Amis du gore, des classiques de l’horreur, de frissons et des effusions de sang, bonjour ! C’est avec un grand (que dis-je, immense !) plaisir que je vous livre une nouvelle critique aujourd’hui. Après toute une vie à l’attendre (je rêvais déjà de ce jeu à l’époque où je portais des couches-culottes), le titre né d’un lancement kickstarter et développé par Illfonic  est enfin sorti ! En effet, la célèbre franchise de slasher Vendredi 13 mettant en scène le fameux tueur au masque de hockey Jason vient de se payer une adaptation vidéoludique. Mais alors, toutes ces années d’attente ont-elles été récompensées ? La réponse dans ce test de Friday the 13th: The Game, un jeu mêlant stress, panique et hémoglobine. 

Un jeu indé pour les fans du genre horror

Actuellement disponible au tarif de 34,99 €, Friday the 13th: The Game a été développé par deux studios indépendants, Gunmedia et Illfonic, qui, poussés par leur passion pour les slashers (films avec des tueurs en série où les victimes se font dégommer une à une, genre typique des années 1980) ont voulu créer un jeu pour les fans du genre. Après une rencontre avec le directeur du film original Sean S. Cunningham, l’accord pour l’utilisation de la franchise des Vendredi 13 leur a été donné et grâce à un gros crowdfunding sur BackerKit et Kickstarter, le développement du jeu a pu commencer. Hell yeah!

Voilà un bon moyen de venir à bout d’une migraine…

Parlons maintenant un peu du jeu en lui-même (ben oui, c’est bien beau de parler de la prod’ mais les gens veulent savoir de quoi il s’agit !). On a donc affaire à un jeu qui se joue exclusivement en ligne, même si les rumeurs d’un mode solo ont été ébruitées à plusieurs reprises. Le principe est simple : on a le choix de jouer avec l’un des moniteurs du camp ou d’incarner ce cinglé de Jason (une option aléatoire est également disponible). Comme la plupart des films de la franchise, le jeu commence par un plan dévoilant une bande de jeunes gens assis autour d’un feu de camp. Ils boivent de la bière et mangent des marshmallows grillés jusqu’à ce que le tueur surgisse de l’ombre et décapite l’un d’eux. Hurlements et panique s’en suivent, si bien que tous les personnages s’éparpillent aux quatre coins de la map.

Sortirez-vous vivant de cet enfer ?

Dans le cas où vous incarnez un moniteur, vous commencez donc dans sa cachette et le but est de survivre à Jason. Pour ce faire, plusieurs possibilités : réparer une voiture et s’enfuir, prévenir la police et attendre son arrivée, affronter Jason (très très périlleux), appeler le ranger en renfort, réparer le bateau et partir ou tenir jusqu’à la fin du chrono (20 minutes) en enchaînant les cachettes et en priant pour que Jason ne vous trouve pas. Autant de possibilités ayant toutes leur lot d’avantages et d’inconvénients. On doit donc explorer la map afin de fouiller chaque cabane pour trouver des objets nous permettant de nous défendre, de nous soigner ou de nous aider à nous enfuir. Un sacré dilemme.

Test de Friday the 13th: The Game
Jason a aussi un super remède contre le mal de gorge !

Mais dans ce test de Friday the 13th: The Game, je me dois de vous prévenir d’une chose : nos petits campeurs ont peur, et cette peur les rend plus facilement détectables par Jason. Ainsi, être trop longtemps seul, les faire traverser la forêt, découvrir les cadavres de leur amis, ou être plongé dans le noir fait augmenter leur niveau de panique. Il va donc falloir réussir à gérer leurs tensions au risque de voir Jason apparaître subitement derrière nous ! À noter aussi que chaque moniteur a la possibilité de s’équiper d’une arme de fortune pour se défendre (clef à molette, tuyaux, machette, fusée de détresse…) même si un face à face avec le tueur n’est vraiment pas recommandé. C’est Jason quoi !

Êtes-vous un fidèle disciple de Jason ?

Si vous incarnez Jason par contre, le principe est tout autre. Vous allez devoir débusquer et décimer tous les moniteurs présents sur la map (8 au total par session). Vous commencez donc dans la petite cabane où vit notre anti-héros (super la déco avec la tête de sa maman découpée sur la table du salon), et vous partez à la chasse aux jeunes éducateurs. En plus d’être quasiment immortel, le personnage a de nombreux pouvoirs : téléportation, furtivité, sens de détection, possibilité de poser des pièges… et des désavantages : mobilité réduite, lenteur des mouvements… À vous de trouver des stratagèmes pour effrayer et massacrer ces pauvres moniteurs, en sachant que votre originalité vous vaudra des points, l’occasion de débloquer des attaques et compétences inédites pour ce bon vieux Jason.

Qui a la plus grosse ?

Niveau graphisme le jeu ne s’en tire pas trop mal pour un studio indépendant mais ce qui m’a le plus plu en jouant, c’est la retranscription presque parfaite de l’ambiance des films de la série. Dès le lancement du jeu, on est plongé dans l’ambiance années 80 avec un effet de vieillissement des logos des studios en mode vieilles cassettes vidéo. La bande-son, quant à elle, est parfaite puisqu’elle a été réalisée par Harry Manfredini, le compositeur original du film. De plus, les nombreux détails placés stratégiquement dans le décor pour faire des clins d’œil aux fans de la série sont la cerise sur le gâteau !

De petits défauts éphémères…

Les seuls points négatifs qu’il faut mentionner (ouiiii, je sais que je ne suis pas objectif derrière mes yeux de fan mais j’essaye de faire de mon mieux), c’est les petits bugs de déconnexion qui sont parfois agaçants (surtout quand on est en plein massacre !) et les temps de chargement aux sessions qui peuvent parfois être très longs. Mais il convient de se remémorer que le jeu a été mis au point par un studio indépendant ; ces bugs ont déjà été relevés par de nombreuses personnes. Les développeurs travaillent actuellement d’arrache-pied pour les corriger (j’ai pu m’entretenir directement avec eux, ce sont des personnes vraiment très sympas). Pas de panique donc, le jeu sera optimisé !

Chaque personnage bénéficie d’avantages et d’inconvénients en matière de survie !

D’ailleurs, je profite de ce test de Friday the 13th: The Game pour vous annoncer que si vous avez envie de vous faire massacrer par votre critique préféré ou que vous voulez essayer de tuer mon beau moniteur lors d’une partie, vous pouvez m’ajouter sur PS4. Mon pseudo est beau, sexy, viril, mystérieux et reluisant : PetitePomme33. Hmm… Ouais. Okay. Bref. Vous ferez moins les malins face à moi !


Conclusion de ce test de Friday the 13th: The Game : ce jeu est vraiment très cool et très addictif (mode en ligne oblige). Si vous ne connaissez pas bien les slashers ni la franchise des Vendredi 13, il se peut que l’ambiance de ce titre indépendant vous paraisse très particulière. Par contre, si vous êtes comme moi un grand fanatique de Jason, je peux vous assurer que l’expérience sera totalement jouissive. Croyez-moi, j’ai attendu ce genre de jeu depuis de nombreuses années, et je dois dire que je ne suis absolument pas déçu ni prêt de le lâcher de sitôt ! Longue vie à Jason !

La note de la rédaction
  • Gameplay - 7/10
    7/10
  • Durée de vie - 9/10
    9/10
  • Graphismes - 7/10
    7/10
  • Principe de jeu - 9/10
    9/10

Les plus et les moins

✔︎ Une ambiance slasher façon « années 80 » au top !
✔︎ La bande son parfaitement adéquate !
✔︎ Le concept vraiment bien pensé.
✔︎ L'impeccable fidélité aux films.
✔︎ Un titre qui joue la carte de l'originalité !

✘ Les graphismes un peu « limite ».
✘ Le gameplay trop rigide de Jason...
✘ Les bugs de déconnexion.
✘ Le temps d'attente de lancement des parties.

8.0/10

 


Arnaud Troupenat

Gameur depuis 20 ans, j’ai exercé ma passion sur tous types de supports ! Jeux de combat, d’aventure, de survival horror et de plateforme, je suis un amoureux incontestable du jeu vidéo dans son ensemble.

17 Commentaires »

  1. Moi qui ne joue jamais en ligne, je me suis laissé tenté car… ben Vendredi 13 oblige. Et ma foi, j’admet y avoir énormément joué les premières semaines. bon maintenant j’ai totalement lâché prise (j’attend les grosses maj, le mode solo), mais malgré pas mal de petits défauts, le jeu est attachant et surtout très fidèle. Le fait que Sean S. Cunningham, Tom Savini, Harry Manfredini et d’autres de la saga aient participé aide ^^

      • Exact. Ce qui est étrange, c’est qu’au début, je préférais jouer Jason (sans doute car c’était plus rare, puis découper les gens, ça fait plaisir), mais à force, je préférais jouer les campeurs, avec mes petites techniques de survie, ma façon de jouer. Mais rien ne change par contre, je peste toujours contre les joueurs qui passent 20 minutes sous un lit, je ne vois même pas l’intérêt d’avoir payé 30 euros pour faire ça ^^

  2. Oh que si qu’on en a entendu parler de ce jeu ^^, il a été souvent mis en avant, et le jeu est plutôt critiqué dans son ensemble. Il vaut mieux être fan des slashers, des années 80 et de Jason parce qu’aussi non on risque de moyennement apprécier le jeu. C’est exactement ce que dit Arnaud. Amusant au début et après on lâche prise. Je sens qu’il va être offert sur le ps+ d’octobre bien qu”il vienne de sortir, ou alors The Evil within comme les japonais. Bon test petitepomme…heu Arnaud ^^

    • Je pense que le jeu a connu différents moments de promotion mais surtout auprès d’une certaine cible, beaucoup de gens n’ont malheureusement pas été très au fait de son existence. Effectivement beaucoup de critiques sur la version beta du jeu, et aussi au moment de sa sortie mais le jeu a déjà connu pas mal de patchs qui ont considérablement amélioré le plaisir de jouer, même s’il reste encore du travail ! C’est sûr qu’il faut avoir un attrait pour ce genre de film pour vraiment kiffer le jeu et ne pas se lasser du principe, mais apparemment de nombreux suppléments sont en fin de développement !

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