Test de Senua’s Saga: Hellblade II Enhanced, le bijou arrive sur PS5 !

Test de Senua's Saga: Hellblade II sur PS5 ! Un récit intense, un jeu visuellement bluffant, un sound design envoûtant...

Alors que la canicule frappe fort par chez moi, voyager dans le pays frais des Vikings était ma seule option. Et quoi de mieux que de le faire à travers l’incroyable univers créé par Ninja Theory, un studio britannique reconnu pour ses productions soignées et immersives (Heavenly Sword, DmC: Devil May Cry…). Après une (trop) longue attente, j’ai enfin eu l’immense joie de voir que la suite de l’incroyable Hellblade était enfin disponible sur PS5 ! Après la bombe vidéoludique que nous avait envoyée Ninja Theory avec Senua’s Sacrifice, j’avais tellement hâte de retrouver notre héroïne (et ses démons) dans la suite de ses aventures. C’est donc comme un gamin le jour de Noël que j’ai installé la version digitale du jeu qui m’a été confiée par Xbox France, et me suis lancé à corps et cœur dans cette nouvelle histoire. Voici donc mon test de Senua’s Saga: Hellblade II Enhanced sur PS5.

Test de Senua’s Saga: Hellblade II Enhanced, une vie de souffrance

Pour commencer, je vais faire un focus sur le côté scénaristique du jeu, car pour tous ceux qui ont fait le premier, vous savez à quel point Hellblade était puissant par son écriture et par le développement psychologique des personnages. Pour tous ceux qui ne l’ont pas fait… déjà, shame on you, et deuxièmement, vous avez la chance d’avoir un récapitulatif en début de partie pour vous imprégner de l’histoire originale.

test de Senua's Saga: Hellblade 2 sur PS5
Senua a toujours autant la rage… de vivre !

On retrouve donc Senua, une jeune guerrière hantée par des voix qui la torturent autant qu’elles l’aident. À bord d’un bateau d’esclaves où elle s’est faite volontairement capturer, elle planifie de frapper un grand coup et de libérer tous les prisonniers de son peuple. Malheureusement pour elle, une tempête éclate et, après un combat face aux vagues, elle échoue sur une île maudite où vivent ses oppresseurs. Seule survivante de ce naufrage, elle va donc devoir composer avec l’ennemi pour tenter de survivre. Je n’irai pas plus loin pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais de nombreux revirements de situation sont à prévoir.

Encore une fois, le jeu frappe fort sur le scénario avec une histoire vraiment bien fournie, très cinématographique (je suis sûr qu’il aura droit à sa série ou son film prochainement). Contrairement au premier opus, Senua n’est pas seule. En effet, elle va rencontrer, suivre et embarquer d’autres personnages dans sa quête, qui vont l’aider et la guider dans ces terres hostiles. Ce qui est intéressant vis-à-vis du premier, c’est qu’on ne se focalise pas uniquement sur Senua et ses propres questionnements, mais aussi sur d’autres individus, à la fois bourreaux et victimes de leurs tribus respectives.

Critique Senua's Saga: Hellblade 2 sur PS5 (JSUG.com)
Senua et son premier compagnon de route… mais où et comment s’achève-t-elle ?

Le fait de déambuler à travers les différents décors avec ces personnages secondaires change aussi la rythmique du jeu. On a droit à des échanges entre tous les protagonistes, et on ressent beaucoup moins cette solitude oppressante, si présente dans le premier jeu. Sans oublier, bien évidemment, les nombreuses voix parasites, toujours bien ancrées dans la tête de notre héroïne.

Senua : le glaive bien en main, plus que jamais

Je vais enchaîner par le sujet qui fâche : la durée de vie. Effectivement, on n’est pas sur un jeu façon Red Dead Redemption 2 : ici, c’est du très linéaire et scénarisé, donc assez court. Avec seulement 8 heures pour boucler l’histoire (un peu plus si vous cherchez tous les éléments secondaires ou voulez obtenir le platine), ça peut paraître léger… mais honnêtement, vu la qualité globale, ça ne m’a pas dérangé.

Test Senua's Saga Hellblade II Enhanced : focus sur les combats
Intenses, sanglants, brutaux… les phases de combat sont une grosse épreuve !

Niveau gameplay, il y a du lourd. Les combats ? Toujours aussi poignants et immersifs, bien qu’assez particuliers. Dans cette suite, Senua décroche une amulette qui permet de figer le temps (à condition que celle-ci soit rechargée). Clairement, ça sauve la mise dans certains passages musclés. Il y a même des ennemis que je ne vois pas comment battre sans cette fonctionnalité. Et puisque vous pouvez choisir la difficulté des combats, soyez conscients que même en normal, ça peut piquer.

Les runes sont de retour dans Senua's Saga Hellblade 2
Les runes Vikings ont quelque chose d’hypnotisant, vous trouvez pas ?

Côté énigmes, j’avais trouvé celles du premier opus originales mais répétitives (ces histoires d’alignement de symboles Vikings pouvaient vite lasser). Ici, ça a évolué : on doit désormais modifier le décor grâce au pouvoir de focus, débloquer des accès, ramasser des objets… Bref, plus varié, moins frustrant. Les symboles sont encore là, mais intégrés de façon plus fluide et intuitive.

Version Enhanced et nouveautés sur PlayStation 5

Cette sortie sur PS5 bénéficie également d’une version optimisée (enhanced) : meilleure fluidité, textures affinées, effets de lumière retravaillés, et j’en passe… sans oublier l’ajout de fonctionnalités spécifiques à la DualSense. Les vibrations haptiques te font ressentir chaque bourrasque de vent, chaque impact d’épée ou goutte de pluie, tandis que les gâchettes adaptatives ajoutent du poids et de la tension à certaines actions. Le jeu profite également de temps de chargement quasi inexistants grâce au SSD, ce qui renforce encore l’immersion. Et pour les amateurs, un mode photo est intégré, parfait pour capturer les paysages sublimes et les expressions ultra réalistes de Senua.

Préparez-vous à une véritable claque graphique !

Hellblade II : je t’aime à la folie !

Ce qui a encore frappé comme un coup de massue durant mon test de Senua’s Saga: Hellblade II Enhanced sur PlayStation 5, c’est la qualité graphique du titre. Les décors sont absolument incroyables. Profondeur, textures, jeux de lumières… j’avais des étoiles dans les yeux à chaque nouveau paysage rencontré. Que ce soit de nuit ou de jour, le réalisme est époustouflant. Et la météo, totalement dynamique, vient sublimer tout ça : vent, pluie, tempête… Les éléments se déchaînent, les arbres ploient, l’herbe s’humidifie, les vagues grossissent. Ce souci du détail est une claque permanente.

Fargrímr, un nom imprononçable mais un personnage clé qui vous accompagne !

Les personnages sont, eux aussi, bluffants. La motion capture restitue des expressions de visage d’un naturel impressionnant, les émotions transparaissent jusque dans les yeux. Les textures, le sang, les effets météo sur les vêtements… tout est peaufiné à l’extrême. Même le design des ennemis, qu’ils soient simples assaillants ou boss, est irréprochable.

Senua’s Saga : le son qui te hante…

Pour moi c’est le son qui achève de nous happer. Comme dans le premier opus, Hellblade II déploie un sound design binaural à tomber. Au casque, c’est un vertige : les voix tournent autour de nous, chuchotent à une oreille, hurlent dans l’autre, ou nous glissent une vérité qu’on aurait préféré ignorer. On devient Senua ! La bande originale, sombre et viscérale, sait se faire oublier pour mieux exploser aux bons moments. Les percussions tribales martèlent les temps forts, les cordes grinçantes étirent les silences oppressants. On n’écoute pas seulement la musique : on la ressent dans la poitrine.

Sous l’océan, sous l’océan ! Ok… je sors !

Vous l’aurez compris, Senua’s Saga: Hellblade II est pour moi un petit bijou. Encore plus fort que le premier ! Original, viscéral, techniquement irréprochable… C’est un de ces jeux rares qui ne se contentent pas de divertir : il t’embarque, t’éprouve et te marque. Il n’a pas besoin de 50 heures de contenu pour t’en mettre plein la tête et le cœur. Chaque plan, chaque dialogue, chaque silence même, est pensé pour servir une immersion totale, presque sensorielle. On sent que Ninja Theory n’a rien laissé au hasard : la narration est ciselée, la mise en scène digne d’un grand film, et la maîtrise technique atteint un niveau où jeu vidéo et cinéma ne font plus qu’un. C’est une expérience qui ne se raconte pas vraiment, elle se vit, manette en main, casque sur les oreilles, les lumières éteintes. Alors oui, ce n’est pas un titre pour ceux qui cherchent un open-world à rallonge ou un gameplay ultra varié. Mais pour les joueurs en quête d’un récit puissant, d’une claque visuelle et sonore et d’une immersion émotionnelle unique, Hellblade II est une évidence. Un immense bravo à Ninja Theory pour avoir osé livrer un jeu aussi personnel et ambitieux, tout en portant la barre technique encore plus haut. Vous ne vous êtes pas contentés de faire une suite : vous avez créé un voyage numérique qui restera gravé comme l’une des plus belles propositions artistiques de cette génération.

La note de la rédaction
  • Durée de vie - 6/10
    6/10
  • Gameplay - 7/10
    7/10
  • Graphismes - 10/10
    10/10
  • Scénario - 10/10
    10/10

Les plus et les moins

✔️ Un scénario digne d'une saga hollywoodienne.
✔️ Une qualité graphique inégalée !
✔️ Une évolution parfaite du premier opus.
✔️ Le travail incroyable du son et de la musique.

✖️ Une durée de vie faible mais justifiée.

8.3/10

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5 réponses

  1. Et ben tu leur fais un gros compliment ! ^^

    J’avais pris le premier tome, j’avais vu tout de suite la puissance du jeu….

    Le second sera pris également, le genre que je pourrais platiner comme il n’est pas trop long.

    Banishers, je viens de le terminer, me reste encore quelques petites choses à faire mais je suis à 95% de la carte, 70 heures alors lui, il est long mais je vois que certains n’aiment pas trop le jeu.

    Pourtant je le trouve franchement bon, la seule chose c’est la redondance des ennemis, et qui trop souvent apparaissent quand on est en train d’aller de droite à gauche pour explorer la map. Et le bémol , c’est qu’on est obligé de les supprimer sinon, on ne sait pas continuer.

    Il n’y a pas deux jeux comme lui, après les premières heures, le jeu démarre à 100 à l’heure et retombe dans une map à explorer mais en jouant à petite dose par moment, ça permet de ne pas s’essouffler sur le jeu.

    J’ai Alan wake 2 mais je me suis mis sur Lies of P avec son mode de difficulté jardin d’enfant mais malgré ça, je me fais quand même avoir,enfin je commence à comprendre certaines choses, j’avance tout de même moins vite que je ne l’aurai cru mais j’avance, je les aurais….

    1. Et oui, mais ils le méritent !

      Franchement, j’ai tellement kiffé ce second opus, c’est un must-have.

      Banishers, oui, c’est un jeu incroyable. Même s’il a ses petits défauts, j’ai vraiment beaucoup apprécié.

      Aaaaah, Alan Wake 2, c’était une tuerie, dans tous les sens du terme haha.

  2. Merci pour ce test Arnaud 🙏

    J’étais même pas au courant que le jeu allait sortir sur PS !

    Je le prendrai c’est obligé 😉

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