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Critique de BioShock: Rapture, l’incroyable roman de John Shirley

Retour à Rapture avec le roman de John Shirley : une lecture sombre et captivante sur la naissance de la cité sous-marine.

En 2016, je parlais encore rarement de romans sur JSUG.com. Ceci dit, BioShock: Rapture avait tout pour me faire changer d’avis… Ma chérie me l’avait offert, sachant à quel point j’aime cet univers. Et bien sûr, elle avait vu juste : John Shirley m’a donné une bonne raison de retourner dans la cité sous-marine, à l’époque où elle n’était pas encore en ruines.

La série BioShock m’a marqué par ses décors, ses personnages et sa manière de raconter une histoire. Je garde un souvenir particulièrement puissant de mes premières heures à Rapture, puis de ma découverte de Columbia et d’Elizabeth dans BioShock Infinite (PS3). Par ailleurs, j’ai aussi raconté ce que je pensais de la trilogie dans mon test de BioShock: The Collection. Mais le roman de John Shirley emprunte une autre voie : il nous ramène aux origines de la ville et montre comment un rêve grandiose a pu tourner au cauchemar.

Critique de BioShock: Rapture, avant la catastrophe…

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Andrew Ryan veut échapper à un monde qu’il juge étouffé par les gouvernements, la censure et les contraintes imposées à la science. Fort de son immense fortune, il entreprend de bâtir Rapture au fond de l’océan. Dans cette cité, artistes, industriels et chercheurs doivent pouvoir poursuivre leurs ambitions sans avoir de comptes à rendre à la surface.

bioshock rapture livre
BioShock: Rapture, ou l’histoire d’une ville idyllique qui devient un enfer.

Sur le papier, le projet a de quoi fasciner ! Mais une ville ne tient pas uniquement sur les convictions de son fondateur. Les inégalités, les rivalités et la course au pouvoir fissurent peu à peu l’utopie de Ryan. Le véritable intérêt du livre est là : découvrir Rapture lorsqu’elle paraît encore viable, puis voir les failles doucement s’élargir… On connaît la cité dévastée des jeux ; John Shirley nous invite à assister à sa naissance et à son déclin.

Un roman qui donne une autre épaisseur à l’univers de BioShock

Ce que j’ai aimé dans BioShock: Rapture, c’est cette impression de visiter un lieu familier à une autre époque. Là où les jeux nous laissent reconstituer le passé à partir des décors et des enregistrements, le roman prend le temps d’habiter la ville. Ses quartiers, ses tensions ainsi que les ambitions de ceux qui s’y installent donnent davantage de poids à la tragédie que l’on sait inévitable.

BioShock: Rapture la genèse de BioShock
John Shirley décrit le cauchemar de Rapture comme si nous y étions.

John Shirley ne se contente pas de reprendre l’esthétique de BioShock. Il s’intéresse aussi aux idées qui ont façonné Rapture ainsi qu’à leurs conséquences pour ses habitants. Sans surprise, l’ambiance demeure sombre, parfois inquiétante, mais j’ai pris plaisir à découvrir cette cité avant qu’elle ne devienne un tombeau. C’est une lecture prenante, portée autant par son décor que par la lente dégradation de l’idéal d’Andrew Ryan. J’aime beaucoup les livres capables de prolonger un univers vidéoludique sans simplement répéter ce que j’ai déjà vu à l’écran. En attendant le nouveau jeu BioShock, j’ai retrouvé ce plaisir, sous une forme différente, en découvrant L’art de Clair Obscur: Expedition 33 : un autre ouvrage qui permet de regarder un jeu que l’on aime avec des yeux neufs.

Critique de BioShock: Rapture, mon verdict

Alors, faut-il connaître les jeux pour apprécier ce roman ? Je ne crois pas. On peut suivre la construction de Rapture et comprendre ce qui précipite sa chute sans avoir découvert le premier BioShock. Les fans, eux, savoureront davantage les liens avec les deux épisodes situés dans la cité sous-marine. Et comme le livre raconte les événements qui précèdent le premier jeu, il peut même donner envie de découvrir la série.

Dix ans après ma première lecture, mon avis reste identique : BioShock: Rapture est une belle façon de prolonger l’expérience des jeux, tout en découvrant l’histoire de la ville sous un autre angle. Si vous appréciez les univers fascinants qui se fissurent lentement, je vous recommande de descendre à Rapture en compagnie de John Shirley. Et si vous cherchez une autre lecture où un monde familier vire au cauchemar, vous pouvez également lire ma critique d’Alice, le roman de Christina Henry.

Cet article a été mis à jour le jeudi 24 septembre 2026.

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11 réponses

    1. Alors on est en pleine Seconde Guerre mondiale et on assiste à la genèse de Rapture. La période couverte s’étale sur je dirais dix années : on assiste à la construction de Rapture, à sa période faste puis à son déclin progressif. En gros, on nous raconte ce qui se passe avant BioShock premier du nom.

  1. Quelle coïncidence car justement c’est ma prochaine lecture. 🙂

    Ta chronique est superbe ! Ce que tu dis des jeux est exactement ce que je ressens. Le premier Bioshock a été une telle claque pour moi… Rapture m’a complètement envouté ! Je vais avoir du mal à écrire une chronique aussi complète que la tienne lorsque j’aurais fini le roman !

    1. Oui c’est vrai que la couverture du livre est très belle et les tranches des pages sont dorées 🙂 Il faut que tu l’achètes et que tu joues aux jeux avec ce brave Coffee ! Profitez-en, l’édition complète ne sera pas si chère que ça je pense !

  2. Bel article ! On sent tout l’amour que vous vouez à BioShock et à son univers. Cependant, vous vous êtes trompé en ce qui concerne The BioShock Collection. Cette édition ne sortira pas sur consoles current-gen mais sur next-gen.

    1. Avec tout le respect que vous dois, sachez que l’emploi du terme « next-gen » tel que vous le faites (et c’est également le cas de la majorité des joueurs et journalistes spécialisés) est erroné. La PS4 et la Xbox One sont désormais des consoles « current-gen » car elles appartiennent à une génération de machines déjà entamée. Par contre, la PlayStation 5, si jamais elle est amenée à voir le jour, serait une console « next-gen ».

  3. « Je ne compte pas m’en séparer », tu parles de qui ? du livre ou de ta chérie 🙂

    Bon blague à part, j’hésitez vraiment à acheter ce livre, je vais finalement le prendre.

    J’aime aussi beaucoup le background de cette trilogie, préférence pour le 2nd épisode de Tombeau Sous-marin qui nous offre en quelques minutes une des meilleurs fins du jeux-vidéos !

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