Quelle meilleure manière de reprendre du service qu’avec du sang, des larmes, des insectes, de la pisse et du vomi ? Il n’y en a pas, on est bien d’accord. Parce qu’aujourd’hui, c’est ça que je vais partager avec vous. Merci au studio Dreamplant et à All in! de nous avoir fait confiance pour cette magnifique preview d’Arboria généreusement offerte par votre chroniqueur calvitié préféré !

Preview d’Arboria : Veri bad trip

Le jeu commence de manière fort élégante. Vous débarquez dans un village de trolls, des Jotuns pour être exact. Leur design est plutôt pas mal et original, mais le fait qu’ils parlent comme des gros abrutis en permanence les rend plutôt ennuyeux. Les trolls sont en train de prier leurs dieux lorsqu’un malandrin dégueulasse avec un chapeau chelou se met à pisser sur les statues sacrées. Il est fâché, il est pas beau, et il décide de se tirer pour aller buter l’arbre sacré. Sacrément étonnant ce personnage.

Preview d'Arboria
Impossible de faire fonctionner cette Kindle !

Et c’est là que vous faites votre apparition : le shaman du village demande aux dieux de faire apparaître un nouveau Jotun pour poursuivre l’autre pisse-froid qui a le sang chaud (il y a un petit retournement de situation, mais rien de bien transcendant). Et là, vous plongez dans les tréfonds de votre planète, qui est en fait constituée d’un donjon à étages. Et voilà le premier défaut du jeu : tout se passe sous terre. Le level-design est malheureusement basique à souhait, et difficilement lisible sans la mini-map parce que tout se ressemble, partout, tout le temps… Il y a bien des petites évolutions au fur et à mesure, mais cela reste anecdotique et trop progressif pour qu’on ressente vraiment une différence.

Preview d'Arboria
Certains personnages sont un peu chelous.

Arboria est en fait un Souls-rogue-like qui vous met dans la peau d’un Jotun différent à chaque run. Le principe du rogue-like est très simple : on vous fait recommencer le donjon avec un personnage différent à chaque fois que vous mourrez, et ce personnage aura des caractéristiques aléatoires. Lorsque vous êtes dans le donjon, vous êtes accompagné d’une sorte de fée infecte qui devient obèse au fur et à mesure qu’elle avale du Veri, l’équivalent des âmes de Dark Souls.

La gerbe déteint selles

Entre chaque niveau, vous atterrissez à un étage intermédiaire, et votre fée se met à littéralement dégueuler son Veri dans une machine, de quoi rappelez aux plus nostalgiques d’entre vous les soirées pré-confinement. Une fois mort, votre fée vous arrache la tête et la ramène au village pour vous honorer. J’aurais préféré moins d’honneur et plus de vie, mais soit, passons. Ensuite, rebelote, notre shaman zélote refait sa popote, et vous sortez sous la forme dégueue et gluante d’une sorte de fruit.

Preview d'Arboria
Bon, lui, il est complètement dégueu…

Une fois dans votre village, vous dépensez vos Veris pour améliorer différentes choses : les armes (dont j’ai instantanément oublié le nom), les skills et armures qu’on vous propose, et l’humeur des dieux. Pourquoi je précise « qu’on vous propose » ? Eh bien parce qu’il s’agit d’un rogue-lite pardi ! Vous ne gardez pas vos armes et vos armures, mais vous pouvez en avoir des sympas près des marchands concernés. Côté gameplay, on est sur du basique : une attaque rapide, une attaque spéciale, un skill. Ceux-ci changent en fonction du type d’arme et de skill équipé. Les patterns des armes sont assez diversifiés, mais restent particulièrement simples. Quant aux skills, je n’ai probablement pas vu tout ce que le jeu a à offrir, étant donné que c’est le hasard qui fait que l’on trouve tel ou tel skill. Ces armes et ces skills, vous pouvez les équiper avec des éléments (feu, foudre ou bio pour plus de dégâts).

Insercte Arboria
Le monde d’Arboria est joli, mais impossible de prendre un screenshot digne de ce nom.

Vous l’aurez compris, de nombreux aspects du jeu sont assez basiques. Cette preview d’Arboria m’a tout de même convaincu, c’est un jeu respectable, mais nous ne sommes certainement pas sur une formule originale. Il en va de même pour les ennemis… Même si le jeu nous en envoie de nouveaux au fur et à mesure, on a vraiment l’impression de toujours rencontrer les mêmes, étant donné que tout fonctionne sur la base du combat. Vous voulez soigner des racines de l’arbre sacré ? Butez des vagues de monstres. Ouvrir un coffre ? Vague de monstre. Faire un event in-game ? Vague de monstre. Manger de la racliflette (une tartiflette avec du fromage à raclette). VAGUE DE MONSTRES. D’ailleur, au départ, ce ne sont pas les monstres les plus excitants de l’univers. En effet, vous êtes sur une planète et vous vous battez contre toute sa goddamn biosphère. Et sous terre, qu’est-ce que c’est qu’on trouve le plus souvent ? Des insectes. Donc préparez-vous à taper du moustique à la truelle. Afin d’amener de la variété dans les ennemis, les développeurs recourent aux éléments… Moustique verts, bleus, etc. Vous en verrez de toutes les couleurs… littéralement.

Arboria
Le jeu commence avec un personnage au visage… atypique !

Côté combat, j’ai trouvé que le jeu, 90 % du temps, ne propose pas vraiment de challenge au joueur. On progresse assez rapidement une fois qu’on a une bonne arme et une bonne armure. Il suffit d’être un peu concentré, et il est difficile de perdre, surtout que les ennemis semblent particulièrement polis : ils lancent rarement leurs attaques au même moment. Ajoutez à cela que la fenêtre d’esquive est hyper large, et cela donne un jeu plutôt facile. J’aurais tendance à dire qu’il faudrait revoir l’équilibrage.


ON DEMANDE À VOIR…


Cette preview d’Arboria n’a pas été décevante, mais pas transcendante non plus. En effet, les développeurs, faute de proposer un véritable renouveau pour le genre, se basent sur des formules qui marchent. Les combats fonctionnent, mais sont un peu trop faciles à mon goût, les décors sont jolis, mais vu que tout se passe sous terre, le tout est relativement sombre et se ressemble, et l’histoire ne casse pas trois pattes à un scolopendre. Côté technique, Arboria est un jeu plutôt solide, déjà en accès anticipé : pas de bug, du contenu et un prix de 16,76 €, si vous aimez le style général, c’est un jeu relativement amusant, sans être bluffant.


4 Commentaires »

  1. Cela fait penser à Oddworld,disons que le potentiel du jeu est là mais il faut trouver ce qui va le faire cartonner en haut de l’affiche , que de rester un jeu basique. Flashback 2 en 2022, j’en arrache tous mes cheveux, tellement je n’arrive pas à le croire, je suis devenu calvi-scié comme toi. Quand est-ce que tu présentes ta première émission de jeux vidéo à la TV. Tu vas bientôt faire Pékin Express lol

  2. MDR ces titres 🤣 Mais dites moi monsieur P-Y où étiez-vous passé ? Tout va bien ? Ça fait plaisir de te relire en tout cas ! Bon je vais être honnête ce jeu ne m’intéresse pas du tout 🤣 ! Mais ta preview est géniale !

    • Haha, content que les titres te plaisent ! Alors, pour mon absence, j’ai été assez gravement malade pendant quelques mois, mais ça va mieux, je devrais être tranquille maintenant et pouvoir republier des articles 😀

      Ça fait du bien d’être de retour !

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