Mes chers ouistitis, hier je suis allée au cinéma voir Cigognes et Cie avec ma petite nièce. Et je dois avouer que j’en suis sortie avec un sourire béat tant la séance fut plaisante (bon, il faut avouer que ma petite nièce a beaucoup contribué à mon bonheur) ! Mais Cigognes et Cie, qu’est-ce que c’est ? Un film d’animation, cela va de soi. Mais ce n’est pas vraiment là où je veux en venir… En fait, Cigognes et Cie n’est que le deuxième fleuron de Warner Bros. dans l’animation ! Il faut dire que ce studio est peu habitué du genre : il a fait ses premiers pas dans le domaine avec La Grande Aventure Lego, que j’avais personnellement adoré, et qui a d’ailleurs connu un franc succès. Alors qu’elle n’en est qu’à son deuxième coup d’essai, la Warner rassure encore plus : Cigognes et Cie est aussi bon qu’un Pixar mais ose miser sur l’originalité. Dans ce film, tout est irrésistible, ou presque ! je vous donne mon avis !

Les mythes vieillots de notre enfance retrouvent un sens

Imaginez un monde où les cigognes ne livrent plus de bébés. Contraintes de s’adapter à la mondialisation et au libre-échange, les cigognes se sont transformées en livreuses de colis. D’ailleurs, elles bossent pour une grande multinationale dont le siège est juché au sommet du Mont Cigogne ! Le livreur le plus efficace de la boîte, c’est Junior. D’ailleurs, il va bientôt être promu, à condition bien sûr qu’il parvienne à débarrasser l’entreprise de Tulip, un bébé qui n’a jamais pu être livré à temps. De maladresse en maladresse, la livraison de Junior finit par se transformer en cataclysme et le spectateur assiste à cette aventure embarrassante mais détonante où une bête à plumes finit par se lier d’amitié avec la plus adorable des (toutes) petites filles. Tiens, au passage, cela me rappelle ma petite nièce !

Critique du film Cigognes et Cie
Aux USA, on dirait sûrement : “Oh my god this baby is so cute !”.

Personnellement, je trouvais déjà le synopsis de Cigognes et Cie très original rien qu’en le lisant. En sortant de la salle obscure, j’en ai eu la confirmation. D’ailleurs, la fraîcheur des idées, l’envie de sortir un peu des sentiers battus, c’est ce qui fait la qualité de ce film, qui repose tout de même sur un schéma narratif on ne peut plus classique. L’intrigue est méga rodée et les thèmes que le film aborde sont connus de tous : l’importance de la famille, la responsabilité d’être parent, bref tout les sujets qui ont été traités dans les 243 épisodes de Sept à la maison quoi ! Sauf que dans Cigognes et Cie, on s’éclate beaucoup plus, certaines scènes sont vraiment hilarantes, à l’image d’une meute de loups qui se regroupe pour former des véhicules, d’un combat titanesque mais livré dans le silence le plus total qui soit afin de ne pas réveiller notre petite Tulip, sans oublier ces oiseaux incapables de voir les vitres avec lesquelles ils vont inévitablement entrer en collision. Je me suis vraiment régalée ! 

Un Nicholas Stoller débile, dans toute sa splendeur !

Si dans la narration, Cigognes et Cie est très semblable à Vice-Versa par exemple (l’entreprise de confection à bébé m’a beaucoup fait penser à l’usine à souvenirs de Vice-Versa), c’est vraiment dans le côté imprévisible de l’humour que le nouveau film d’animation des studios Warner impressionne. On sait très bien comment le film se terminera, que le parcours initiatique de nos deux héros sera semé d’embûches, mais l’humour débile de Nicholas Stoller fait tout le temps mouche, et ça, c’est appréciable.

Il faut dire que le monsieur est doué à ce niveau là et si le ton du film est très familial, voire même assez souvent fleur bleue, il n’est pas difficile de se tordre de rire. D’ailleurs, il y a toute une accumulation d’émotions qui interviendra à un certain moment du film et qui vous surprendra littéralement, et ce pour la simple et bonne raison que la plupart des films d’animations ne prennent pas autant de risques qu’un Nicholas Stoller. En gros, même si Cigognes et Cie reste conventionnel sur le plan de la construction narrative, ce long métrage demeure surprenant d’originalité quand il s’agit d’introduire la notion d’humour. Cela se ressent dans les animations elles-mêmes, qui sont très différentes de ce que l’on peut voir ailleurs. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce film. Il est simple, léger, efficace.

Cigognes et Cie : un film qui fonctionne à merveille

Pour conclure, Cigognes et Cie n’est pas transcendantal mais suffisamment original pour plaire à tout le monde. J’ai trouvé le film rythmé, émouvant (bien que parfois facile) et surtout très drôle. Sur le plan technique, la Warner n’arrive pas encore à faire aussi bien que Pixar. Par contre, la façon d’aborder l’humour est très intéressante et les personnages, dont les mimiques sont très travaillées, sont tout simplement irrésistibles. Cigognes et Cie vous embarquera dans une aventure sans perturbations et où les surprises seront finalement nombreuses ! Vous avez une petite nièce ? Allez voir le film avec elle !


Joanne Salaun

Sportive quand je suis motivée, fanatique de Leonardo DiCaprio, fashionista mais pas trop car ça fait quand même mal au porte-monnaie, j’ai le bonheur d’être rédactrice pour Je suis un gameur.com et j’en suis vraiment très fière. Mince, j’ai oublié de dire « parce que je le vaux bien » !

8 Commentaires »

  1. La scène de combat avec les Pingouins devait être hilarante! J’ai toujours aimé ce genre de film avec une double lecture qui peuvent être vu aussi bien par les enfants que par les “parents”.
    En tous cas, tu nous donne envie d’aller le voir, aussi bien pour voir l’histoire que pour découvrir ce monde loufoque!

  2. Je l’ai vu hier et c’est le film d’animation qui m’a le plus plu depuis Zootopie (dans un style super différent) !!! Ta critique est très bonne, tu arrives à donner des mots à ce film qui est vraiment succulent !

  3. Je vais voir ce film d’animation ce week end ! Il me tente énormément surtout que j’adore Lego et Tempête de boulettes géantes dans le même registre. Ton article me confirme dans mon envie de le voir ! 😀

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