Test de Saints Row sur PS5 : comme une odeur de saindoux…

Vous attendiez le retour de la saga Saints Row ? Vous allez peut-être être déçus... Découvrez notre test du jeu sur PS5.

Soyons clairs d’emblée, le blé c’est bien, mais ça ne fait pas tourner le monde ! Ou peut-être que si… C’est vrai que dans notre société capitaliste, le blé vaut de l’orge. Allons bon, on riz, on riz, mais avoir du blé, ça ne mange pas de pain. Comme vous l’aurez compris, aujourd’hui, je vous propose mon test de Saints Row sur PlayStation 5, un jeu développé et édité par Deep Silver Volition et THQ ! Nous remercions l’éditeur de nous avoir confié une version presse du jeu.

Test de Saints Row : la théorie du Big Gang

L’histoire de Saints Row commence de manière somme toute classique, c’est-à-dire par l’enterrement de l’avatar que vous venez fraichement de créer, appelons-le Eustache la moustache (vous comprendrez en voyant mon avatar). Et BAM, flashback. Là, vous apprenez que vous travaillez pour Marshall Defense Industries, une milice privée dont la principale activité est de se faire un maximum de pognon. Eustache est nouveau, et en tant que bon débutant, il effectue sa première mission dans une sorte de ville du Far West en dégommant tout ce qui bouge. Il finira par sauter sur un avion à réaction pour arrêter sa cible.

Test de Saints Row
Je vous présente Eustache.

Cette première mission remplie, il rentre à sa colocation pour passer du temps entre potes. Histoire de chiller un peu, ils décident d’aller braquer un prêteur sur gages, une journée normale en somme. Eustache saute en moto, fait des saltos avec sa bagnole, se couche sur le toit de sa Fiat Multipla alors qu’il est en train de conduire. Clairement, Eustache est un sacré déglingo ! Après quelques missions, sa colocation décide de se lancer dans un projet commun : monter un gang, les Saints. Et… c’est à peu près tout. Le scénario est anecdotique…

Cachez ce Saint que je ne saurais voir

Saints Row, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, est une franchise GTA like dont le principe de base est que c’est un jeu de type folichon, voire carrément déjanté. Je vous rassure, le jeu n’est pas aussi brindezingue que mes intros. La franchise a débuté en 2006 sur PS3, Xbox 360 et PSP et était fortement comparée aux GTA. Au fur et à mesure des opus, Volition a mis l’accent sur le côté complètement barré de son jeu, et c’est devenu du grand n’importe quoi. Ce test de Saints Row vous présente ce qui devait être le reboot de la série, qu’Eric vous avait déjà annoncé en 2019 !

Test de Saints Row
On peut maintenant voyager sur la voiture…

L’avantage de faire un jeu où la cohérence importe peu (ça me rappelle mon fabuleux test de Struggling), c’est que toutes les idées qui passent par la tête de ces dingos de développeurs peuvent être implémentées directement. Envie de combattre des zombies ? Ok. De vous balader à oualpé dans les rues pour choquer un max de personnes ? C’est parti. Envie de former un groupe composé de deux DPS, d’un tank et d’un Healer pour aller combattre Uu’nat, le Héraut du Vide ? Ça non par contre, parce qu’on n’est pas dans World of Warcraft. Du coup, il y a énormément de contenu, ce qui monte la durée de vie à une quarantaine d’heures, mais rien de folichon. On reste sur des collectibles et des missions secondaires, ce qui reste très paresseux d’un point de vue technique et narratif. 

Un gameplay pas vraiment Rowcoco

La recette Saints Row a bien fonctionné pendant des années, en partie parce que le studio avait su se créer une bonne communauté. Ici, le reboot semble prendre cette communauté pour acquis, sans réellement proposer quelque chose d’original. Il s’agit d’un GTA like classique, avec des missions certes un peu barrées, mais pas exceptionnelles. J’ai malgré tout noté certaines nouveautés dans ce test de Saints Row, comme la possibilité de se coucher sur le toit de sa bagnole, ou des skills débloqués au fur et à mesure de la progression.

Test de Saints Row
Il y a des bugs à la pelle.

Eustache peut ainsi mettre une grenade dans le caleçon de ses ennemis et s’en servir comme des bombes humaines, il peut lancer des mines de proximité, des grenades, et j’en passe. Dans l’ensemble, le gameplay s’avère plutôt vieillot d’autant plus que les ennemis, pour beaucoup d’entre-eux, sont des sacs à PV… Ainsi, ils résistent à 14 chargeurs vidés dans leur tronche et aux mines de proximité, même quand elles sont collées sur leur pif… Les gunfights ne sont pas particulièrement dynamiques, les personnages et leurs animations sont un peu raides, quant aux décors ils sont simplistes, voire vides.

Test de Saints Row
Eustache est tellement classe !

Concernant la conduite des véhicules, ici aussi, c’est un peu une déception. Eustache peut faire des embardées pour attaquer les autres voitures, mais une fois encore, le gameplay se révèle trop raide. Aucune voiture n’a autant de classe que la moustache d’Eustache. Bref, la technique est à la ramasse. On a vraiment l’impression de jouer à un jeu d’il y a 15 ans… Il n’y a malheureusement pas grand-chose de plus à dire.

Avec une technique un peu vieillotte, et un jeu qui considère sa communauté pour acquise, ce test de Saints Row ne casse pas trois pattes à un esturgeon. L’histoire, centrée sur les colocs d’Eustache, ne s’avère pas particulièrement intéressante. Les animations et les graphismes donnent une impression de rigidité un poil dérangeante. Disponible sur PS4, PS5, PC, Xbox One et Xbox Series, Saints Row est un jeu classique qui n’apporte malheureusement pas grand-chose d’intéressant dans vos ludothèques.

La note de la rédaction
  • Graphismes - 5/10
    5/10
  • Gameplay - 6/10
    6/10
  • Histoire - 4/10
    4/10
  • Bande-son - 6/10
    6/10

Les plus et les moins

✔︎ Un GTA like.
✔︎ Des personnages.
✔︎ Des voitures.
✔︎ Des pistolets.
✔︎ Et même des mitraillettes !
✔︎ Ce jeu existe.

✘ Une technique d'un autre temps.
✘ Une histoire anecdotique.
✘ Une absence de plus...

5.3/10

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2 réponses

  1. J’avais joué au second épisode, je n’ai pas connu le premier, il était pas mauvais, bien que le gameplay était à arranger. J’ai fait le 3 mais là on est parti dans un délire et le 4 , j’en parle même pas tellement c’était du n’importe quoi, j’ai joué un tout petit peu et j’en suis resté là tellement c’était trop n’importe quoi. Et c’est là justement le point noire du jeu, pourquoi faire autant de connerie dans un jeu alors que Gran Theft Auto, y en a pas tous les ans et il y a un vide entre chaque GTA et donc un tas de pognon à se faire. De rendre justement Saints Row plus proche dans le sérieux d’un GTA, c’est tellement simple à faire. Il y a moyen de vendre ce jeu comme des petits pains en arrêtant la stupidité que dégage le jeu et en travaillant sur le gameplay. Coucou Deep Silver volition, c’est possible de tacler GTA étant donné que Rockstars ce sont des fainéants…..faut en profiter

  2. Pour le coup je trouve la note un peu sévère pour ce Saints Row que j’ai acheté day one (comme un pigeon MDR).

    Je comprends que la sauce (coucou le saindoux haha) ne prenne pas pour tout le monde… Disons que les joueurs bercés par GTA, où le gameplay est solide, le scénario travaillé, les missions très variées et intéressantes, seront déçus par Saints Row tout simplement parce que ce jeu mise sur l’absurde.

    Par contre pour ceux comme moi qui veulent s’amuser sans se prendre la tête, c’est sûrement le jeu parfait. Mais il est vrai que le gameplay est dépassé, les phases de tir sont assez bidons tu dois juste bourriner, tu fais bien de le dire. Après moi j’ai quand même trouvé le jeu assez joli visuellement, et la map très cool.

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