Bonjour à tous chers lecteurs abandonnés ! Aujourd’hui, je vous propose mon test de Shining Resonance Refrain, jeu initialement sorti sur PS4 en 2014, et ce uniquement au pays du Soleil-Levant. Mais figurez-vous qu’il a été remasterisé (pour notre plus grand plaisir ?) sur Nintendo Switch et qu’il est à présent proposé aux joueurs occidentaux ! Alors cela va certainement en étonner plus d’un, mais nous sortirons aujourd’hui totalement de la zone de confort « johannesque ». Allez, c’est parti, pour le meilleur… ou pour le pire. Merci à Koch Media pour la confiance qu’il nous accorde au quotidien.

Petite anecdote personnelle…

Petit aparté sur la Nintendo Switch mesdames et messieurs, car oui, je me suis offert la Switch ! Pour une nénette fan de Retro Gaming comme moi, s’offrir la dernière console à la mode, c’est un petit peu être comme un pigeon qui mord à l’hameçon (pour couronner le tout, je l’ai acheté chez Micro-Arnaque… euh… Micromania). Shame. Après ce long, très long retard d’envoi, cette dernière se retrouve chez moi. Et je peux vous dire que je suis vite retournée en enfance ! Je suis agréablement surprise par l’utilité et les capacités que peut offrir la Switch. Ni une, ni deux, je la branche sur ma télévision pour tester la version éditeur qui nous a été envoyée par notre partenaire. La résolution est parfaite, que ce soit pour n’importe quel jeu (Zelda et Crash Bandicoot, entre autres). Une optimisation aux petits oignons ! Je vous conseille fortement la Switch si vous ne l’avez pas déjà chez vous.

Shining Resonance Refrain en résumé

Je vous préviens d’entrée, le mot « déjà-vu » va être répété relativement souvent dans ce test de Shining Resonance Refrain sur Switch. Media.Vision et Sega nous proposent donc de nouveau ce J-RPG disponible cette fois-ci sur Playstation 4, Xbox One, Switch et PC. Le jeu narre la lutte sans merci entre l’Empire de Lombardie et le Royaume d’Astorie. Deux puissances voulant s’approprier de deux manières différentes le pouvoir des dragons jusqu’à présent disparus… Vous commencez à voir où je veux en venir, hein ? Donc, jusque-là, rien de très original. Vous commencez in media res dans l’histoire. Yuma, le personnage principal dont toutes les filles tombent amoureuses (vive le cliché harem japonais) est retenu prisonnier au sein de l’Empire. Mais votre future équipe (GIRL POWER) court vite, mais alors très vite, à votre secours (des pastèques bien mises en valeur évidemment…).

Test de Shining Resonance Refrain (Switch)
Mise en situation d’un combat dans Shining Resonance Refrain.

Après une « courte » (LOL) introduction, vous attaquez votre premier combat et oh… comme par hasard, Yuma a ce fameux pouvoir draconien dont tout le monde raffole ! Quelle chance Yuma ! Navrée, je ne vais pas m’éterniser sur l’histoire car je n’ai pas la patience de Bill Murray dans Un jour sans fin ! En ce sens, vous partez à l’aventure pour défendre votre royaume contre les forces obscures !

Shining Resonance Refrain, des mécaniques de combat basiques

Des mécaniques de combat basiques, certes, mais efficaces comme je les aime ! Dans un premier temps, on t’apprend comment un combat se déroule… Petite cinématique puis explications simples et claires. Tu travailles en équipe façon Donjon & Dragon, Yuma (mi-homme, mi-dragon), Sonia, princesse du Royaume, et Kirika, la petite sorcière, chacun a un rôle qui lui est propre ! Un tank qui est assez solide pour encaisser les coups, en prendre pour les autres et protéger son équipe, une healer qui reste à l’arrière, qui peut soigner son équipe tout en infligeant quelques dommages en longue portée. Et bien sûr, un bon DPS qui fonce dans le tas ! Dans le menu, tu as la possibilité, avant le combat, de choisir quel personnage tu souhaites contrôler. Si un des personnages meurt durant le combat, tu utilises l’autre en deuxième position etc…

Concernant le combat propre, on t’apprend dès le départ à maîtriser les trois personnages dans trois circonstances différentes, ce qui te permet de maîtriser rapidement les différentes attaques (enchaînements de touche pour chaque attaque).  Très facile à prendre en main en ce sens ! Quand ton adversaire s’affaiblit, qu’il lui reste qu’un seul fil relié à la vie, on te le fait vite comprendre grâce à une cible rouge distincte sur la blessure de la créature, histoire de l’achever en beauté. Chaque personnage a des attaques et pouvoirs de base que l’on peut changer, mettre en avant ou améliorer en cours de jeu. Yuma, lui, a la capacité de se transformer en dragon, ce qui peut être très impressionnant. Plus tard, le joueur aura l’occasion de faire chanter son équipe et d’invoquer le pouvoir J POP, YOUPI !

En fait, c’est toujours le même refrain !

Test de Shining Resonance Refrain (Switch)
Des paroles, des paroles et encore des paroles…

Non, elle a osé faire cette blague ?! Oui ! Comme je l’ai si bien indiqué au dessus, le côté narratif, c’est du « déjà-vu ». Je n’ai rien relevé de très original dans Shining Resonance Refrain. Et les clichés sont malheureusement beaucoup trop nombreux ! Déjà, on a un troupeau, et je dis bien troupeau, de filles qui tombent sous le charme du personnage principal. Le harem ultime (j’ai espéré secrètement qu’il soit gay…) ! La trame narrative reste en stand-by à cause de cette obsession collective sans intérêt. L’aspect physique est bien évidemment mis en avant, les femmes se disputent même l’amour de Yuma en comparant leurs… paires de chaussures ? Non, vous savez très bien de quoi je parle, ça vous obsède ! En conclusion, voilà un concept qui ne vole encore pas bien haut, mais qui peut être aussi considéré comme la marque de fabrique qui reste dans les mœurs d’animation japonaise.

Vous aimez la lecture j’espère ?

En plus d’avoir un arc narratif des plus basiques, Shining Resonance Refrain t’impose des dialogues dignes d’une encyclopédie ! Alors j’espère que tu as beaucoup, mais beaucoup de patience, car avant de casser des têtes, tu vas devoir passer des heures à lire ! Moi qui ai pour habitude de défendre des jeux portés sur la narration, je pense que ce jeu m’a fait changer d’avis. J’ai donc consulté des tests de Shining Resonance Refrain pour savoir si je n’étais pas la seule. En somme, beaucoup de testeurs n’ont pas hésité une seule seconde à passer les pavés pour attaquer directement le vif du sujet ! Qui plus est, j’espère également que vous êtes bilingues (pas comme moi quoi !) car le jeu ne propose pas de sous-titres en français. Bon, j’ai creusé un peu plus loin avant de cracher mon venin. Shining Resonance Refrain était de base, disponible uniquement au Japon lorsqu’il est sorti sur Playstation 3 en 2014. En ce sens, c’est une excuse valable pour ne pas fournir de sous-titres français…

Une conclusion qui rime avec bonne note ?

Test de Shining Resonance Refrain (Switch)
Suivez-moi les copains !

Contrairement à ce que j’ai pu sous-entendre jusqu’à présent, j’ai trouvé plusieurs notes positives dans ce jeu. On ne peut nier le fait que l’univers est totalement bien travaillé ! Les personnages ont tous des personnalités différentes, lesquelles vous enverront vers des quêtes annexes pour plus de liberté. Car oui, on est dans un open world et moi j’adore ça ! Voilà une note qui permet au joueur de se libérer quelques heures de l’arc narratif principal. De plus, vous avez la possibilité de rencontrer plusieurs PNJ qui, en fonction de votre évolution et de votre inventaire, vous permettront d’améliorer vos armes ou encore de crafter certains items pour en fabriquer des potions. D’un autre côté, durant les affrontements, les différentes jauges se remplissent très rapidement, ce qui crée une fluidité incroyable pendant les phases de combat. Si je devais retenir un point positif dans le jeu, c’est bien celui-là.


En somme, mon avis est mitigé suite à ce test de Shining Resonance Refrain. La Nintendo Switch est tellement fiable, mais je ne peux pas en dire autant du jeu. Ce qui me frustre le plus, ce sont ces dialogues qui envahissent le parcours du joueur. Impossible de suivre le rythme, la frustration est bien palpable. Cependant, je ne dis pas non à un arc narratif bien ficelé. Faut-il encore savoir le fusionner avec le reste du jeu ! Malgré une bande son et des graphismes plus que correctes, je pense que cela se ressent dans mon test, je me suis fait violence pour jouer à Shining Resonance Refrain. Navrée, mais je ne peux pas toujours être à la pointe du positif !

La note de la rédaction
  • Gameplay - 5/10
    5/10
  • Durée de vie - 5/10
    5/10
  • Graphismes - 6/10
    6/10
  • Scénario - 4/10
    4/10

Les plus et les moins

✔︎ Jouer sur la Switch !
✔︎ Les mécaniques de combat.
✔︎ Draguer pour mieux régner.

✘ Les dialogues beaucoup trop longs et soporifiques.
✘ Le scénario banal et déjà vu...
✘ Pas assez d'interactions dans les villes.
✘ Pas de sous titres FR !

5.0/10

 


Johanna Biasinutto

Étant Game Designer, le jeu vidéo est omniprésent dans ma vie et j'en suis très heureuse ! Adepte des jeux de rôle, je suis aussi une grande cinéphile : je me perds souvent dans des contrées lointaines et fantastiques. Chaque jour est pour moi une nouvelle aventure.

8 Commentaires »

  1. JRPG + Switch = combo qui n’est clairement pas fait pour moi. Par contre le test est très agréable à lire et bien fun. Il ne peut d’ailleurs en aller autrement quand on place une référence à Groundhog Day et ce cher Bill. “Hey, Phil !!” ^^

  2. Excellent test comme toujours tant sur le fond que sur la forme. Argh… Les dialogues à rallonge j’avoue que c’est pénible. Mais ça existe aussi sur certains RPG occidentaux comme Horizon Zero Dawn par exemple… La franchise Shining est passée par à peu près tous les genres je crois (Dungeon-RPG, Action-RPG, Tactical RPG) mais toujours au tour par tour. C’est sa marque de fabrique. Quant aux gros nibards, c’est pour faire plaisir aux garçons, surtout aux japonais. Dire qu’un-tiers des hommes japonais âgés d’au moins 25 ans n’ont jamais eu aucun rapport sexuel. J’imagine leur frustration les pauvres !

  3. J’en connais un de jeu aux dialogues et cinématiques à n’en plus finir(et non ce n’est pas de moi que je parle hein) ^^ et pourtant c’est un très bon jeu. C’est Metal Gear Solid. Seul le numéro 3 est sans failles, le 1, le 2 et le 4 c’est scène cinématique sur scène cinématique et bla et blabla. Au moment où tu te dis “Ah c’est fini” et ben non y en a encore ^^. Dans tous, les Japonais, notamment manga les filles c’est toujours des grosses poitrines. Je ne comprends pas cette fascination, je trouve cela trop gros ! Puis quand tu vois leur émission de jeu, ce n’est pas chez nous que tu verras ça un jour c’est osé! on en avait déjà parlé une fois sur le blog. Pour le jeu, déjà faut aimer le genre, qui n’est pas le mien, mais tu auras toujours des fans de ce genre de jeu, qui n’est pas un mauvais jeu en soi.
    Si elle baissait de prix le switch je la prendrais mais je la trouve encore chère, je voudrais Zelda et Mario Kart. Tu n’es pas retombée en enfance, tu es toujours une grande enfant, et puis les filles, elles sont toutes des princesses, c’est juste que certaines ont mauvais caractère, ça en fait des dragons hihi ^^

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