Je n’avais pas du tout entendu parler de Summer Catchers avant son arrivée sur la Switch. Pourtant, ce jeu est sorti en 2019 sur mobile, PC et Mac. Il est édité par Noodlecake (qui a également édité Alto’s Adventure ou encore Framed sur mobile) et développé par FaceIT, et c’est justement à l’occasion de son portage sur Switch qu’Eric a proposé que je le teste. Le pixel-art avait l’air bien chouette et je suis quelqu’un de superficiel, donc j’ai accepté sans hésiter. Nous voilà donc aujourd’hui dans ce test de Summer Catchers, un jeu uniquement disponible en version dématérialisée au tarif de 9,99 €.

À la recherche de l’océan

L’histoire est très simple : on incarne une jeune fille qui rêve de voir l’été et l’océan. Elle décide donc de quitter ses contrées nordiques pour embarquer dans un grand voyage semé d’embûches. En chemin, on rencontrera évidemment des alliés et des ennemis, de beaux décors et une quantité tout à fait respectable de bosses, de piques et d’arbres plutôt agressifs.

test de Summer Catchers sur Nintendo Switch
J’aime beaucoup les détails des visuels.

Au niveau du gameplay, on alterne entre les phases de course et les actions à réaliser dans le « lobby ». Lorsqu’on est à la base, on peut acheter des objets qui nous permettront de franchir les obstacles (fusée, pare-chocs, hélice, etc.) mais aussi de quoi customiser son personnage et sa voiture. On reçoit également des quêtes, qu’il faudra compléter pour passer au monde suivant, et dont la progression est sauvegardée à travers toutes nos courses. Lorsqu’on se sent équipé et qu’on a choisi une quête, c’est le moment de sauter dans sa voiture et de basculer vers la partie arcade ! La particularité de cette phase, c’est l’aléatoire : parmi tous les objets qu’on a achetés, on n’en voit que 3 simultanément, et il nous faut choisir entre ces options pour surmonter le prochain danger. Un objet peut servir pour différents pièges (le saut permet à la fois d’enjamber les bosses et d’éviter les piques, par exemple) et on peut parfois jeter un objet pour espérer tomber sur quelque chose de plus utile, mais un cool-down nous empêche de le faire trop souvent.

Summer Catchers : l’aléatoire au cœur du design

Dans ce test de Summer Catchers, je me suis posée pas mal de questions sur la part d’aléatoire de ce jeu. Je ne te cache pas que ce choix d’intégrer de l’aléatoire dans une course d’obstacles m’a surprise : j’ai perdu un certain nombre de vies juste parce que je me retrouvais face à un piège que je ne pouvais pas éviter, alors que j’avais acheté les objets nécessaires (qui se planquaient allègrement au fond de mon sac). La seule vraie marge de manœuvre qu’on a tient dans la quantité d’exemplaires de chaque objet, histoire d’augmenter nos chances de tomber sur ceux qui sont le plus souvent utiles, mais ça n’offre évidemment aucune garantie.

avis Summer Catchers Switch
L’ombre d’un boss apparaît…

Cela dit, à part dans les phases de boss, il n’y a pas de réel intérêt à aller le plus loin possible dans une course. L’important est de valider les quêtes, et comme elles ne se réinitialisent pas, on peut très bien embarquer dans une dizaine de petits parcours pas très glorieux et tout de même avoir l’impression de progresser. Ce choix de design compense une partie des effets indésirables de l’aléatoire, et j’ai trouvé ça plutôt malin. Après, clairement, on n’est pas à l’abri de la frustration, et il aurait été aussi intéressant d’avoir une version du jeu où les objets coûtent plus cher, mais qu’on puisse les activer à notre bon plaisir (sachant que la difficulté vient déjà en bonne partie de la notion de réflexe).

Que vaut le portage sur Switch ?

Quant à la question du portage sur Switch, il a ses avantages et ses inconvénients. Dans les bons côtés, je mettrais clairement les graphismes, qui se prêtent tout à fait à l’écran de la console : on est sur un beau pixel-art soigné et charmant, les animations sont propres, la musique est d’ailleurs très sympa aussi. Par contre, le choix des objets est probablement bien plus pratique sur un écran tactile : ici, il faut naviguer entre les trois options puis en valider une. Or, étant donné que le jeu exige tout de même une certaine rapidité, j’ai trouvé ce détail un peu dommage.

critique Summer Catchers Switch
Les atmosphères sont très variées !

Il existe également un mode multijoueur, qui fonctionne bien sur la Switch puisque chacun peut prendre une manette. Mais le système ne m’a pas tellement convaincue non plus : on est sur la même voiture, et chaque joueur prend le contrôle des objets à tour de rôle, ce qui demande encore plus de réflexes et de coordination sans que l’aspect coopératif soit très présent. De manière générale, c’est un petit jeu qui fonctionne bien pour s’occuper les mains pendant un trajet ; alors tout dépend comment tu utilises ta Switch. Pour les besoins de ce test de Summer Catchers, j’ai passé bien quelques heures dessus dans mon salon, mais j’aurais préféré embarquer ma Switch dans les transports et utiliser ce jeu comme passe-temps (si les circonstances étaient différentes, bien entendu). Quoiqu’il en soit, c’est un petit jeu casual qui a quand même de jolies qualités. 


En bref, si tu aimes les jeux d’arcade pas trop compliqués et qui passent le temps, Summer Catchers peut te proposer de jolies heures de détente, dans une esthétique colorée et ravissante. Il ne faut pas être allergique à l’aléatoire par contre, et j’aurais tendance à penser que la version mobile est peut-être la plus adaptée au niveau du gameplay (même si je n’ai pas eu l’occasion de la tester). De mon côté, je suis assez novice dans l’univers du casu, donc si tu as des recommandations, je suis toujours preneuse !

La note de la rédaction
  • Graphismes - 8/10
    8/10
  • Durée de vie - 6/10
    6/10
  • Gameplay - 5/10
    5/10
  • Scénario - 6/10
    6/10

Les plus et les moins

✔︎ Une direction artistique très agréable et soignée.
✔︎ Une chouette écriture avec des touches d'humour.
✔︎ Un game design original...

✘ ... mais qui énervera ceux qui n'aiment pas l'aléatoire.
✘ Un côté répétitif qui peut lasser sur de longues sessions.
✘ Un mode multijoueur qui n'apporte pas grand chose.

6.3/10


Coline Métrailler

Scientifique dans l’âme et lectrice compulsive, les jeux vidéo forment un excellent moyen de combiner mes différentes passions. J’achète tous les jeux qui contiennent des animaux mignons, des meurtres mystérieux ou des bruitages à la bouche… J’espère que tu gères les grands écarts !

6 Commentaires »

  1. Ça, ça me donne envie d’y jouer et le proposer aux personnes de ma génération…ça me semble très adapté. Merci Coline ! Bises à Freya 😹😹

  2. Sur playstation 3, j’ai lancé un jeu que j’avais depuis un moment. Il y a 3 jeux en 1, c’est Arkedo Series et les deux premiers je n’aime pas trop,fin je ne me suis pas spécialement penché dessus et le 003 , c’est un chat fait en gros pixel et tout l’univers est comme ça, et c’est sympa comme jeu en réalité, il faut l’avoir sous les yeux, je n’ai fait que quelques niveaux. J’ai trouvé que ce n’était pas mauvais du tout, on dirait un gros carré mais c’est fun à jouer. Arkedo series – 003 Pixel

    Le pixel ne me dérange pas , je trouve juste que le perso qu’on incarne,lui doit être lisse et évoluer dans du pixel.

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