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Onimusha: Way of the Sword sur PS5, test du jeu qui fait Musha !

Test d’Onimusha: Way of the Sword, un retour tranchant porté par des combats nerveux et un héros attachant !

Après la déception de mon dernier test, j’étais franchement déprimé… Le temps s’écoulait inexorablement tandis que la moindre bouchée de cheesecake, auparavant d’une douceur infinie, se révélait sans saveur. Eric, dans un élan salvateur, m’envoya un code pour évaluer un jeu qui trancherait avec ma dernière expérience : je m’apprêtais donc à réaliser un test d’Onimusha: Way of the Sword sur PS5, un jeu d’action-aventure qui nous place face à des démons dans le Japon féodal. Merci à Capcom France pour sa confiance !

Une franchise sauce samouraï

La franchise Onimusha ne date pas d’hier… Après tout, on parle d’une époque où Capcom pouvait encore nous proposer des samouraïs, des démons et Jean Reno dans le même univers sans que personne ne trouve cela préoccupant. La série débarque ainsi en 2001 sur PlayStation 2 avec Onimusha: Warlords, qui nous met dans les bottes de Samanosuke Akechi. Le principe du jeu ? Parcourir un Japon féodal infesté de créatures démoniaques, résoudre quelques énigmes et distribuer des coups de sabre. Avec ses caméras fixes, ses décors précalculés et ses déplacements de type « tank », la parenté avec Resident Evil saute aux yeux ! Sauf qu’ici, on tranche dans le vif plutôt que de faire exploser tout un tas de trucs. Dans tous les cas, le succès est immédiat : Onimusha devient le premier jeu PS2 à dépasser le million d’exemplaires vendus au Japon.

Test d'Onimusha: Way fo the Sword
Graphiquement, le jeu est très beau.

Capcom ne tarde donc pas à remettre le couvert ! Onimusha 2: Samurai’s Destiny sort en 2002, avec un nouveau protagoniste, Jubei Yagyu, ainsi qu’un système de relations avec ses compagnons qui influence le déroulement de l’aventure. En 2004, Onimusha 3: Demon Siege pousse le curseur du spectacle : Samanosuke partage l’affiche avec Jacques Blanc, un militaire français veuf incarné par Jean Reno, dans une histoire qui fait communiquer le Japon du 16ème siècle et le Paris contemporain. Eh bien oui, quitte à ouvrir une brèche temporelle, autant en profiter pour embaucher Léon… Pas de bol, cet opus est touché par la malédiction des troisièmes épisodes et n’est pas particulièrement agréable.

Test d'Onimusha: Way fo the Sword
Les affrontements sont beaucoup plus nerveux que dans les opus précédents.

En 2006, Onimusha: Dawn of Dreams prolonge la série avec une nouvelle aventure et cinq personnages jouables, en accentuant encore la place donnée à l’action. Puis, les grandes aventures sur consoles se font attendre… La franchise connait quelques détours, à l’instar du jeu sur navigateur web Onimusha Soul, mais le retour passe d’abord par les remasters : Warlords en 2019, puis Samurai’s Destiny en 2025. De quoi ressortir les sabres du placard et rappeler que Capcom avait autrefois autre chose que des zombies à nous proposer.

Test d’Onimusha: Way of the Sword, le filleul ne respecte pas ses aïeuls

Généralement, les jeux qui se déroulent dans le Japon historique, comme Nioh 3 ou Rise of the Ronin, sont remplis de références à des figures bien connues de l’histoire nippone. Il vaut donc mieux s’y connaitre un peu afin de saisir toutes les subtilités de leurs intrigues… Onimusha: Way of the Sword fait le pari inverse. Vous savez ce qu’est un samouraï ? Vous êtes au courant qu’une épée, ça coupe ? Vous devriez alors vous en sortir.

Test d'Onimusha: Way fo the Sword
Le gros du jeu se déroule à Kyoto et dans ses environs.

On incarne Miyamoto Musashi, un personnage haut en couleur qui ne jure que par la voie du sabre. Il veut montrer qu’il est le plus fort, mais ça ne va pas se passer comme prévu… Après avoir décidé de découper le chef d’un dojo façon sashimi, Musashi finit par se faire tuer et hérite du fameux gantelet mangeur d’âmes. Et dans ce gantelet se trouve Shizuka, une Oni avec laquelle il va peu à peu se lier d’amitié. Sur sa route, il rencontre Takamura et Okuni, deux personnages que je vous laisserai découvrir.

Le scénario ne casse pas trois pattes à un Genma. Le monde est envahi par des démons, et notre rôle est de le sauver. Je dois avouer qu’au début, ce test d’Onimusha: Way of the Sword me laissait assez dubitatif… Je m’attendais à une grande aventure un peu chiadée, mais l’histoire est d’une simplicité extrême. Pourtant, j’ai accroché comme jamais !

Test d'Onimusha: Way fo the Sword
Les fameuses âmes de la franchise !

Certes, la complexité de l’histoire ne semble pas au rendez-vous, mais il faut reconnaitre que plusieurs choses participent à mon appréciation du jeu : des doublages extrêmement bons (tirer sur l’ambulance, ce n’est pas mon genre, donc je ne parlerai pas des doublages désastreux du dernier Halo que j’ai testé… oupsie !), des animations faciales incroyables (du moins, pour les personnages principaux) et des dialogues qui passent de l’humour au drame avec beaucoup de doigté. Bref, je suis passé du rire aux larmes plusieurs fois, et je me suis beaucoup attaché aux personnages.

Sabrera bien qui sabrera le dernier

Niveau gameplay, Onimusha: Way of the Sword opte pour une simplicité particulièrement efficace. On peut exécuter des attaques légères, des attaques lourdes et toutes sortes de parades et d’esquives. Et c’est sur la défense que repose le génie du jeu ! Pour se protéger dans Onimusha: Way of the Sword, on dispose de plusieurs possibilités, chacune ayant sa fonction dans le système de combat. La parade « normale » permet de préserver sa santé, mais consomme de l’endurance, tandis que la déviation remplit une jauge qui permet de causer davantage de dégâts. La parade « contre », elle, entame la jauge d’endurance des adversaires, et l’esquive alimente une jauge de contrattaque. Pour terminer, les Issen sont des attaques qui exigent un timing particulièrement précis. Bref, nos réponses défensives participent donc aussi à l’offensive : selon le geste choisi, on se protège tout en préparant des dégâts supplémentaires ou en fragilisant l’adversaire.

Test d'Onimusha: Way fo the Sword
Un petit air de déjà vu avec Nioh 3.

Et ce que je trouve particulièrement bien pensé, c’est que ces possibilités accompagnent progressivement la maitrise du joueur tout en restant disponibles en parallèle ! On peut donc commencer par une parade normale, histoire de ne pas se faire ratiboiser la tronche pendant qu’on observe le rythme des attaques, puis tenter des réponses plus exigeantes à mesure qu’on prend ses marques. Et lorsque les choses se compliquent, les options plus accessibles restent utilisables dans une grande partie des situations. Pas besoin, donc, de miser toute sa barre de vie sur un Issen alors que nos doigts sont encore en formation…

Progression dans Onimusha
La progression est extrêmement bien pensée !

Le jeu nous offre ainsi la possibilité de faire nos armes progressivement, avec un résultat satisfaisant à différents niveaux. Bien sûr, il y a l’effet systémique du geste : se protéger, remplir une jauge ou entamer l’endurance adverse… Mais il y a aussi le plaisir de l’action elle-même, ce fameux « juice » qui a donné tout son poids à mon test d’Onimusha: Way of the Sword. L’animation de la déviation est, à ce titre, extrêmement bien fichue : on a envie de la reproduire simplement parce qu’elle est agréable à voir et à déclencher ! On essaie, on prend plaisir à réussir, on recommence et on affine son timing. Bref, le système donne envie de progresser tout en nous laissant suffisamment de marge pour apprendre.

Oni a pensé dans Way of the Sword

Le jeu propose également des pouvoirs spéciaux : les armes Oni. Elles prolongent cette logique en ajoutant des outils qui répondent à des besoins différents… Le katana demeure au centre des affrontements, mais ces attaques spéciales permettent de récupérer de la santé, de contrôler un groupe voire de fragiliser un adversaire. Leur utilisation consomme généralement la jauge de pouvoir magique : il faut donc également savoir quand dépenser cette ressource. Avoir une grosse attaque sous le coude, c’est bien ; éviter de se l’envoyer dans les genoux, c’est mieux.

Test d'onimusha
Chaque arme Oni a été pensée pour des ennemis particuliers ou pour se sortir d’une situation précise.

Par exemple, les Deux Célestes permettent d’enchainer les frappes et de faire apparaitre des âmes jaunes, donc de récupérer de la santé. Leur intérêt va au-delà des dégâts étant donné qu’une ouverture offensive devient aussi une occasion de se régénérer. L’Esprit du vent touche les ennemis à proximité avec un tourbillon, lequel peut même s’enflammer au contact d’une source de chaleur. Il revêt donc tout son intérêt lorsqu’on commence à être encerclé. Hurle-Terre, de son côté, privilégie les dégâts à l’endurance et peut être chargé pour renforcer son impact. Il aide ainsi à préparer une ouverture pour un Issen de rupture, mais demande de bien engager son attaque, particulièrement face à un adversaire mobile. On voit bien toutes les possibilités offertes par les pouvoirs spéciaux !

Et ce n’est pas fini : l’Oiseau de feu permet de lancer des projectiles incendiaires afin de brûler et de déstabiliser les ennemis, utile pour maintenir la pression à distance, là où une attaque concentrant immédiatement ses dégâts sur une seule cible peut être plus directe. L’Éclair du néant, justement, privilégie une frappe puissante et permet d’extraire des âmes rouges des ennemis vaincus. Il répond bien au besoin d’infliger de gros dégâts, mais offre moins d’intérêt lorsqu’il faudrait surtout reprendre le contrôle d’un groupe. Pour finir, Eau tranquille fait apparaitre des âmes violettes : son intérêt se situe aussi dans la préparation de l’éveil Oni, plutôt que dans les seuls dégâts immédiats. Ce que je trouve intéressant ici, c’est donc la complémentarité entre les armes et les autres mécaniques.

Entamer l’endurance prépare une exécution, attaquer peut permettre de se soigner, enfin, contrôler l’espace donne le temps de reprendre ses marques. Le choix de l’arme participe pleinement à la lecture du combat : de quoi ai-je besoin maintenant, et surtout, quel type d’ouverture me permettra de l’obtenir ?

Interface d'onimusha
L’interface est vraiment bien faite !

Mais les armes Oni ne sont pas le seul moyen d’en mettre plein la tronche à nos ennemis. Une dernière jauge vient s’ajouter à l’équation : la jauge Oni. Celle-ci se remplit au fur et à mesure que l’on parvient à vider la jauge d’endurance des ennemis et qu’on leur inflige des coups critiques. Le jeu ne laisse rien au hasard : chaque jauge sert à la fois à nous donner un bonus et à encourager un style de jeu particulier. Bref, je trouve que c’est un exemple de système ludique qui fonctionne bien ! J’y ai même pris tellement de plaisir que j’ai fini par platiner le jeu, vous vous rendez compte ! 

L'avis de la rédaction
Note
8.8/10
8.8/10
  • Bande-son - 9/10
    9/10
  • Durée de vie - 8/10
    8/10
  • Gameplay - 9/10
    9/10
  • Graphismes - 9/10
    9/10

En résumé

En conclusion, mon test d’Onimusha: Way of the Sword s’est révélé particulièrement plaisant ! L’univers est agréable, le système de jeu est bien pensé, et les personnages sont attachants ! Pour un jeu qui demande une trentaine d’heures pour être terminé, voilà suffisamment de bonnes raisons de lui faire une place dans votre ludothèque !

Les plus

✔️ Des combats frénétiques.
✔️ Le retour d’une saga culte !
✔️ Une progression satisfaisante.
✔️ Des animations faciales bluffantes.

Les moins

✖️ Un peu répétitif à la longue.
✖️ Certains boss un peu inégaux.

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