Amis pervers, vicieux et lubriques : bonjour ! Vous êtes sûrement surpris de voir votre amateur d’effusions d’hémoglobine s’attaquer à un jeu avec d’autres sortes de giclées… Mais vous savez, un homme peut avoir plusieurs cordes à son arc (et qu’on se le dise, la taille de l’arc n’a aucune importance !). C’est donc après une soirée très particulière qu’un membre de JSUG (que je ne citerai pas) m’a glissé dans la poche le nouveau titre du développeur CrazyBunch, tout en me lançant un petit regard amusé : « régale-toi mon coquinou… ». Mais me suis-je amusé à ce jeu ? Réponse dans mon test de Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry à partir d’une version commerciale sur PlayStation 4.

Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry vs. Retour vers le Futur

Le plot de ce nouvel opus de la saga est particulièrement bien trouvé ! Effectivement, la série des Leisure Suit Larry date des années 80-90 et je me demandais dans quel état nous allions retrouver notre grand pervers préféré. Eh bien rassurez-vous, il n’a pas changé ! Il vient même tout droit du passé après avoir fait un bond temporel le ramenant à notre époque de dégénérés (là encore, je ne citerai personne). Larry se retrouve alors dans le monde actuel et il y est complètement perdu ! Smartphones, applications de rencontre, réseaux sociaux, le « pauvre vieux » ne se sent plus dans le coup (mais l’a-t-il déjà vraiment été ?). Son éternelle soif de conquêtes féminines va donc le pousser à tenter de comprendre toutes ces choses qui sont devenues « vitales » pour draguer les jeunes femmes d’aujourd’hui. Bien que déjà vue, j’ai trouvé l’idée vraiment sympathique, surtout qu’elle permet aux développeurs et scénaristes de faire une belle critique de l’évolution de la technologie et de la déshumanisation des rapports entre les gens.

Première mission pour survire dans notre monde : acheter un smartphone !

GAMEPLAY (BOY)

Tout comme Larry, le gameplay n’a pas vraiment changé et c’est un peu dommage… Malgré la présence d’un smartphone et de ses applications dans la poche du héros, on est sur du Point & Click vraiment basique. Du coup, on se rend compte que les changements qui ont été opérés dans le genre sont tout à fait minimes. Je ne compte pas le nombre d’heures perdues à enchaîner des dialogues en boucle ou à essayer de combiner des objets invraisemblables afin de réussir à avancer un peu dans l’histoire. Peut-être est-ce moi qui ai grandi (dans le sens « mature » et pas « vieux » ! Non mais !!!) mais j’avoue avoir très vite perdu de l’intérêt à avancer dans l’histoire. Même les phases de drague qui ont fait la « renommée » de la saga s’avèrent être au final lassantes et sans aucun fun.

Tiens, je crois l’avoir déjà vu quelque part celle-là !

Larry… Ce mec est franchement ringard !

Outre les graphismes rétro bien sympas, j’ai également apprécié certaines joutes oratoires entre Larry et les « gens de notre époque » car je pense qu’elles peuvent amener certains à réfléchir sur nos modes de communication actuels ; cela montre à quel point l’amour du « like » et du nombre de « follower » est devenu plus important que tout. Vous aurez d’ailleurs remarqué que Je suis un gameur.com, contrairement aux autres médias du jeu vidéo, qu’ils soient petits ou grands, ne se laisse pas embarquer dans cette spirale infernale. Mais revenons-en à mon test de Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry : même si c’est totalement assumé, notre Larry devient vite lourd et ses remarques commencent à être insupportables passées les quinze premières minutes de jeu (la possibilité d’appuyer sur un bouton pour les abréger m’a sauvé de pas mal de crises de migraines !). C’est vraiment dommage car le fun ressenti dans la série par le passé n’est plus vraiment là et je dirais même que ce nouvel épisode l’a vraiment fait sombrer dans la beauferie.

Tout en finesse !

Qu’on se le dise, les Leisure Suit Larry n’ont jamais été des chefs-d’œuvre mais j’avoue qu’ils avaient tous un aspect fun qui les transformaient en sorte de guilty-pleasure vidéoludique. Cet épisode est donc pour moi un petit raté car malgré de bonnes intentions et un côté plutôt « engagé » contre les réseaux sociaux, on s’ennuie ferme et les lourdeurs de Larry le rendent très vite insupportable. Si vous avez lu mon test de Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry jusqu’au bout, je vous conseillerais donc de passer votre chemin ! C’est peine perdue pour Larry…

La note de la rédaction
  • Gameplay - 3/10
    3/10
  • Durée de vie - 5/10
    5/10
  • Graphismes - 7/10
    7/10
  • Scénario - 4/10
    4/10

Les plus et les moins

✔︎ Les graphismes rétro.
✔︎ La critique des dérives de notre monde actuel.

✘ Larry...
✘ Les remarques de Larry.
✘ La beauferie ambiante.
✘ La lassitude rapide.

4.8/10

 


Arnaud Troupenat

Gameur depuis 20 ans, j'ai exercé ma passion sur tous types de supports ! Jeux de combat, d’aventure, de survival horror et de plateforme, je suis un amoureux incontestable du jeu vidéo dans son ensemble.

7 Commentaires »

  1. Avant être lourd dingue ça le faisait, maintenant plus mdr ^^.
    C’est vrai que cette saga n’est pas toute jeune, je connais ce jeu mais je n’ai jamais joué parce que c’est axé sur du coquinou, il est trop explicite et en jeu vidéo , cela ne m’intéresse pas trop. Je préférais fascination, un jeu d’aventure point and click plus léger dans le coquinou, et puis Elvira , c’était quelque chose mdr ^^

  2. Wet Dreams Don’t Dry ? C’est la douche froide ? Grosse déception, moi qui avais adoré Drague en haute mer ! Après ce jeu est-il vraiment la suite logique des jeux d’Al Lowe ? Car normalement chaque épisode est numéroté (Leisure Suit Larry VI: Tu t’accroches ou tu décroches). Oui… Je sais… Je suis un aficionado des Larry ??

      • OK peut-être quand le prix baissera ! Le truc aussi c’est qu’y a au moins 10 ans qui séparent le nouveau jeu du précédent. Pour le mettre au goût du jour j’imagine qu’ils se sont inspirés des derniers phénomènes (#MeToo) et qu’ils ont pris des gros beaufs bien virils pour modèle ?. Ils sont un peu légion à notre époque quand je vois/entends les gamins d’aujourd’hui ça fait peur. C’est la génération téléréalité, porno en libre accès, Tinder ?

  3. En tout cas il y a du soin apporté aux décors, sur les screens postés pour l’article on peut y voir par exemple la femme à 3 seins de Total Recall, le jeu de mot Horny Corn est bien trouvé, j’ai aussi bien aimé l’image de la fameuse Sara Soft et ses seins coniques version PS1 !
    Le problème du jeu vient peut être aussi de la localisation en français qui a peut être manqué de finesse !
    Ce genre de jeux reste un tour de force dans le contexte actuel, je suis même étonné que l’éditeur prenne de tels risques, mais il en faut pour tout le monde, et la guerre entre les pro et les anti aura toujours de nouveaux points de crispation.

    Je voulais aussi souligner que la phrase “Vous êtes sûrement surpris de voir votre amateur d’effusions d’hémoglobine s’attaquer à un jeu avec d’autres sortes de giclées…” est tout simplement géniale !

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