Test de Dying Light: The Beast, apocalypse dans les montagnes !

Test du nouveau Dying Light : The Beast réussit le retour de Crane entre furtivité, boss immondes et dark zones glaçantes.

Quelques années après Dying Light 2 (2022), Techland nous replonge dans un survival horror en monde ouvert où la nuit redevient notre pire ennemie… Mais The Beast choisit le contre-pied : un cadre alpin, un monde plus dense, et surtout le retour de Kyle Crane. Le principe de jeu fonctionne-t-il toujours ? Cette nouvelle itération est-elle à la hauteur ? Quelles sont les vraies nouveautés et comment la franchise a-t-elle évolué ? C’est avec toutes ces questions en tête que je me suis lancé dans l’aventure. Découvrez toutes les réponses dans ce tout nouveau test de Dying Light: The Beast sur PlayStation 5. Au nom de JSUG, je remercie Techland pour la mise à disposition d’une version presse du jeu !

Test de Dying Light: The Beast, le beau et la bête…

À ma grande surprise, le scénario de ce nouvel opus ramène sur le devant de la scène Kyle Crane, le héros du tout premier Dying Light. Désolé pour les fans d’Aiden Caldwell, le Pèlerin infecté et sa belle croisade entre survie et rédemption à Villedor. Comme nous avions pu le voir dans le DLC The Following, notre cher Crane n’est plus tout à fait humain, plus tout à fait monstre ; il erre dans un monde où la frontière entre les deux s’efface. C’est justement pour cette raison qu’il a été enlevé par des chercheurs pour être étudié pendant de nombreuses années. Disséqué, torturé, affaibli, le pauvre bonhomme vivait l’enfer… jusqu’à ce qu’une mystérieuse personne vienne le tirer de là.

Kyle Crane n’a pas oublié d’aller à la salle pendant ces dix dernières années !

Après une évasion plus que douloureuse, Kyle Crane sort enfin du complexe qui l’a retenu prisonnier et se retrouve… en Europe ! Eh oui, finie la merveilleuse ville d’Harran : nous avons traversé l’océan Atlantique pour rejoindre les Alpes. C’est donc ici que commence l’aventure, avec un héros affaibli qui a pris un léger coup de vieux (même s’il est toujours taillé comme un professeur de CrossFit).

Changement de décor pour la licence

J’avoue que, comme dans Resident Evil 4, cette relocalisation de la franchise m’a autant perturbé qu’elle m’a enchanté. On laisse derrière nous les grandes villes, les buildings et les routes à huit voies pour profiter de l’air frais de la montagne, des rivières, mais aussi des petits villages et des monuments d’une époque plus médiévale… Comme il s’agit davantage d’un standalone que d’une suite à proprement parler, la map est plus réduite que celle de Dying Light 2. The Beast propose un monde plus petit en superficie, mais carrément plus dense : davantage d’intérieurs travaillés, une vraie verticalité dans la nature (forêts, bâtiments, usines, hangars abandonnés) et des détails plus fouillés.

Adieux les buildings américains, bienvenue dans les Alpes !

Graphiquement, le jeu est super propre. Sans être une révolution, il en a sous le capot pour nous éblouir (ou nous faire hurler…). Les différents changements de météo, ajoutés aux jeux de lumière qui marquent la progression de la journée (aube, plein soleil, soirée), permettent de découvrir les décors sous différentes facettes : un vrai régal pour les yeux. Les personnages, quant à eux, sont un peu plus inégaux : comme dans beaucoup de jeux en monde ouvert, on remarque une différence de soin entre les figures principales et les secondaires. Les ennemis, en revanche, sont vraiment bien développés et, vu la quantité de zombies présents dans les hordes, c’est un détail à applaudir. Les boss ont tous des variations physiques absolument originales et (soyons honnêtes) répugnantes.

Il court, il court, le furet…

Durant mon test de Dying Light: The Beast, j’ai pu constater que le jeu reprend les mêmes principes que ses prédécesseurs, c’est-à-dire un mélange équilibré entre plateforme et combat. Pour le combat, on retrouve les mêmes mécaniques qu’avant : armes légères, mi-lourdes, lourdes et massives. Il existe aussi une petite variété d’armes à feu qui s’avèrent drôlement efficaces dans certaines situations, bien que leur présence soit limitée (on n’est pas dans Far Cry !). Chaque arme peut être modifiée : upgrade globale, effets spéciaux (feu, électrique, poison) et éléments additionnels pour donner des avantages et propriétés. Comme votre jauge d’endurance chute vite quand vous êtes cerné par les zombies, il faut soigner vos configurations pour maximiser l’impact tout en limitant la fatigue. Perso, je reste team armes légères, customisées à fond !

Les dark zones… à faire froid dans le dos !

Les arcs, une fois montés et améliorés, deviennent de véritables machines à headshots. Les affrontements restent nerveux et intenses, mais comme dans les précédents opus, on peut souvent les contourner. Dans l’esprit de Dead Island, les ennemis pullulent : libre à vous de nettoyer la zone… ou de filer discrètement. La furtivité est d’ailleurs très soignée, surtout dans les dark zones, où l’espace de manœuvre est réduit.

En ce qui concerne les phases de plateforme, on remarque  un petit virage par rapport aux anciens jeux. Pas de panique, vous aurez toujours votre quota de voltige, d’escalade et de têtes écrasées au sol ! Cependant, l’environnement n’est plus le même. Plus de grandes villes américaines, donc adieux les gratte-ciels gigantesques et les gadgets du deuxième opus (rappel, planeur…). L’expérience n’en est pas moins jouissive. Personnellement, j’ai adoré escalader des cathédrales, gravir des montagnes, atteindre des châteaux d’eau… Certes, ça fait un peu penser à Assassin’s Creed, mais c’était un vrai plaisir. D’ailleurs, ces monuments se visitent avec autant de bonheur dehors que dedans, tant ils sont soignés !

Un standalone plus que complet

Même s’il ne s’agit pas d’un jeu aussi long que ses deux prédécesseurs, ce standalone n’est pas un vulgaire DLC. On a droit à un vrai jeu, d’une durée d’environ 20 heures, avec une belle histoire qui nous tient en haleine du début jusqu’à la fin. De nombreux dialogues et choix sont également disponibles, même si leurs résultats sont moins impactants que ceux des factions dans Dying Light 2. Il existe également un grand nombre de missions secondaires intéressantes et de zones à explorer qui permettent de mettre la main sur des équipements épiques (oui, la tenue de votre personnage se customise aussi !).

Olivia, notre James Bond girl 100% badass !

Avec une carte plus concise, vous pouvez prendre le temps d’explorer chaque recoin et de faire de la voltige au-dessus des hordes affamées qui ne rêvent que de vous croquer les fesses. Pour les plus flemmards, il existe aussi des véhicules motorisés à utiliser quand la distance entre deux missions est trop grande.

Crane sur les épaules, bête aux aguets

Une nouveauté que j’ai particulièrement appréciée lors de mon test de Dying Light: The Beast, c’est l’évolution du personnage. Comme dans tous les jeux, on peut développer des compétences en montant de niveau, mais ici, l’originalité réside dans le fait de développer également les compétences de la bête qui sommeille en Crane.

Si vous voulez éviter une galoche baveuse : courez !

Eh oui, rappelez-vous : Crane est maintenant en partie infecté et peut, par moments, se laisser emporter par son côté sauvage pour causer un maximum de chaos. Avec l’aide d’Olivia, ancienne chercheuse, il est à même de renforcer son côté bestial en affrontant des chimères (de gros boss), en prélevant leur ADN, puis en se l’injectant pour acquérir de nouvelles capacités. Ces combats, qui sont partiellement imposés par l’histoire tout en étant repris dans certaines missions secondaires, sont rudes mais très gratifiants. Alors, que choisirez-vous : pousser l’infection… ou préserver l’humanité de votre héros ?


En résumé, j’ai passé un très bon moment sur ce jeu : explorer, découvrir les histoires des personnages, customiser mes équipements et mes armes… j’ai fait l’ensemble du jeu et ses missions secondaires avec beaucoup d’entrain ! Je ne sais pas si un Dying Light 3 est en préparation (ou même en discussion), mais j’aimerais vraiment que ce soit le cas, car The Beast a confirmé mon amour pour la franchise. Un grand bravo à Techland !

La note de la rédaction
  • Durée de vie - 7/10
    7/10
  • Gameplay - 9/10
    9/10
  • Graphismes - 8/10
    8/10
  • Scénario - 8/10
    8/10

Les plus et les moins

✔️ Le bonheur de retrouver Kyle Crane !
✔️ Un nouvel univers vraiment dépaysant.
✔️ Un bon équilibre entre combat et voltige.

✖️ Plus court que les deux premiers...
✖️ Les gadgets du deuxième opus absents.

8.0/10

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4 réponses

  1. Cela devait être un dlc pour Dying light 2.

    Je vais développer la bête, il tuait tous les ennemis facilement, c’était trop bien !

    J’adore cette licence, sûr que je vais le faire !

    J’ai presque terminé Alan Wake 2 et aussi Revenge to the planet savage, c’est un jeu sympa, super drôle parlant en québecois, en français.

    C’est la suite de Planet to the savage, les deux sont super sympathique !

  2. Tu le vends super bien ! Tu as gagné, je vais l’acheter, dès demain 😃

    Dommage qu’il ne dure que 20 heures quand même… Mais bon, il vaut mieux 20 heures de kif que 80 heures d’ennui.

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