En cette fin de période halloweenienne, j’ai profité de la sortie d’un jeu que j’attendais impatiemment : The Evil Within 2 ! Eh oui les amis, après la belle aventure vécue dans le premier opus, il me tardait d’incarner à nouveau le beau détective Sebastian Castellanos dans un monde aussi horrifique que perturbé. La question est de savoir si cette suite est à la hauteur de mes attentes et la réponse est…

Oh qu’il est beau !

C’est la première phrase que je me suis dite en lançant le jeu. Et c’est la première chose que je veux mettre en avant dans ce test de The Evil Within 2. En effet, les graphismes du premier étaient déjà pas mal mais là, on est passé un cran au-dessus. On distingue bien les différences dans les textures des divers éléments qui nous entourent et les jeux de lumières donnent un très bel aspect aux décors. Notre personnage est lui aussi bien réussi, tant au niveau de sa modélisation (ses expressions faciales sont parfois bluffantes) que dans ses mouvements à la fois fluides et cohérents. La musique de fond est elle aussi choisie avec goût et permet de nous mettre dans l’ambiance très rapidement. Bravo donc aux développeurs de Tango Gameworks qui confirment leurs talents et leur goût pour créer des graphismes toujours très soignés. Ce test de The Evil Within 2 commence impeccablement !

Belles textures, superbes lumières et jolies animations : un sans faute !

Mais quelle histoire !

Au niveau scénaristique, j’avoue avoir eu un peu de mal au début à me replacer dans l’histoire et à remettre à leur place les personnages et les liens qu’ils avaient entre eux. En effet, le héros évoluant dans une sorte de « faux univers », le monde réel ne m’était pas vraiment resté en tête. Heureusement, on revient vite dans le STEM (appareil permettant de passer dans l’autre univers) et on se concentre sur une toute nouvelle mission : retrouver la fille de Sebastian qu’il croyait décédée par sa faute dans un incendie. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples qu’elles le paraissent, et les coups de théâtre, surgissant du passé de notre héros, vont s’enchaîner. J’ai personnellement beaucoup apprécié cette trame articulée autour d’un drame familial où chacun va être tour à tour porté en faute et devoir faire face à ses regrets et sa culpabilité.

Test de The Evil Within 2
Un drame familial au cœur de l’intrigue.

Plus marquée que dans le premier opus, l’atmosphère de The Evil Within 2 est particulièrement pesante et oppressante. Un peu dans la veine de Silent Hill : de nombreux passages vont vous mettre mal à l’aise et viendront renforcer le côté horrifique en appuyant plus sur l’aspect psychologique que le premier. Les scènes cinématiques sont particulièrement bien réalisées, et le jeu des « acteurs » est impressionnant (j’avais l’impression d’être devant un vrai film à plusieurs moments). J’apprécie de voir à quel point les jeux vidéo ont évolué de ce côté là, et je trouve tellement mieux d’avoir des histoires très travaillées qui nous aident à mieux comprendre l’univers dans lequel on évolue !

Bienvenue dans la ville de l’Union !

Et le principe de jeu ?

Cette fois-ci, on oublie le huis clos étouffant de l’hôpital pour un terrain beaucoup plus étendu : la ville de l’Union. Rappelant à de nombreux moments The Last of Us, il est possible de se balader dans des quartiers abandonnés tout en faisant attention à ne pas se faire trop remarquer des ennemis rôdant dans les ruelles sombres. Nouveautés supplémentaires, des missions secondaires nous sont proposées, permettant de récolter des points additionnels pour améliorer les capacités du personnage ainsi que des armes et objets qui peuvent s’avérer bien utiles. La difficulté de ces missions reste correcte et ces dernières ne sont pas répétitives. On retrouve le même système de customisation que dans le premier (et même la sombre mais néanmoins jolie infirmière), les capacités d’évolution de Sebastian sont regroupées par pôle (santé, agilité, force…). À vous donc de bien choisir les compétences car il vous faudra finir le jeu plus d’une fois pour les monter toutes au niveau maximal.

Heureux de retrouver la jolie infirmière du premier opus !

The Evil Within 2 est donc une excellente suite au premier opus. Plus sombre, plus torturé et moins basé sur l’action, j’avoue même l’avoir préféré ! Les qualités scénaristiques, l’ambiance et les délires visuels en font un jeu qui sort du lot et qui pourrait bien imposé de nouvelle bases au genre. En tout cas je croise les doigts pour que le studio sorte un troisième titre d’une aussi grande qualité en gardant l’esprit de cette franchise qui possède, à mon sens, de très belles perspectives d’avenir. Dans ce test de The Evil Within 2, j’attribuerai donc une belle note au nouveau titre de Bethesda Softworks ! Je le recommande à tous les fans de survival horrors.

La note de la rédaction
  • Gameplay - 8/10
    8/10
  • Durée de vie - 8/10
    8/10
  • Graphismes - 8.5/10
    8.5/10
  • Scénario - 9/10
    9/10

Les plus et les moins

✔︎ Le scénario bien écrit.
✔︎ La bande son au top !
✔︎ Les jolis graphismes !
✔︎ L'ambiance générale.

✘ Les points de sauvegarde pas toujours bien pensés.
✘ Moins d'action que le premier (pour les adeptes du genre)...

8.4/10

 


Arnaud Troupenat

Gameur depuis 20 ans, j’ai exercé ma passion sur tous types de supports ! Jeux de combat, d’aventure, de survival horror et de plateforme, je suis un amoureux incontestable du jeu vidéo dans son ensemble.

13 Commentaires »

  1. C’est bien, tu m’as donné envie. De toute façon c’est un jeu que j’allais prendre, vu que j’avais bien aimé le premier opus. Tu m’as réconforté sur plusieurs points dans ton test, qui m’enlève toute suspicion ou doute. À te lire je me suis retrouvé comme devant silent hill 2 à l’époque, qui avait fait un bond en avant sur tous les plans, scène(s) cinématique(s) réaliste(s), scénario mieux ficelé et plus intrigant. Tes points de comparaison sont tout de même de grosse référence un peu de silent hill et du last of us. Si ça cela ne donne pas envie. Bave partout. Et pi comme y a plus de silent hill…snif…heureusement qu’il y a la relève.J’ai deux bons jeux pour 2018 : Resident evil 7 et Evil Within 2.

  2. Super test comme d’habitude ! En revanche je n’ai jamais accroché à ce type de jeux… je ne doute pas un instant qu’il est bien mais c’est vraiment pas mon délire. J’ai joué à RE7, je n’accroche pas… d’un côté j’ai peur sur des choses pitoyables et d’un autre ce qui est censé surprendre cela me fait ni chaud ni froid.
    Les goûts et les couleurs…

  3. Très bon test que j’attendais (j’ai fais le mien il y a un bail, j’ai plié le jeu deux fois, en long en large et en travers)
    Par contre, je ne peux pas me décider si je préfère le premier ou le second Evil Within. Je le trouve beaucoup plus simple que le premier en terme de difficulté, donc dans un sens moins frustrant (je n’ai pas franchement trouvé d’ennemis qui te one shot comme Laura dans le premier), et j’étais content sur le moment car ce boss m’avait énervé dans le 1, et finalement, je l’ai trouvé un peu moins stressant du coup. J’ai trouvé les phases en monde ouvert très sympa, cela permet de changer et d’amener des nouveautés, mais je trouve le jeu plus prenant en intérieur quand on suit juste l’histoire et que la direction artistique fait du super boulot. Le héros est aussi devenu bavard alors qu’il était souvent très silencieux dans le premier, et l’histoire est donc plus simple (on a déjà les bases). Du coup le jeu est dans un sens très proche mais très différent du premier.

      • Ils se complètent bien au final ces deux jeux. Avais-tu touché les deux DLC du premier jeu ? Car c’est le réalisateur des DLC qui s’est occupé de cette suite, et c’est pour ça qu’on retrouve pas mal de mécaniques de gameplay, notamment en ce qui concerne les moments d’infiltration. J’ai envie d’y rejouer maintenant !

  4. Très bon test, qui va droit au but, sans blabla, c’est ta grande force Arnaud c’est pour ça que je t’aime bien ! Le jeu a l’air énorme même si les survival horrors c’est pas trop mon truc. Mais si le jeu est facile (comme le dit Rick plus haut) ça vaut peut-être la peine que je le prenne pour Noël 😉

  5. Un de mes plus gros coup de cœur cette année! Je suis archi fan de cette franchise et cette suite fut un véritable chef d’œuvre à jouer ! Si je l’ai trouvé moins stressant et flippant que le premier, j’ai préféré le gameplay qui était beaucoup plus fluide, et le côté monde semi ouvert m’a beaucoup plu. Le scénario était vraiment intéressant et plus travaillé que dans le premier jeu. Puis la BO de ce jeu <3 ! Rien que ce morceau j'ai des frissons partout :
    https://www.youtube.com/watch?v=eYf-EsadU7I&list=RDeYf-EsadU7I

    Et puis, petit détail mais néanmoins important : faut bien l'avouer, Sébastien est franchement sexy :p !

  6. Test très intéressant,

    Personnellement, j’ai eu beaucoup moins de mal à rentrer dedans car j’ai terminé The Evil Within 1er du nom pour la sortie de ce second épisode, j’ai donc pu enchainer directement.
    Le revers de la médaille : j’ai bien plus en tête les défauts, mais surtout les qualités du 1er, et le 2ème souffre un peu de la comparaison de mon avis.
    (Avant de continuer je précise que je n’en suis qu’au chapitre 4, et que mon jugement a donc tout le temps d’évoluer)

    Les graphismes et l’ambiance sont ce qui me bloque le plus :
    Oui le second est très beau, mais il est bien plus banal que le 1er : la partie ouverte de la ville est presque chaleureuse (intéressante et belle mais pas oppressante), la moelle est un vulgaire parking souterrain en béton, comme bon nombre d’autres bâtiments d’ailleurs. Franchement, au chapitre 4, intro mise à part, le level design est une grosse déception.
    Les ennemis de base ne sont pas en reste : là ou dans le 1er volet on avait des zombies assez travaillés, on se retrouve ici avec des zombies certes dégueu, mais tous identiques, simplement couverts de pustules dégoulinant… j’ai l’impression de voir le syndrome des orques entre LSDA et le Hobbit)
    J’ajoute également mon coup de gueule contre les armes dont les modèles 3D ne me semblent pas à la bonne échelle : fusil à pompe et pistolet bizarrement gros, et arbalète alambiquée… je regrette le classicisme du 1er sur ce point.
    Et puis le sang quoi ! qu’Est-ce que c’est que cette marmelade rouge pétant ? Ou est la matière coagulée et sombre du 1er volet ?

    En revanche j’adore l’intégration des quêtes secondaires, pouvoir se promener dans quelques maisons et y découvrir de sombres secrets est bien cool, même si je trouve que l’utilisation de la radio n’est pas super optimale.
    J’aime aussi fouiller la ville en extérieure : je déplore le trop gros écart d’ambiance avec le 1er volet, mais l’atmosphère n’est pas mauvaise pour autant.

    Il est aussi vrai que les graphisme, cinématiques et notamment les expressions faciales sont soignées.

    Et j’ai vraiment surkiffé la maison du photographe dans les 1er chapitres, avec des salles toutes plus glauques les unes que les autres (les pendus !)

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