Un lundi tout ce qu’il y a de plus normal, je me préparais à la réunion JSUG avec Eric et Coline. Eric nous confie effectuer un travail étrange parlant d’hyperdontie. Ma curiosité naturelle m’a poussé à googler ce terme, et je découvris avec effroi une infâme réalité médicale que je ne souhaite qu’aux gens contre lesquels j’ai une dent (c’était dégueu, sans dec’, n’allez pas voir les images, bande de psychopathes).

Lors de cette même réunion, Eric m’affecte mon test du mois. « Tu vas pouvoir t’amuser », m’a-t-il dit, un sourire en coin mystérieux. Je lance le jeu et me rends compte que l’hyperdontie, c’est pour les chochotes ! Ici, les personnages ont l’air d’avoir été mixés à la tondeuse à gazon rouillée et recousus avec des fils de bave. Notre personnage est clairement né lors d’un croisement malheureux, mais sociologiquement passionnant, entre un Ch’ti à Mykonos et sa propre mère. C’est parti pour le test de Struggling. Merci à Chasing Rats Games de m’avoir permis de passer des soirées si romantiques avec ma copine.

Test de Struggling : Pif et Hercule se mangent Poutre

Le jeu commence par une cinématique beaucoup trop longue (un peu comme mes intros), narrant les temps anciens, où Achille et Héraclès foulaient héroïquement cette terre. Le ton est mythique, presque lyrique. Mais trêve de mythologie, il est temps de sauver le monde. Le jeu se lance, et ma copine et moi entamons une épopée pour le moins intrigante. Première constatation, eh bien… comment dire… on contrôle une sorte de Racaillou proprement dégueulasse que je proposerais bien de brûler au napalm. Cette aberration de la nature est constituée de deux visages et de deux bras, et se prête à un gameplay qui rappelle fortement Biped ou Octodad : chaque joueur contrôle un bras, ce qui rend les déplacements presque impossibles. 

Test de Struggling
Jean-Dégueulasse appuie sur un bouton.

Le jeu est fendard, je ne vous le cache pas. Toutes les 5 secondes, Jean-Dégueulasse pousse des cris ridicules, mais hilarants, et se casse la gueule dès que l’occasion se présente. L’ambiance complètement foutraque nous fait marrer avant même de pouvoir jouer, et c’est naturellement encore pire lorsqu’on commence à faire bouger Jean-Abomination. C’est alors qu’une discussion, aussi drôle que le jeu, survient :

Moi : « On pourrait l’appeler comment l’agrégation de pellicules de vomi qui nous sert de personnage ? Je pense à Isidore, ce serait marrant. »

Ma copine : « Ah ouais, comme dans le Seigneur des Anneaux ? »

Confus, je réfléchis à quel personnage peut bien s’appeler Isidore dans Le Seigneur des Anneaux…

Moi : « Isildur ? »

Ma copine : « C’est pas ça que t’a dit ? »

J’ai donc décidé que notre milkshake de fonds de fosse septique s’appellerait dorénavant « Jean-Isildore le Biologiquement Démuni », histoire de remettre une couche de récit épique à cette aventure traumatisante. Tout dans Struggling est foutrement dégueulasse : l’avatar, les ennemis, les décors, même le menu pause du jeu est à gerber. À ce niveau-là, il faut bien reconnaitre que les développeurs ont réalisé une prouesse.

Mélodie en Ré-Pugnant

Struggling falaises
Avancer, c’est TOUJOURS galère !

Côté gameplay, le jeu est à la fois hilarant et difficile. Finir Struggling relève à la fois de la prouesse ludique et mentale (sans déconner, c’est trop moche pour avoir été réalisé par quelqu’un de sain d’esprit). Jouer en coopération demande énormément de coordination et permet de se taper des franches barres. Le potentiel du jeu, d’ailleurs, se déploie principalement lors d’une partie multijoueur en local. Là où le jeu solo est un jeu difficile qui prête à sourire, les parties multi se transforment vite en éclats de rire, en hurlement de « Mais c’est toi qui devait bouger là ! », et en « Oh bordel, c’est trop stressant, je dois me poser deux minutes ».

Le gameplay peut sembler simpliste, mais le jeu regorge de bonnes idées. Ainsi, notre personnage se retrouve à devoir manœuvrer une grue ou faire un tour de cirque sur une corde raide. Le core gameplay repose sur le fait de devoir avancer difficilement au-dessus d’obstacles, mais les développeurs ont pu renouveler la jouabilité en se basant principalement sur deux mécaniques : attraper et se couper le bras (parfois, on gagne de nouvelles capacités, mais je vous laisse la surprise). Les développeurs ont également pensé à inclure une mécanique dont le seul et unique but est d’emmerder son copilote en faisant pousser des cris débiles à Jean-Isildore le Miséreux. Autant dire que ce jeu était fait pour moi.


En conclusion, il n’y a pas grand-chose à dire à la suite de ce test de Struggling, si ce n’est que le jeu est une merveille en multijoueur, et qu’on aimerait voir des jeux de ce genre un peu partout. Les graphismes sont atroces, le gameplay aussi, et c’est tout ce qu’on demande.

La note de la rédaction
  • Graphismes - 8/10
    8/10
  • Bande-son - 8/10
    8/10
  • Gameplay - 8/10
    8/10
  • Dégueulasserie - 10/10
    10/10

Les plus et les moins

✔︎ Vraiment dégueulasse !
✔︎ Un gameplay débile.
✔︎ Une ambiance foutraque.

✘ Pas assez de jeux dans le genre.

8.5/10


6 Commentaires »

  1. Mdr , là le jeu a trouvé son maître, je ne pense pas que quelqu’un soit capable d’en faire un aussi bon test que toi ,et où chaque mot à son sens.J’avais pas entendu parler de ce jeu qui date d’1 an, ça a l’air marrant,après faut voir si on sait avoir un coéquipier en ligne, souvent c’est vite déserté.

    En fait c’est mon ancien prof de math, qui est passé sous un bus, après s’être fait torché la tronche par un camion, et qui a fini sous un train mdrr, maintenant que je vois sa tête je le reconnais mdr. Ensuite on la mis dans un mixeur et voilà le résultat beaucoup plus beau qu’à l’origine. ^^

  2. Trop marrant ! Il nous faut de l’humour dans le dégoûtant, en ces moments de folie mondiale, allons nous ressourcer 🤪 Merci mon PY préféré avec gros bisouxxx de MiJo

  3. LOL Eric te fait tester des jeux vraiment improbables 😅 ! Mais tu t’es bien amusé en tout cas et ton test qui est super le reflète bien 😉 Tu passeras le bonjour à Jean-Isildore le Naturellement Estropié pour moi !

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