il en faut pour accéder au Stuff nécessaire dans le but d’évoluer dans sa quête. C’est donc de la pure gestion, Dungeons 3 étant un RTS assez dynamique. Comme la plupart des jeux progressifs, on commence avec presque rien, on donne des ordres pour construire des salles aux trésors et des fermes à dindons dans l’intention de nourrir la fine équipe . « Oui mais… Manger ça donne soif ! »Aucun problème, on peut également produire de la bière. « Tavernier ! À boire s’il te plaît ! ». Bon, soyons sérieux, je vais pas écrire un paragraphe sur la bière, vous allez vous faire des idées… Ce que j’ai particulièrement apprécié : le stuff qui se débloque rapidement, on ne se ruine pas pour avoir une belle armée ou de nouveaux dortoirs pour ces derniersC’est donc de façon intuitive que l’on évolue dans Dungeons 3.

Test de Dungeons 3
Atelier de fabrication au sein du donjon. Avouez que vous voulez le même !

Tu as dit RTS ? Qu’es aquo RTS ?

Un RTS ou encore STR (pour Real-Time Strategy), est comme son nom l’indique, un jeu de stratégie en temps réel. Ici, on récolte, on construit et on détruit. En termes de gameplay, on part donc sur les mécaniques d’un RTS basique donc comme indiqué plus tôt, intuitif ! Le jeu peut paraître cyclique pour certains mais il vaut mieux s’y attendre lorsque l’on s’attaque à un jeu de gestion (personnellement, étant fanatique de gestion, ça ne me gêne pas de passer des journées sur TROPICO malgré des campagnes achevées cinq fois de suite chacune). En ce sens, on peut parler de rejouabilité pour un public cibléToujours très agréable également d’avoir un didacticiel instructif. Savoir où partir (point A) et vers quel objectif (point B), le tout agrémenté de campagnes captivantes qui rendent le jeu très fun.

Dans ce test de Dungeons 3, mention spéciale également à la voix suave du narrateur qui nous berce tout le long du jeu. Celui-ci évoque plus de private jokes que de conseils mais son humour, ses références à la culture pop et son second degré, pimentent la dynamique du jeu.

Du coup tu incarnes le mal pour assassiner le bien ? C’est trop cruel !

Tout à fait Thierry (désolé si tu t’appelles Thierry) ! D’après moi, il est rare d’aborder des jeux où l’on incarne un personnage néfaste pour le reste du peuple. Ce qui est loin d’être une manière « vaine » de jouer. Je m’explique : Dungeons 3 assume l’incarnation du mal et à première vue, cela peut paraître un poil psychopathe de tuer un peuple innocent pour construire son donjon mais tous les jeux ne sont pas dans l’obligation de justifier l’arc narratif ! Donc du calme, aucune raison de culpabiliser si je tue une princesse sur mon chemin. En plus de cela,  j’ai effectué des recherches sur l’auto-critique que pouvait avoir le joueur en incarnant des super vilains. Je suis tombée sur cette vidéo : Le problème des fantasmes du pouvoir, par Extra Credits. Une vidéo pertinente si l’on s’intéresse à la répercussion psychologique du joueur face aux archétypes du monde virtuel. Je conseille par ailleurs vivement cette chaîne YouTube si vous êtes un amoureux de Game Design.


En somme, j’ai adoré jouer des heures, des jours, des nuits à Dungeons 3. C’est une évidence, ce jeu est fait pour vous si vous cherchez à gérer et à combattre en même temps. L’univers est plaisant et reste abordable surtout si vous appréciez particulièrement le fantastique type Seigneur des Anneaux. Bien que Frodon Sacquet serait considéré ici comme notre ennemi (« C’est Sam qui a mangé tout le pain elfique ! »), Dungeons 3 est à consommer sans modération.

la note de la rédaction
  • Gameplay - 7/10
    7/10
  • Durée de vie - 6.5/10
    6.5/10
  • Graphismes - 7.5/10
    7.5/10
  • Scénario - 8.5/10
    8.5/10

Les plus et les moins

✔︎ Les gifles illimitées !
✔︎ Le mode multijoueur.
✔︎ La narration !
✔︎ Les cheveux et la tenue de Thalya.
✔︎ Incarner le mal, mouahahah !

✘ Le temps de chargement entre chaque campagne.
✘ Les attaques des héros random qui ne préviennent pas !

7.4/10

 


Johanna Biasinutto

Étant Game Designer, le jeu vidéo est omniprésent dans ma vie et j'en suis très heureuse ! Adepte des jeux de rôle, je suis aussi une grande cinéphile : je me perds souvent dans des contrées lointaines et fantastiques. Chaque jour est pour moi une nouvelle aventure.

8 Commentaires »

  1. Bravo pour ce test mademoiselle ! Je ne connaissais pas du tout je suis un gameur avant de lire votre test. Bravo pour votre travail à vous et vos équipiers. Il n’y pas beaucoup de tests de Dungeons III à l’heure actuelle mais je tiens à vous dire que le votre est le meilleur que j’ai lu (pour le moment). En tant que grand fan de Dungeons ce 3ème opus va finir dans mon panier !

  2. Bowdel mais cette Thalya est méga sexy ma parole (pourvu que ma femme ne lise jamais ce commentaire LOL) !!! Alors comme ça Johanna tu es fan des RTS ? Figure-toi que je savais même pas ce que c’est. Pour m’amuser chui allé lire le test de Gamekult pour pouvoir le comparer au tien. Eh ben je trouve le tiens meilleur aussi 🙂 Beaucoup plus sympa à lire en tout cas ! Sinon message à la team : j’aime beaucoup les nouveaux boutons ça donne envie de cliquer dessus et de dépenses ses sous !

  3. Je me doutais bien que ce n’était pas un jeu pour moi. Gestion et stratégie ce n’est pas trop mon truc, bien que j’ai joué à sim city dans son vieux temps, et il est un jeu de gestion. Après quand tu cites Tropico, on a eu Tropico 5 au PS+. Visuellement ce n’est pas mal, le tout est plaisant mais alors c’est un jeu où il faut passer du temps à comprendre même si la totale est expliquée, quand on n’est pas adepte du genre, l’enthousiasme de s’y investir est difficile au début et moi je décroche du coup très vite, à tort! Dans le jeu vidéo c’est comme beaucoup de choses dans la vie, tu dois faire des choix, parce que c’est impossible de jouer à tous les jeux, on a beau faire, on sait que l’on passe parfois à côté de bon titre. C’est vrai que la voix du narrateur est importante. Ce que j’aime surtout s’est quand la voix à un grain(timbre) unique, tu l’écouterais pendant des heures, et dans certains jeux il y en a, par exemple dans Dragon Ball. Pour citer un film “les évadés”, celui qui fait la voix de Morgan Freeman, lui il a une voix énorme, tu boirais ces paroles. Il est vrai aussi qu’on n’incarne pas souvent les méchants, dans le premier Batman Lego s’est justement ce que j’avais bien aimé, c’est qu’on débutait par les gentils mais après on pouvait incarner les vilains, là c’était une bonne idée.
    Thalya, je trouve qu’au niveau de ta photo et elle, vous avez un petit air de ressemblance dans vos visages hormis les longues oreilles et la coupe de cheveux bien sûr. ^^
    J’aime bien les personnages genre gobelins, c’est marrant et aussi Overlord 2 qui était sympa mais ce n’est pas un RTS. C’est bien, tu nous apprends des trucs, tu as raison de bien expliquer les termes rts et autres dans l’avenir parce qu’on ne sait pas toujours ce que cela représente. Ah les baffes le rêve ultime des femmes, pouvoir gifler les hommes à volonté un must ! Je commente même si je ne suis pas un joueur PC ^^, sympa la chaine youtube, ça nous apprend encore plus.

    • Bonjour Stephane !
      Je te remercie pour l’intérêt que tu portes à cet article 🙂
      Oui le jeu de gestion ne peut pas plaire à tout le monde, il faut parfois s’armer de beaucoup de patience!
      C’est pour cela qu’il en faut pour tous les goûts, ce que j’ai précisé dans mon article: “public ciblé”. Pouce en l’air pour la citation de Morgan Freeman, je ne sais pas si je l’ai un jour évoqué, mais je suis, en plus d’être une gameuse, une grande cinéphile donc merci pour ta référence YEAHH ! C’est Bizarre, tu n’es pas le seul à me dire que je ressemble à Thalya, je devrais sans doute commencer à me poser des questions, surtout que j’incarne une elf (pas noire) dans mon JDR ahah quelle coïncidence! En ce qui concerne les gifles , IRL je ne pourrais jamais frapper un homme à part si il me pique une part de pizza 😀
      Merci encore Stephane pour ton commentaire pertinent.
      Bisous doux, Johanna.

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