Blackout Jack : quand le blackjack devient un roguelite horrifique !

Blackout Jack transforme le blackjack en roguelite mortel, entre deckbuilding, enquête urbaine et boucle temporelle.

Après avoir fait courir un vampire à toute allure dans Bloodthief, le studio Blargis change brutalement de rythme. Révélé à la mi-juillet 2026, Blackout Jack abandonne le parkour frénétique au profit d’une table de blackjack où chaque main peut coûter bien davantage qu’une poignée de jetons. Ici, le croupier ne cherche pas seulement à gagner : il veut vous tuer. On vous dit tout sur ce nouveau titre dans les lignes qui suivent.

Le prochain jeu du développeur indépendant se présente comme un roguelite narratif en solo, mâtiné de deckbuilding ainsi que d’horreur. Les règles familières du blackjack servent de point de départ à une aventure autrement plus dérangeante, partagée entre des parties mortelles et l’exploration d’une cité médiévale particulièrement mal famée… Aucune date de sortie n’a encore été annoncée, mais un playtest peut déjà être demandé sur Steam.

Dépasser 21 n’est plus le seul danger dans ce jeu de cartes mortel

Blackout Jack s’appuie sur une règle immédiatement compréhensible : se rapprocher de 21 sans aller au-delà. Blargis ne cherche toutefois pas à reproduire sagement une partie de blackjack traditionnelle… En effet, chaque main impose un objectif plus exigeant que la précédente, et la moindre erreur peut mettre fin à la tentative.

Pour rester en vie, il faudra donc apprendre à fausser le jeu. Bénédictions, élixirs capables d’altérer les cartes, multiplicateurs, dés aux effets décisifs et jetons payés avec sa propre vitalité pourront être combinés afin de bâtir des synergies de plus en plus puissantes. Et certaines améliorations permettront même de jouer plusieurs mains ! Le plaisir ne devrait donc pas venir d’un simple tirage favorable, mais de la manière dont le joueur transforme peu à peu son paquet en mécanique bien huilée.

Entre les manches, une hôtesse proposera également des objets et des élixirs contre des gemmes de sang. Toute la question sera de savoir jusqu’où pousser son avantage sans épuiser les ressources qui maintiennent encore le personnage debout. Le slogan du jeu, « la maison gagne toujours », cesse alors d’être une simple formule : il devient une menace très concrète. Et c’est là toute la particularité de Blackout Jack.

Blackout Jack : la partie continue dans les ruelles de la ville

Le projet devient plus intrigant encore lorsqu’il s’éloigne de la table. Avant de relancer une partie, le joueur pourra parcourir à la première personne les ruelles tortueuses d’une ville plongée dans une nuit sans fin… Les habitants croisés dans ses bas-fonds ne seront pas de simples silhouettes : certains détiendront des informations, des secrets ou un morceau du complot qui entoure le croupier.

Écran présentant les cartes et les bonus d’un deck dans Blackout Jack
Dans Blackout Jack, les cartes peuvent être combinées afin de renverser les probabilités.

Cette exploration servira également à préparer la tentative suivante. Crochets, poisons et indices cryptiques offriront alors de nouvelles façons d’ouvrir le monde, de contourner ses obstacles et, peut-être, de reprendre l’avantage. Le deckbuilding ne devrait donc pas rester enfermé dans un menu : une partie du plan se construira directement dans la ville, au fil de vos rencontres et de vos découvertes.

Et ce renversement fait aussi tout le sel du concept ! Dans le monde réel, Jackpot Sounds rassemble les replays et les données de gros gains enregistrés sur plusieurs plateformes réglementées. Blackout Jack en imagine le contrechamp macabre : la maison ne reprend pas simplement les jetons, elle réclame la peau du joueur.

La mort ne signera d’ailleurs pas la fin de l’enquête. Chaque échec remettra la nuit à zéro, mais les connaissances accumulées seront conservées. Comprendre la ville, identifier les alliés et rassembler les bonnes pièces du puzzle devrait ainsi rapprocher progressivement le joueur de son véritable objectif : éliminer définitivement le croupier avant que celui-ci ne lui porte le coup fatal.

Dans le sillage de Balatro, une aventure qui mise aussi sur le récit

La comparaison avec Balatro paraît inévitable. Le jeu phénomène de LocalThunk a montré qu’un jeu indépendant pouvait emprunter le vocabulaire d’un classique des casinos pour en tirer un système presque entièrement nouveau. En réalité, Blackout Jack applique une idée voisine au blackjack, mais les premières images suggèrent une ambition différente.

Là où Balatro transforme le poker en vertige arithmétique, le titre de Blargis privilégie la mise en scène, la narration, et l’horreur… Et la vue à la première personne, les animations grotesques du croupier et les excursions dans la cité donnent au jeu une identité qui ne repose pas sur ses seules cartes. Le blackjack sert moins de destination que de langage commun, assez simple pour que le joueur comprenne ce qu’il risque de perdre.

Un chien tenant un bras tranché dans une ruelle sombre de Blackout Jack
Entre deux parties, l’exploration de la cité réserve des rencontres aussi étranges que macabres.

Reste maintenant à savoir si les synergies offriront assez de profondeur sur la durée et si les promenades nocturnes résisteront à la répétition propre au genre. Une bande-annonce ne permet évidemment pas d’en juger. Elle suffit néanmoins à montrer que Blackout Jack ne compte pas vivre seulement dans l’ombre de Balatro.

Blackout Jack : date de sortie, plateforme et playtest

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Blackout Jack est annoncé sur PC mais ne possède pas encore de date de sortie. Sa page Steam officielle indique pour le moment une prise en charge de l’anglais uniquement… Les joueurs intéressés peuvent ajouter le titre à leur wishlist et demander un accès au playtest, sans garantie d’être retenus immédiatement.

Après Bloodthief, Blargis semble donc rester fidèle à une même idée : faire de l’échec une étape de l’apprentissage plutôt qu’un simple game over. Et cette fois, il ne s’agira plus de gagner quelques secondes dans un donjon, mais de préparer méthodiquement le meurtre d’un croupier. D’ici là, un conseil s’impose : ne faites jamais confiance à la maison !

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