Alors que je venais de terminer mon test de Tell Me Why, j’avais toujours autant envie de jouer à un jeu plus dynamique avec des épées, du sang et une tasse de chocolat chaud avec des marshmallows dedans, mais pas des gros marshmallows, plutôt des petits, comme ceux qu’on voit dans des gros mugs dans les fictions new-yorkaises. Bref, le chocolat chaud m’a donné une idée : et si je réalisais une preview de Baldur’s Gate III ? Ni une ni deux, j’ai lancé le micro-onde et demandé le jeu. C’est parti pour du sang, une quantité respectable de sauvegardes et quelques bugs. Merci aux gars de Larian Studios pour leur confiance et pour l’envoi d’une version presse !

Preview de Baldur’s Gate III : Le ‘tit félin n’est pas un chat

Tout d’abord, il convient de dire qu’il s’agit ici d’un accès anticipé, le jeu n’est pas du tout fini. Proposé au prix de 60 €, il me parait un poil cher pour un accès anticipé, bien que la franchise ait d’ores et déjà gagné mon cœur, vu que Baldur’s Gate est le papa des RPG modernes. Early Access oblige, il est jalonné de nombreux bugs : des personnages qui freezent ou se téléportent aux crashs d’exécutable, pour le moment, Baldur’s Gate III n’est pas stable. Cependant, les mises à jour sont fréquentes et les développeurs communiquent énormément sur ce qu’ils apportent au jeu, on est loin de l’accès anticipé à la DayZ.

Preview de Baldur's Gate III
Quand les expressions faciales fonctionnent, c’est très convaincant !

Concernant l’histoire, elle semble très sympathique. En effet, tout commence dans un vaisseau flottant dirigé par les flagelleurs mentaux. Rien à voir avec un groupe BDSM obscur, ce sont des sortes de Cthulhus qui donnent une ambiance très lovecraftienne à l’univers du jeu. Votre personnage a été enlevé par ces créatures et infecté par une larve de flagelleur, ce qui le transformera bientôt en l’un d’eux. Votre mission ? Trouver n’importe quel moyen de vous guérir. Une fois sorti du vaisseau, c’est là que l’on se rend compte de l’immensité de ce qui est proposé. Rien que pour la quête principale dans l’Acte 1, c’est-à-dire trouver un guérisseur pour éviter de ressembler à Barbosa, on dispose de 6-7 pistes, chacune d’entre-elles pouvant ou non être choisie en fonction de nos choix et des factions auxquelles on a envie de s’allier.

Flagelleurs mentaux
Certaines parties sont visuellement très agréables !

La grande force de Baldur’s Gate, c’est cette impression de liberté totale. Les possibilités de dialogue sont généralement très nombreuses et peuvent partir dans tous les sens possibles et imaginables, et le plus beau dans tout cela, c’est que toutes ces possibilités ont un réel impact sur la manière dont les évènements se déroulent. La narration combinatoire fonctionne au poil, la plupart des PNJ que l’on rencontre réagissant en fonction des choix opérés jusque-là. Au vu de la myriade des possibles que m’a proposée cette preview de Baldur’s Gate III, j’ai vraiment eu un goût de trop peu. Malheureusement, comptez 20 à 25 heures de jeu pour l’instant, étant donné que cet accès anticipé ne contient que l’Acte 1.

Quand le drow Madère, le porc tue Gale

Preview de Baldur's Gate III
Le jeu n’est pas encore bien optimisé, donc les textures mettent beaucoup de temps à se charger…

Côté gameplay, pour ceux qui ne connaissent pas la série des Baldur’s Gate, il s’agit d’un RPG tactique pure souche fonctionnant avec les règles D&D5. Les actions que vous effectuez fonctionnent beaucoup avec des lancés de dés, vous pouvez vous déplacer chaque tour d’une quantité précise de mètres, et avez droit à une action + une action bonus. En combat, la plupart des styles de jeu sont possibles : profiter de l’environnement pour mettre le feu à vos ennemis, les isoler et les déglinguer, tendre des pièges avec des tonneaux d’huile inflammable, faire une erreur avec ces mêmes tonneaux et faire exploser vos alliés alors qu’ils se trouvent sur un rempart destructible et regarder, impuissant, votre équipe meurtrie tandis qu’elle agonise lamentablement sur le sol, vous causant par la même occasion une perte de confiance en vous qui vous plongera dans un marasme quotidien déprimant.

Pour l’instant, chacun de vos personnages dispose d’avantages raciaux, d’une classe ainsi que de sous-classes qui se débloquent au fur et à mesure des niveaux. À chaque niveau, il vous est fréquemment possible de choisir entre plusieurs perks et/ou sorts en fonction de la manière dont vous aimez jouer. Personnellement, j’aime me la jouer rouleau compresseur, donc je mise énormément sur les dégâts. Dans mon équipe, j’avais deux rogues, un mage et un clerc. Les deux rogues faisaient du dégât, le mage aussi, et mon clerc tankait un petit peu tandis qu’il faisait également un max de dégâts parce que je suis une grosse brute. Mais même avec des dégâts de déglinguos, le jeu s’avère particulièrement punitif. 

RPG Baldur's Gate III
Les bugs sont nombreux, il n’est pas rare qu’une partie de notre personnage disparaisse !

Cependant, tout n’est pas rose. Même si les combats sont généralement assez satisfaisants, en l’état, l’IA a tendance à nous jouer des tours. Le path finding de nos personnages s’avère souvent laborieux, voire complètement pété, tandis que les ennemis passent parfois UNE PLOMBE à décider de leurs actions (quand ils ne restent pas tout simplement immobiles parce qu’ils ont l’impression de ne rien pouvoir faire, ce qui fait penser aux Sims 4). J’ai pu noter également que la discrétion récompense un peu trop le joueur, dans le sens où on peut facilement quadrupler les dégâts faits par l’équipe en attaquant en fufu, et où le vol à la tire permet de ne jamais devoir débourser un sous auprès des marchands.


À SURVEILLER DE PRÈS !


En conclusion, pour l’instant, cette preview de Baldur’s Gate III est particulièrement encourageante. Cependant, accès anticipé oblige, le jeu est émaillé de nombreux bugs en tout genre dans les cinématiques, les déplacements et les combats. Si le contenu est déjà bien présent avec une vingtaine d’heures déjà disponible, on reste tout de même sur sa faim. Personnellement, j’attends avec impatience de voir la suite !


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

2 Commentaires »

  1. Moi ce sera de loin parce que je n’aime pas ce style de jeu, c’est rare mais j’en ai jamais touché un, vu qu’on est au 3ème ^^. C’était souvent dans le temps les jeux pc, tu avais des cinématiques assez bluffantes de réalisme et puis le jeu, rien à voir. Je connais le nom du jeu mais je ne peux ni être positif, ni négatif. Je ne peux pas donner d’avis ^^

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