Je ne sais pas pour vous, mais moi, une souris, je ne lui fais jamais de cadeau… Entre toutes les soirées où j’ai cliqué comme un dératé sur Counter-Strike, les longues sessions de montage photo, les heures passées à écrire des articles et les achats compulsifs sur Steam de jeux auxquels je ne jouerai probablement qu’une fois, autant vous dire que ce petit périphérique bosse autant que moi… voire même plus ! Alors forcément, quand The G-Lab m’a proposé de prendre en main sa toute nouvelle souris Kult Elite M150, je me suis posé une seule question : est-ce qu’une souris française vendue sous la barre des 80 € peut réellement venir chatouiller les grosses références du marché ?

En tout cas, sur le papier, elle coche beaucoup de cases qui font actuellement tourner la tête des joueurs compétitifs : un capteur PixArt 3950, un poids très léger de seulement 55 grammes, un polling rate jusqu’à 8 000 Hz, des switchs optiques TTC et même une batterie amovible livrée en double ! Oui, vous avez bien lu, deux batteries ! De quoi éviter le fameux « attends cinq minutes, je branche ma souris », généralement prononcé au pire moment d’une partie classée. Bref, je vous livre mon test de la souris The G-Lab Kult Elite M150.
The G-Lab Kult Elite M150 : une prise en main qui inspire confiance
La toute première chose qui m’a surpris en extrayant la Kult Elite M150 de sa boîte, c’est évidemment son poids. Ou plutôt son absence de poids ! Avec seulement 55 grammes, on a presque l’impression de tenir une coque vide ! Les premières minutes sont même assez déroutantes lorsqu’on a l’habitude d’utiliser une souris « traditionnelle ». Puis, rapidement, le cerveau s’adapte, et revenir sur un modèle plus lourd devient simplement impossible.
J’ai également apprécié le choix de The G-Lab de rester relativement sobre : pas de RGB façon sapin de Noël, pas de design ultra-agressif qui te donne l’impression de tirer avec un pistolet laser. La M150 va droit au but. Son format symétrique convient à la majorité des prises en main et la finition inspire confiance. Les patins 100 % PTFE assurent une glisse franchement agréable, tandis que les grips fournis permettent d’améliorer l’accroche pour ceux qui ont tendance, comme moi, à transformer leur paume en piscine municipale après quelques manches un peu tendues.
Une souris pensée pour jouer… mais pas seulement !
Les chiffres, c’est bien. Mais concrètement, est-ce que ça change quelque chose ? Eh bien oui, et c’est probablement ce qui m’a le plus surpris ! Soyons clairs : le capteur PixArt 3950 est irréprochable. Les mouvements sont précis, les décrochages inexistants, la sensation de contrôle immédiate. Que ce soit sur des FPS nerveux où le moindre flick peut décider de l’issue d’un duel, ou sur des jeux plus tranquilles demandant de la précision, la souris répond toujours présent. Les 30 000 DPI feront sourire la plupart des joueurs qui utilisent en réalité des sensibilités bien plus faibles, mais ils témoignent surtout du positionnement très haut de gamme du capteur. Et même constat concernant le polling rate de 8 000 Hz. Soyons honnêtes, tout le monde ne verra pas une différence flagrante entre 1 000 et 8 000 Hz. En revanche, l’ensemble participe à cette sensation générale de fluidité et de réactivité qui donne immédiatement confiance.

Les switchs optiques TTC sont une autre bonne surprise. Les clics sont francs, rapides et sans sensation de flottement. Je fais partie de ces joueurs qui cliquent tellement fort que ma souris doit parfois croire que je lui en veux personnellement. Ici, malgré plusieurs jours d’utilisation assez intensive, je n’ai jamais eu cette impression de fatigue ou de manque de précision. Et puis, il y a un détail auquel je ne pensais pas accorder autant d’importance : les deux batteries interchangeables. Honnêtement, c’est probablement ma fonctionnalité préférée ! En fait, plutôt que de brancher un câble et de transformer votre souris sans fil en souris filaire pendant la recharge, il suffit d’ouvrir le compartiment, de remplacer la batterie vide par la seconde déjà chargée, et le tour est joué ! L’opération ne prend pas plus de 10 secondes. C’est tout bête, mais après quelques jours, on se demande pourquoi davantage de constructeurs ne proposent pas cette solution… Ça me fait un peu penser aux piles des anciennes manettes Xbox : une fois qu’on y a goûté, revenir en arrière devient compliqué ! L’autonomie annoncée peut atteindre une centaine d’heures selon les réglages utilisés.
Un logiciel discret mais complet

La souris Kult Elite M150 s’accompagne d’un logiciel permettant de personnaliser les DPI, les boutons, les profils ou encore le taux de rafraîchissement. Alors oui, comme souvent avec ce genre de logiciel, on pourrait facilement passer des heures à modifier tout un tas de paramètres auxquels on ne touchera finalement plus jamais. Mais l’essentiel est là : l’interface reste claire, les réglages sont simples à comprendre et chacun peut adapter la souris à sa façon de jouer sans avoir besoin d’un diplôme d’ingénieur.
Mon verdict Avec cette Kult Elite M150, The G-Lab signe une souris gaming très convaincante, capable de tenir tête à des modèles bien plus installés. Légère, précise, réactive et portée par un ingénieux système de double batterie, elle coche quasiment toutes les cases, surtout à moins de 80 € ! Bien sûr, le résultat n’est pas encore parfait : certains regretteront l’absence de boutons supplémentaires ou un design assez sobre. Mais à l’usage, la souris se fait vite oublier, que l’on joue, travaille ou monte des vidéos. Et pour un périphérique que l’on garde plusieurs heures par jour sous la main, c’est sans aucun doute l’un des meilleurs compliments que l’on puisse faire à la Kult Elite M150.
Test de la The G-Lab Kult Elite M150
Note









