Vous avez déjà rêvé que vous étiez complètement nu à l’exception d’un képi de police et en train de jouer de la flute à bec sur le dos d’un dahu au pied d’une montagne située au milieu du bois de Boulogne ? Moi non plus… naturellement, ça ne m’est jamais arrivé… hum hum. Par contre, le personnage principal du jeu dont je vais vous parler, lui, il rêve qu’il monte sur des blocs en slip à pois et avec des cornes de bouc… sale taré ! Hum hum, bienvenue dans ce test de Catherine Full Body, une version enhanced de Catherine premier du nom (auquel je n’ai pas joué), à ne pas mettre entre toutes les mains ! Merci à Atlus et Koch Media France pour leur confiance !

Test de Catherine Full Body : on vous moutone pas !

Dans ce jeu, on incarne Vincent, un type pour le moins banal, accroché à son train train quotidien. Cependant, cela devient sérieux avec sa chère et tendre Katherine, avec qui il est en couple depuis bientôt cinq ans. Mariage, bébé et beaux rideaux, ça s’annonce mal pour ce mâle en mal de liberté. C’est bon gré mal gré qu’il commence à envisager un changement dans sa vie, mais ça risque d’aller de mal en pis. Comme tout ne se déroule jamais normalement dans les jeux à l’esthétique mangaesque, une plantureuse blonde, du nom de Catherine (avec un C) débarque dans sa vie, et dans son lit…

Avis Catherine Full Body
Une nouvelle demoiselle fait son apparition dans Catherine Full Body.

C’est à partir de là que tout commence à partir en sucette (dans tous les sens du terme) et que notre ami Vincent commence à faire des cauchemars, qui seront l’occasion pour nous de nous confronter à la partie « résolution d’énigmes » du gameplay. En effet, le jeu se présente en deux boucles : les phases en éveil à la « jeu de drague » et les phases endormies en mode puzzle-game.

Draguons, mais sans se brûler

La partie jeu de drague de ce test de Catherine Full Body s’est révélée plutôt sympathique. De temps à autre, Vincent reçoit des messages des différents personnages féminins auxquels il a affaire, et c’est à nous de répondre grâce à des réponses préenregistrées. Impossible donc de lâcher mes plus belles punch lines du style : « J’espère que t’es un i7, parce que j’aimerais t’overlocker » ou « Peu importe que tu sois de type C ou micro-USB, je suis un chargeur universel ».

Vos camarades moutons qui vous accompagnent dans le cauchemar…

La réponse donnée ne semble pas avoir d’effet direct sur la relation qu’ils entretiennent, cependant, cela influence la « jauge de valeur » de Vincent. Si vous avez tendance à tromper votre partenaire et à mentir, vous allez dans le rouge, et si vous avez tendance à essayer de réparer la situation, vous allez dans le bleu. Eh oui, dans la vie, c’est soit rouge, soit bleu, que voulez-vous !

Test de Catherine Full Body
Il faut plus ou moins 10 heures pour faire tous les niveaux.

J’en profite pour pousser un petit coup de gueule sans spoiler. À la fin du jeu, on vous explique comment les développeurs voient les choses. En gros, si vous êtes dans le rouge (donc en mentant à votre partenaire et en la trompant), vous êtes quelqu’un qui aime la liberté. Dans le cas contraire, dans le bleu, vous aimez l’ordre… À titre personnel, je trouve cette morale complètement stupide.

Des énigmes pas chèvres payées

De plus, l’opposition étrange entre Katherine, censée représenter une vie rangée avec maison, bébé et tout le bordel et Catherine, qui, elle, semble vivre sa féminité à travers sa sexualité, donne un résultat un peu trop binaire à mon goût. N’y a-t-il vraiment que deux choix ? N’est-il pas possible de s’épanouir à la fois dans la parentalité ET la sexualité ? Bref, difficile pour moi de répondre étant donné que j’ai un pénis, mais personnellement, je souhaite aux femmes qu’elles puissent choisir elles-mêmes leur manière de s’épanouir sans devoir forcément se ranger dans une de ces cases, qui me semblent trop réductrices par bien des aspects.

Test de Catherine Full Body
Il est possible de choisir son personnage dans certains modes de jeu !

Côté énigme, toutes les phases de cauchemar se présentent de la même manière. Vous vous trouvez en bas de toute une série de blocs et vous devez les déplacer pour pouvoir monter plus haut. Il existe différents types de blocs : des blocs normaux, des explosifs, des glissants, etc. La progression se fait donc en fonction des types de blocs. Vous pouvez aussi utiliser des objets pouvant vous aider dans votre ascension, comme une plateforme de blocs ou un saut vous permettant de gravir plusieurs étages d’un coup. Enfin, lorsque vous galérez trop et que vous vous mettez dans une situation impossible, vous pouvez revenir en arrière de quelques mouvements grâce à ce que l’on appelle le undo. Dans l’ensemble, les énigmes sont bien pensées, mais parfois très compliquées. J’avoue avoir eu envie à plusieurs reprises de bouffer ma manette à force de recommencer dix fois la même énigme.

Vous allez attendre des heuuuuuuures pour trouver un adversaire dans le mode en ligne.

Ce test de Catherine Full Body s’est révélé à la fois plaisant et frustrant. Il s’agit d’une expérience qui sort des sentiers battus et qui ne plaira pas à tout le monde. Moi-même, je suis indécis. Force a été de constater que j’avais envie d’avoir le fin mot de l’histoire, et de progresser dans le jeu, mais j’ai aussi trouvé le gameplay des phases cauchemardesques un peu répétitif au bout d’un moment. J’ai mis une dizaine d’heures pour terminer le jeu. Cependant, je n’ai débloqué qu’une seule fin, les développeurs ont donc voulu inclure une potentielle rejouabilité dans leur jeu. Je n’ai pas passé un mauvais moment ni un moment excellent. Catherine Full Body est objectivement un bon jeu, mais qui doit trouver son public. Le trouvera-t-il sur JSUG ?

La note de la rédaction
  • Gameplay - 7/10
    7/10
  • Graphismes - 8/10
    8/10
  • Scénario - 9/10
    9/10
  • Bande-son - 7/10
    7/10

Les plus et les moins

✔︎ Un scénario plutôt drôle !
✔︎ Des énigmes qui donnent du fil à retordre.
✔︎ Et ça draguouille !

✘ Le gameplay des énigmes répétitif...
✘ Des réponses dans les parties drague parfois frustrantes.

7.8/10

 


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

9 Commentaires »

  1. 😂 PY tu es vraiment trop fort ! Entre toi et Arnaud je me demande qui est le plus coquinou des deux ! Bravo pour ton test un vrai plaisir à lire ! Perso c’est pas mon type de jeu car il épuiserait le peu de neurones que j’ai 😂

  2. Merci pour ce test. Quand le jeu est sorti sur PS3 j’avais hésité à le faire et puis finalement j’étais passé à autre chose. La version Full Body promettait de faciliter les puzzles (genre de feature qui m’intéresse). Par contre, ils avaient pas dit qu’il y aurait aussi un 3eme perso ? Et ça propose pas de nouvelles fins ?
    Bref, je suis pas plus motivé à le faire (le côté binaire sur la morale que tu relèves, ça me fait fuir), mais merci pour le test et la drague à la belge nerd. ^^

    • D’après ce que j’ai compris, oui, il y a un troisième perso (qui est plutôt sous exploité en fait), mais comme je l’ai dit dans l’en-tête, je n’ai pas joué au premier jeu, donc je me suis basé sur mon expérience de Catherine Full Body uniquement.
      Du coup, je n’étais pas en mesure de relever les différences entre les titres :/

      Et oui, la morale m’a juste mis hors de moi. C’est tellement absurde et fallacieux comme raisonnement -_-

      Merci pour ton commentaire en tout cas !

  3. J’ai joué à ce jeu, et prendre cette version ne m’intéresse pas. Refaire le jeu, qui est trop récent encore, pour le compléter en y mettant un autre personnage est trop faible. Le jeu est certainement pareil à celui que j’avais fait. Maintenant on est dans un manga, une mentalité structurée dans leur dessins animés, c’est comme ça que les japonais voient les choses, le bien et le mal etc le rouge et le bleu. C’est pareil que nous le rose pour les filles, le bleu pour les garçons.
    C’est un jeu pas comme les autres, une petite pointe de coquinou qu’il y a dans le jeu, rien de transcendant comme on pourrait le croire. C’est un jeu originale, qui pour moi ne demandait aucune suite, à faire si on est un touche à tout, si pas laisser tomber. Techniquement parlant c’est pas un AAA niveau visuel, après cela reste un manga. Les phases dans le bar je les avais trouvées plutôt barbantes vers le milieu du jeu. C’est un jeu qui ne ressemble pas aux autres, ça c’est sûr , ce qui ne veut pas dire qu’il en est exceptionnelle pour autant. Ne prenez pas ce jeu comme s’il était une pépite, là vous seriez déçu, certains joueurs faisant trop de louange sur ce jeu. Comme il a plusieurs fin, je peux vous dire que 90% des joueurs se contenteront de le faire une fois et lâcherons le jeu. C’est un jeu que l’on fait une fois et qu’on a pas forcément envie d’y revenir.

  4. Moi j’ai vu un type finir ce jeu en mode coopératif en dirigeant un personnage avec ses mains à la manette, et le second avec ses pieds sur un stick arcade.

    Ce jeu est le théâtre de prouesses dans le monde du speedrunning, rien que pour ça ce jeu mérite un peu d’attention !

    Dommage de voir que l’apport du 3eme personnage féminin n’est pas révolutionnaire.

    • Wut !? Haha, jvais aller chercher ça de ce clique !

      Oui, je pense qu’il est difficile de prendre un jeu déjà existant et de le révolutionner seulement en ajoutant des features, comme un personnage ou quelques nouvelles mécaniques. À moins d’une toute nouvelle histoire, je pense que l’ajout d’un personnage supplémentaire fera toujours “personnage bouche-trou”.

  5. J’avais fait Catherine à sa sortie et j’avais adoré même si j’avais d’énorme problème avec la morale du jeu ou en lisant ton test ils n’ont rien amélioré, mais bon je pense que je ferais la version full body pour voir l’ajout du troisième personnage. Beaucoup de Catherine dans ce jeu hahaha

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