J’étais devant mon PC, là et las de mon existence futile. N’existe-t-il point un bon jeu en ce monde ? Soudain, un message, tel un symbole dans les nuages de Gotham : « Pierre-Yves, tu es notre seul espoir ! ». Mon cœur et mon égo ne firent qu’un tour, et je m’emballai déjà. Que n’entreprendrais-je pas pour sauver la magnifique cité de JSUG ? J’allais devoir tester un jeu, que nul autre ne pourrait évaluer ; j’étais l’élu. Je pris alors la pilule blanche et me mis au travail (vous emballez pas, j’ai un reflux gastrique, la pilule, c’est juste un médicament, redescendez, on est pas dans Matrix). C’est donc parti pour mon test de Mutant Year Zero: Road to Eden. Merci au studio The Bearded Ladies pour sa confiance !

Mutant Year Zero: Road to Eden, un faux monde ouvert dans le noir

Mutant Year Zero: Road to Eden semble descendre de la lignée des Tactical RPG qui auraient eu une relation interdite et non-protégée avec Sam Fisher. En effet, il se joue comme un X-COM, mais il y a également des phases d’infiltration. « Kezakokeskekoi ?», me rétorquerez-vous, et je vous dirais que vous avez raison de vous poser des questions. Dans Mutant Year Zero: Road to Eden, vous vous trouvez dans une sorte de faux monde ouvert scindé en différentes zones. Vous pouvez vous balader dans les zones accessibles, sous réserve d’avoir le niveau pour y aller. Quoi ? Ça vous étonne ? 

Test de Mutant Year Zero : Road to Eden
Les graphismes de Mutant Year Zero: Road to Eden sont étonnamment cool !

En effet, être niveau 8 et aller dans une zone de niveau 35 est, étonnamment, une mauvaise idée. Vous incarnez des mutants, au départ, un canard et un sanglier anthropomorphes. La Terre a subi une catastrophe nucléaire, et les mutants sont ceux chargés d’aller chercher des ressources dans le monde extérieur. Et ce monde extérieur, c’est un peu comme une soirée gilet jaune au quartier général des CRS, vous n’avez vraiment pas envie d’y être. L’une des conclusions de ce test de Mutant Year Zero: Road to Eden est claire. Ce jeu est dur, mais genre, vraiment dur. D’ailleurs, je suis au regret de vous annoncer que je ne suis pas parvenu et ne parviendrai pas à finir ce jeu, pour la simple et bonne raison que je suis complètement bloqué… La difficulté est le défaut principal du jeu. Mal dosée et aléatoire, elle pourrit une partie de l’expérience de jeu. Espérons qu’un patch corrigera cela bientôt.

Pumbaa ! Donald ! Disney, c’est plus ce que c’était…

Test de Mutant Year Zero : Road to Eden
Vous en avez toujours rêvé. Pumbaa et Donald en mode badass ! 

Dans les Tactical RPG, il est commun d’avoir un certain pourcentage de chances de toucher les ennemis lorsqu’on les attaque. Le souci, c’est qu’il est commun de rater encore et encore un coup qui a 75 % de chances de toucher sa cible ! Par contre, les ennemis, eux, vous ratent rarement. Pumbaa et Donald souffrent clairement d’une myopie galopante… Celle-ci ne serait pas un problème si nos personnages n’étaient pas si faibles : Pumbaa, le tank, meurt en 2 ou 3 gros coups… Couplez cela avec le fait que le nombre d’ennemis est limité (ils ne réapparaissent pas une fois morts, donc impossible de farmer), tout comme les ressources qui se font elles-mêmes rares, et vous obtenez un jeu horriblement dur.

Test de Mutant Year Zero : Road to Eden
Comment dire… Ces robots sont particulièrement chiants ! Voilà.

Il n’est donc pas possible de compenser cette difficulté. Pourtant, Mutant Year Zero: Road to Eden est loin d’être un mauvais jeu. La direction artistique est au poil, les doublages et la bande-son en général sont d’une excellente qualité, le scénario (en tout cas, la partie que j’ai pu voir) est également particulièrement intéressant, et la composante d’infiltration dans les affrontements apporte une variété inattendue dans ce type de jeu. En effet, il est possible de se la jouer infiltration en prenant le temps de bien placer ses personnages et d’éliminer un maximum d’ennemis avec des armes silencieuses avant les combats. Cette mécanique de jeu se révèle indispensable au vu de la difficulté des affrontements. Malheureusement, je n’ai pas pu aller assez loin dans le jeu pour profiter pleinement de toutes ces qualités. Peut-être n’ai-je pas la persévérance de mon collègue Eric…

Test de Mutant Year Zero : Road to Eden
On ne contrôle pas tous les personnages dès le départ…

Ce test de Mutant Year Zero: Road to Eden a montré qu’il s’agit là d’un excellent jeu mais qui souffre malheureusement d’un défaut de taille : une difficulté beaucoup trop élevée et mal dosée. De ce fait, il est difficile de vraiment profiter du jeu, étant donné que l’on peut facilement se retrouver bloqué, incapable de progresser, parce que certains affrontements sont trop difficiles. Toutefois, si vous aimez vous attaquer à des platines compliqués, vous serez servi.

La note de la rédaction
  • Graphismes - 9/10
    9/10
  • Bande-son - 8/10
    8/10
  • Gameplay - 8/10
    8/10
  • Difficulté - 5/10
    5/10

Les plus et les moins

✔︎ Une direction artistique soignée !
✔︎ De l'originalité !
✔︎ Un scénario classique, mais intéressant !

✘ Une difficulté beaucoup trop prononcée...
✘ Des ressources et des ennemis limités...

7.5/10


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

7 Commentaires »

  1. C’est vrai qu’il a l’air joli le jeu quand on le voit comme ça. Après si c’est un jeu à la x-com, pas pour moi, je préfère une liberté de mouvement. Les personnages ont l’air pas mal : Donald Mdr et Pumbaa. ^^
    C’est comme Nba Live 19 l’ I. A est aléatoire, plutôt comme Bloodborne et Dark souls, trop dur, du coup je n’y joue pas et pourtant j’adore l’univers du jeu. Je trouve que dans tout jeu on doit pouvoir choisir son niveau, au moins un minimum, facile-moyen et/ ou dur. Je comprends les gens qui aiment la difficulté mais moi ça me prive de ces bons jeux. Recommencer mille fois les mêmes choses pour arriver à battre, c’est le principe du jeu. Avec les patchs ce sont des choses qu’on peut rectifier, enfin peut-être…. Je tenterai de faire Bloodborne mais ils ont bouché les astuces pour avoir plein de fioles pour se régénérer ou un truc du genre. Ah les rapaces ^^
    Bon teste rempli d’humour comme ton homologue Johanna ; )

  2. Pumbaa il aurait sérieusement besoin de faire des UV XD. Pour le coup ce jeu a l’air d’être une bonne surprise non ? Il est difficile à ce point ? Genre, tu penses vraiment que tu peux pas du tout le terminer ? Et en gros pour les persos tu switches de l’un à l’autre en appuyant sur une touche c’est ça ? Ou bien c’est une IA qui gère les deux autres personnages ? Désolé pour toutes ces questions ^^

    • Oui, ce jeu est une bonne surprise, mais je suis vraiment bloqué à cause de la difficulté. Personnellement, je ne pense pas que je vais pouvoir finir le jeu, tout simplement parce que je n’aurai pas la patience de recommencer tous les affrontements assez de fois.

      Oui, dans le jeu, tu peux switch entre les persos, mais pendant les affrontements, c’est du tour par tour 🙂

      TU FAIS BIEN DE T’EXCUSER ! (c’est une blague ( ̄▽ ̄)ノ )
      Pas de souci, évidemment 😀

      Un très bon réveillon à toi, Bruno 😀

  3. J’adore les jeux de type X Com et ils sont généralement très difficiles.
    L’excès de prudence est ici une qualité !

    Je vais garder un œil sur ce jeu car j’aime beaucoup les tactical rpg de ce genre.

    Je reste d’accord avec les probabilités de tirs qui tournent souvent en notre défaveur, mais bon à force de persévérance on peut y arriver.

    Il faut du courage et de la patience je pense pour venir à bout de ce jeu.

    Il est vrai que patcher la difficulté pourrait permettre d’ouvrir le jeu à d’autres publics, je pense que niveau tactical rpg, celui de nintendo avec les lapins crétins doit être une référence d’accessibilité et de progression.

    • J’avoue que la patience, ce n’est généralement pas mon fort. Autant, recommencer deux ou trois fois un affrontement, ça ne me dérange pas. Mais là, j’en suis plutôt à entre 10 et 15 fois, même en étant prudent et en utilisant la mécanique d’infiltration :p

      Je ne connaissais pas le T-RPG lapins crétins, je me doutais même pas que ça existait !

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