Comme d’habitude, mes démons étaient là. Ils m’observaient, je le sentais. Peu importe l’endroit où je regardais, je sentais le poids de leur présence, de leur regard et de leur jugement. Ils sapaient ma volonté et brisaient mes espoirs d’avoir un appartement en ordre un jour, j’avais besoin de renouveau, loin de leurs méfaits démoniaques et félins, histoire de me changer les idées. Aussi ai-je discuté avec Eric afin qu’il me donne un test à me mettre sous la dent. « J’ai ce qu’il te faut, mon ami, tiens, prends cette clé PS4, tu vas voir, c’est bien de la balle au rebond. » Ne soulignant pas son utilisation douteuse d’une expression qui n’existait sans doute pas, j’entrais le code du jeu. Apparemment, je m’embarquais pour le test de Nioh 2, un jeu avec des démons japonais… MERCI ! DES DÉMONS, SÉRIEUX ?! AH BEN ÇA VA BIEN ME CHANGER ! Suite à quoi Eric disparut dans la nuit, accompagné de l’écho d’un rire macabre.

Bon, eh bien, c’est parti pour un test de Nioh 2 en bonne et due forme, hein, lequel a été rendu possible grâce à la gentillesse de Sony France ! Si vous ne connaissez pas la licence, il s’agit d’une sorte de Souls-like développé par le studio Team Ninja et édité par Koei Tecmo, mais en bien plus nerveux. Dans le premier opus, nous incarnions William, un anglais qui se retrouvait à lutter pour des généraux japonais bien connus des férus d’histoire nippone. En effet, l’une des forces de la série réside dans son ancrage historique, et dans la capacité de la Team Ninja à agrémenter le parcours des personnalités du Japon féodal d’une bonne dose de fantastique et de démons en tout genre : les Yōkai. Côté histoire, comme d’habitude dans cette licence, je n’ai rien compris, on dirait l’introduction d’un de mes tests !

Plus sérieusement, durant tout le jeu, le joueur se demande souvent ce qu’il fout à tel endroit en compagnie de tel général… D’ailleurs, le jeu nous prévient que l’on avance dans l’histoire en précisant qu’il est possible d’en consulter le résumé par le biais des menus, ce que je me suis empressé de faire à chaque fois. Grâce à ça, j’ai pu continuer à ne rien comprendre tout en ayant perdu un temps précieux, que j’aurais pu passer à écrire une introduction pertinente en début de test. Merci, la Team Ninja.

Test de Nioh 2 : des postures passées à la postérité

Nioh 2
Il n’y a pas à dire, l’ambiance est là !

Si vous avez lu mon dossier sur DBZ, vous savez que les jeux se dotent de plus en plus de possibilités de personnalisation, notamment en intégrant des éditeurs de personnage. Ce test de Nioh 2 me permet de confirmer mes dires (et de faire genre je suis un mec plus ou moins malin dont l’analyse n’a d’égale que l’absence de toison capillaire). En effet, le jeu commence avec un éditeur de personnage plutôt sympathique. Par contre, forcément, qui dit personnage créé de toute pièce, dit personnage muet. Cette caractéristique est d’ailleurs diégétisée, donc, intégrée à l’histoire. Les autres protagonistes n’ont de cesse de faire remarquer que vous n’êtes pas très causant. Malin, Team Ninja, vous avez plus d’un tour dans la manche de votre kimono qui ne fait pas le moine tibétain !

Ensuite, le jeu vous embarque dans un tutoriel, à la fin duquel il vous faut choisir vos armes principales parmi neuf types. Ces neuf types constituent autant de possibilités de gameplay. Les doubles épées sont particulièrement rapides, mais manquent de défense, la masse est lente, mais vous permet de mettre de sacrées tatanes, etc. Personnellement, j’ai opté pour le glaive : une sorte de lance rétractable qui se déplie et prend une forme de faux. La manière dont on la joue permet à la fois de gérer l’ennemi à distance et de… Non, je déconne, je l’ai choisi parce que ça claque sa mère, soyons clair. En plus, j’instaure la peur dans le cœur de mes ennemis, que demander de mieux ?

Nioh 2
Avouez que cette faux a la classe !

Le système de combat est toujours basé sur la gestion de la posture du personnage : haute (puissante), moyenne (normale) et basse (rapide). Grâce à un arbre des talents particulièrement complet, il est possible de débloquer au fur et à mesure que l’on utilise une arme en particulier toute une série de coups qui lient les différentes postures. Au bout d’un moment, il vous est possible de switcher entre celles-ci en plein milieu d’un enchaînement, ce qui vous assure une bonne quantité de dégâts, en plus d’une classe internationale et éternelle.

Ce système de combat a été parfait et s’avère plus impitoyable que jamais. Ce test de Nioh 2 s’est révélé frustrant, mais également particulièrement plaisant. En effet, bien que difficile à prendre en main, le gameplay de Nioh 2 n’est jamais injuste. Si vous mourez, c’est de votre faute, et pas la faute d’un lag, d’un ennemi trop fort ou que sais-je. Il convient de noter que les chats restent cependant une excuse valable lorsqu’ils débranchent le câble HDMI de votre télévision ou font leur griffe dans vos pupilles.

Un démon démoniaque des enfers infernales

Nioh 2
Il vous est possible de personnaliser votre apparence lors des transformations en Yōkai !

La vraie nouveauté, c’est la possibilité de vous transformer vous-même en Yōkai. Il en existe trois formes : la Brute, le Phantom et le Feral, chacune avec ses spécificités. La Brute est plutôt fidèle à son nom et vous permet de faire de gros dégâts tout en encaissant les coups, le Phantom est une sorte de classe à distance et le Feral est la forme la plus rapide. D’ailleurs, on notera que ces transformations s’accompagnent de nouvelles fonctionnalités : les contres Yōkai et les attaques démoniaques.

Quand vous défiez des ennemis, ils lancent des attaques puissantes quasi-imparables accompagnées d’un nuage rouge. Cet indice visuel vous fait comprendre ce qui se prépare et vous permet d’effectuer un contre, ce qui vide fortement la jauge de parade de l’ennemi. Une fois cette jauge vide, vous pouvez allègrement défoncer la tronche de votre opposant et lui faire une attaque contextuelle.

Boss de Nioh 2
Certains boss sont démesurés !

Quant aux attaques démoniaques, elles sont basées sur les ennemis que vous rencontrez. De temps à autre, les Yōkai lâchent une âme, que vous pouvez ramasser et équiper sur un esprit protecteur (une sorte d’animal fantôme qui influence votre transformation Yōkai). Vous pouvez équiper deux attaques démoniaques sur un même esprit protecteur. Au bout d’un moment, il est possible d’équiper deux esprits protecteurs, ce qui vous fait quatre attaques démoniaques au total. En bref, les possibilités de personnalisation tant physiques que systémiques sont vraiment nombreuses dans Nioh 2.


En conclusion, ce test de Nioh 2 a été très plaisant. Son côté difficile est compensé par son gameplay particulièrement équilibré et bien pensé. Complexe, mais jamais injuste, il sait tenir le joueur en haleine et le pousser à apprendre les patterns des ennemis, pour ensuite jouer comme un vrai samouraï démoniaque. Le seul point négatif réside, selon moi, dans son histoire elliptique et parfois incompréhensible. Nioh 2 mise tout sur son gameplay, ce qui ne l’empêche pas d’être une réussite. Si ce test vous a plu ou convaincu, sachez que vous pouvez acheter le jeu en passant par ce lien affilié. De cette manière, vous contribuez au développement de JSUG !

La note de la rédaction
  • Graphismes - 8/10
    8/10
  • Gameplay - 9/10
    9/10
  • Bande-son - 7/10
    7/10
  • Scénario - 6/10
    6/10

Les plus et les moins

✔︎ De sacrés graphismes !
✔︎ Un gameplay plus qu'éprouvé !
✔︎ Un jeu exigeant, mais jamais injuste.

✘ Nécessite du temps pour être maîtrisé.
✘ J'ai rien compris au scénario...

7.5/10

 


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

11 Commentaires »

  1. il est plus facile qu’un demon soul, maintenant par rapport à l’épisode d’avant, celui-ci, les ennemis reviennent à chaque fois qu’on fait un trajet et que l’on se fait tuer? Justement c’est ce que je n’apprécie pas dans le jeu, j’étais arrivé à un boss ou semi-boss, on sent qu’on peut les battre mais le problème, c’est que les sauvegardes ne sont pas rapprochées et que le chemin à faire est repeuplé, et qu’à la fin tu préférés courir et les éviter que de t’en débarrasser, vu que l’objectif c’est d’aller couper en rondelle le boss. Après je n’ai pas assez joué au premier, que je reprendrai à un moment donné parce que justement c’est un jeu qui demande beaucoup de temps entre mourir et avancer. Je contribue par U-tip je suis en route vers les 18 euros. Avec ça on pourra replanter un arbre avec 4 feuilles , c’est déjà ça….^^

  2. Merci mon PY ! Juste que j’ai été obligée de lire ton analyse en trois fois tellement ton style et tes néologismes (si on peut appeler ça comme ça) m’ont fait exploser de rire, j’en pouvais plus au bout de quelques lignes ????? Cela ne m’a pas empêchée d’apprécier cet article bien ficelé à sa juste valeur. Merciiiii pour ce bon moment passé à te lire. Bisouxxx de MiJo

  3. Haha PY on est sûr de rigoler avec toi ?. Merci pour cet agréable moment de lecture et ce test qui est franchement bon. Malheureusement les Soul-like c’est pas ma came donc je passe mon tour pour Nioh 2 !

  4. Super test. Mais entre le scénario et la difficulté du jeu je passe mon tour… Ou alors dans quelques années quand la PS5 sera au top et que je le jeu ne vaudra plus rien !

Laisser un commentaire