Chers tous, il m’aura fallu du temps pour rédiger ce test de Detroit: Become Human, car le défi est de taille. Il faut dire que le nouveau jeu de science-fiction de l’incontournable David Cage s’attaque à des sujets sensibles, la plupart d’entre eux étant de nature politique et sociale. Cela n’est pas une surprise : quelque part, la science-fiction est le genre parfait pour aborder les problématiques les plus tabous. De la série télévisée pionnière Star Trek au film District 9 en passant par les romans Kindred d’Octavia Butler ou encore An Unkindness Of Ghosts de Rivers Solomon, le fantastique permet véritablement cette remise en question : sommes-nous tous traités de manière égale, comment faire face aux pires conflits discriminatoires ? Detroit: Become Human va même plus loin que cela puisqu’il est ici question de comprendre si l’humanisation des robots serait souhaitable dans un avenir plus ou moins proche, voire même de redéfinir les notions d’émotion et de conscience. Quoi qu’il en soit, le titre cyberpunk de Quantic Dream, déjà à l’origine des excellents Heavy Rain et Beyond: Two Souls, a tout pour être le jeu de l’année, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi dans ce test de Detroit: Become Human.

Detroit: Become Human, de l’importance de faire des choix

Vingt minutes. Vingt minutes suffirent pour que Connor, l’un des trois personnages jouables de Detroit: Become Human, ne rende son dernier souffle. Bien entendu, pendant cette prise d’otage, j’aurais souhaité que les choses aillent différemment. Mais la vie d’une petite fille était en jeu. Et après tout, Connor n’était qu’un androïde… Dès le début du jeu, Detroit: Become Human donne le ton. Face à l’un de ses confrères robotisés aux pulsions meurtrières (ce que l’on appellera durant tout le reste du jeu un « déviant »), notre automate qui œuvre au service des forces de l’ordre a des choix à faire. Doit-il sortir son arme et s’en servir ? Doit-il obtenir la confiance de l’individu déséquilibré ? Doit-il simplement chercher à sauver la jeune enfant coûte que coûte ? Durant mon test de Detroit: Become Human, j’ai opté pour une option un brin trop téméraire. Résultat des courses : Connor finit allongé au sol, un liquide visqueux et bleuté recouvrant son austère uniforme. En tant que jeu narratif, Detroit: Become Human est impitoyable. Il nous met face à une dure réalité. Les personnages avec qui nous sommes amenés à sympathiser peuvent succomber à tout moment. Les choix que le joueur fait sont donc très importants, ils sont cruciaux, et si possible, ils doivent être les bons. Autrement, gare aux représailles…

test de Detroit: Become Human
Un menu comme celui-ci, je ne m’en lasse pas. N’est-ce pas madame ?

Car en effet, tout choix entraîne une conséquence. Mais dans Detroit: Become Human plus que dans tout autre jeu du même genre, nous devons pleinement les assumer. Les décisions que le joueur est contraint de prendre ne sont pas évidentes car David Cage se plaît à jouer avec nos sentiments. Il est souvent question de faire des choix moraux et de chercher la vérité au fond de notre cœur, de laisser parler notre âme. Ces androïdes à l’apparence humaine qui partagent notre quotidien en cette année 2038, qui prennent soin de nos enfants, qui sortent les poubelles ou qui travaillent en collaboration avec la police, méritent-ils qu’on les traite avec respect et dignité ? Ou bien ne s’agit-il que de tas de ferraille munis de jambes articulées que l’on glorifie à outrance ? À moins qu’il ne faille simplement les considérer comme notre reflet, de vraies personnes, somme toute ? Les choix que nous faisons dans le jeu sont systématiquement assortis de ce questionnement existentiel, lequel tend à délimiter la place de l’homme, et celle de la machine. Mais, tous deux ne peuvent-ils pas cohabiter en harmonie ?

test de Detroit: Become Human
Le pauvre Connor n’aura pas fait long feu durant ma première partie.

Un jeu narratif, un film interactif, un chef-d’œuvre vidéoludique

Vous l’aurez compris, à l’instar de plusieurs shows et blockbusters tels que Blade Runner, Battlestar Galactica ou encore Westworld, Detroit: Become Human place les robots dans une situation de minorité tout en les faisant agir de façon humaine. Le jeu et son créateur David Cage se sont largement inspirés du cinéma et de la télévision. Et cela se voit à l’écran. Non seulement le découpage des plans est digne de celui d’un film nominé à Cannes, mais Detroit: Become Human est probablement le plus beau jeu auquel j’ai joué sur PS4. En effet, le jeu est parfait techniquement et fait honneur aux standards de Quantic Dream qui, pour le coup, nous permet de nous plonger dans un rêve éveillé. Les panoramas sont grandioses, les animations somptueuses, les détails apportés à des éléments pourtant très secondaires (vêtements, bâtiments en arrière-plan, véhicules, devantures de magasins) bluffants de réalisme. Clairement, Detroit: Become Human est un régal pour la rétine, à tel point que je le classerais parmi mes trois plus belles expériences visuelles sur PS4 devant Until Dawn et The Order: 1886.

test de Detroit: Become Human
Visuellement, le jeu est sublime. Les détails sont bluffants.

D’une certaine manière, le thème de la vie artificielle va comme un gant à David Cage. C’est en effet le sujet parfait pour proposer une expérience qui est à mi-chemin entre jeu vidéo et récit interactif. En parlant d’interactivité, l’exclusivité PS4 qui nous est ici proposée relève clairement le niveau. Les commandes sont ergonomiques et remplissent parfaitement leur rôle ; mieux encore, elles sollicitent l’intégralité des boutons et fonctionnalités de la manette. Pad en main, j’ai trouvé l’expérience assez déconcertante bien qu’il est vrai que dans le niveau de difficulté maximal, le joueur n’aura pas le droit à l’erreur. En effet, certains QTE sont impitoyables et en cas d’échec à certains passages clés, ce dernier pourrait bien perdre un personnage en cours de route ! Pour le reste, Detroit: Become Human propose bon nombre d’actions contextuelles ainsi que des phases de jeu durant lesquelles il est question de trouver des indices pour résoudre certaines énigmes. Je suis quasi-certain que cet aspect du jeu est calqué sur le modèle de Batman: Arkham Knight. Un choix résolument très bon et très inspiré !

test de Detroit: Become Human
On peut même faire la vaisselle avec sa manette ! C’est dingue !

Une approche subtile, intelligente et artistique du jeu vidéo

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans Detroit: Become Human, c’est bien sûr la portée philosophique du titre de Quantic Dream, qui ose nous interroger sur l’impact qu’ont les androïdes sur la société, mais pas uniquement. Le débat est en réalité bien plus large qu’il n’y paraît : ce jeu futuriste remet en question le sens de l’humanité et vient même explorer d’autres champs tels que ceux de l’écologie et de la géopolitique. Reste que l’écriture de David Cage est fascinante et maîtrisée. Detroit: Become Human est unique, ce jeu possède une âme à part entière et à aucun moment je ne me suis senti lassé.

test de Detroit: Become Human
Le système des embranchements est ingénieux et attise notre curiosité.

Il faut dire que les chapitres, même s’ils s’enchaînent assez lentement, ne se ressemblent jamais, le tout étant aidé par une réalisation cinq étoiles mêlant scènes spectaculaires et séquences intrigantes voire même stressantes. Quantic Dream oblige, la bande-son du jeu est de toute beauté, notamment le thème principal. Quant aux doublages, ils sont tout simplement excellents. Une fois n’est pas coutume, je vous recommanderais vivement de jouer à Detroit: Become Human en anglais. Un mot rapide sur la durée de vie du jeu pour clore ce test de Detroit: Become Human : elle est plus ou moins de douze heures si vous prenez votre temps. Cela pourra paraître peu, mais il faut avoir conscience que la rejouabilité du jeu est ici optimale. En effet, nous avons là affaire à une intrigue clairement titanesque, les embranchements sont multiples et les fins le sont tout autant, comme en témoignent d’ailleurs les arborescences que l’on peut voir à la fin de chaque chapitre, histoire de remettre nos choix en doute…


Pour conclure ce test de Detroit: Become Human, je dirais qu’il n’y a pas de superlatifs assez forts pour décrire l’expérience qui nous est proposée par David Cage. Quantic Dream est parvenu à repousser les limites du jeu narratif avec brio tout en nous offrant l’opportunité de découvrir une histoire captivante dans un monde qui fascine de par sa richesse et sa complexité. Jeu profondément humanisant, Detroit: Become Human suscite des émotions qui nous tenaille, nous secoue violemment. Fidèle à ses principes, Quantic Dream a fait preuve d’une volonté farouche pour nous offrir ce qui constitue aujourd’hui une vraie perle vidéoludique. Detroit: Become Human, un jeu qui mérite sa place au Panthéon… et qui frustrera sauvagement ceux qui ne possèdent pas encore de PS4. Oui, Detroit: Become Human est un monument du jeu vidéo ! 

LA NOTE DE LA RÉDACTION
  • Gameplay - 9/10
    9/10
  • Durée de vie - 9/10
    9/10
  • Graphismes - 10/10
    10/10
  • Scénario - 9/10
    9/10

Les plus et les moins

✔︎ Le plus beau jeu sur PS4 à ce jour.
✔︎ Une réalisation technique remarquable !
✔︎ Une mise en scène digne d'un grand film.
✔︎ La crédibilité des personnages et décors.
✔︎ Une VO et une bande-son incroyables !
✔︎ Des sujets sensibles abordés avec pertinence.
✔︎ Les multiples embranchements et la rejouabilité.

✘ La difficulté excessive de certains QTE.

9.3/10

 


Eric Lemattre

Élevé sur la planète Delta Orionis ZK-3.0, je suis venu sur Terre pour prêcher la vérité et sauver le genre humain. Susceptible mais costaud, je rends grâce à l’inventeur de la casquette. Oui, ce couvre-chef me va comme un gant !

14 Commentaires »

  1. Bravo Eric. Un superbe test qui rend hommage à un superbe jeu. La tension qu’on peut avoir quant à la survie des persos est effectivement sacrément haute à certains moments (le dernier QTE que j’ai eu à faire m’a notamment sacrément fait contorsionner les doigts^^).

    Les arcs sont suffisamment différents pour qu’on ne se lasse jamais comme tu le précises bien (sans compter la très grande re-jouabilité) et certaines évolutions sont très bien amenées (je mettrais un léger bémol sur certaines ellipses un peu maladroites – même si nécessaire à l’avancée du jeu).

    J’ai personnellement adoré l’arc de Connor et le duo qu’il forme avec Hank (pour le coup ça rappelle la réussite qu’était le duo Lauren Winter / Scott Shelby dans Heavy Rain). Et alors que j’étais vraiment investi avec Kara, c’est au final le fameux androïde RK800 qui m’aura le plus marqué.

    Ensuite, comme il y a plein de chemins à emprunter (et donc plein à “louper”) je n’ai pas vu évidemment toutes les scènes mais il y a des moments très forts et poignants.

    Même si je dois admettre qu’au final j’ai été plus impacté par ma découverte de Beyond Two Souls et le personnage de Jodie.

    Detroit est un plus grand jeu que son prédécesseur mais il m’aura un peu moins marqué, émotionnellement parlant.

    Sinon, un dernier mot sur l’écran principal du jeu avec l’extraordinaire Chloe (franchement, Quantic nous rejoue sa démo du Sorcerer mais en plein naturelle, poussée et, surtout, parfaitement intégrée à l’expérience proposée par le jeu).

    • Merci Gilles ! Exact, après avoir échangé avec pas mal de personnes ayant déjà joué au jeu, il semblerait que les QTE aient apporté leur lot de stress. Personnellement, j’ai gueulé lorsque Kara s’est battue à mains nues avec le père tortionnaire ! À tel point que ma copine m’a demandé d’arrêter le jeu une fois le chapitre terminé XD.

      J’avoue également m’être amouraché de Connor. J’aime le fait qu’il ait de bonnes manières, et que tu puisses jouer la carte de la sympathie ou de la compréhension lorsque tu l’incarnes. C’est vrai qu’avec Hank ils forment une sacrée doublette. Émotionnellement parlant, je dirais que c’est Heavy Rain qui m’a le plus marqué par rapport à Beyond Two Souls. Mais comme tu le sais, tout est une question de sensibilité… Oui, j’aime bien le plan rapproché sur un personnage du jeu en guise de menu. Quantic Dream fait perdurer la tradition !

  2. Je me doute bien qu’il est super. Rien qu’en faisant la démo, on sent directement qu’il y a plus de chose à faire, d’action, rien que de regarder le poisson dans l’aquarium, et ce n’est qu’un détail. Ici les graphismes font beaucoup, et c’est normal, comme c’est un quantic, lui et le scénario doivent emmener le joueur. David Cage et son équipe ont vraiment su exploiter le ps4. C’est souvent en fin de vie d’une console que l’on voit des titres visuellement énorme. Je l’avais dit l’autre fois avec God of war 2 sur Playstation 2, les scènes cinématiques étaient justes dignes d’une Playstation 3. Je ne suis pas étonné par l’article. Quand j’ai fait la démo, je me suis dit qu’il s’était plus inspiré de heavy rain pour les énigmes parce que c’était le même principe. Fahrenheit, Heavy rain, Beyond two souls, je les ai tous faits et à chaque fois le jeu progresse d’un cran(comme les GTA). N’empêches que, pour le prochain jeu, ce ne sera pas simple de faire mieux. Musique, scénario, un vrai film interactif. Après il faut aimer le genre. Ici on sait qu’on a à faire à du solide.

    • C’est sûr que Quantic Dream a mis la barre haute. Mais l’avantage de prendre ton temps lorsque tu développes un jeu, c’est que tu te libères de toutes les contraintes. Comme toi, je préférerais mille fois patienter sagement jusqu’à ce qu’un jeu sorte plutôt que d’acheter un jeu rapidement fignolé Day One. Je sais que tu te laisseras tenter par Detroit: Become Human. Il le faut, la PS4, qui est bientôt en fin de vie, tire sa révérence avec un jeu qui a l’air d’avoir été conçu spécialement pour elle (c’est le cas puisque Detroit est exclusif à la console, tu me diras) ! Sauf que là, ce n’est pas du baratin, c’est la vérité, Detroit est pour moi le jeu de l’année voire même le jeu de la génération sur PS4 !

  3. Cette critique donne vraiment envie ! Et rien que la démo faisait passer une sacrée ambiance, une sacrée promesse…dans l’interaction, les graphismes, les choix à faire, les attitudes, les dialogues… tout promet d’être un jeu magnifique. Je suis contente de voir que cela semble tenir justement cette vision, et proposer autant de choix, de dilemmes, tout en ne se privant pas d’aborder des thématiques délicates et toujours intéressantes à creuser. J’ai hâte de découvrir ce jeu. Et je plains le pauvre Connor de ne pas avoir survécu longtemps à la première partie…Dans la démo il attirait d’ores et déjà la sympathie, même si on est déstabilisé par sa distance parfois. Les autres personnages jouables doivent être tout aussi passionnants.

    • Eh bien merci, pour une fois je n’ai pas trop réfléchi (je suis fatigué de réfléchir XD). J’ai laissé parler mon cœur tout simplement XD. J’ai vu que tu as joué à Beyond : Two Souls récemment. Et que tu as bien aimé. L’avantage de Detroit par rapport à son prédécesseur (excepté l’avancée graphique logique), c’est que tu joues trois personnages différents. Tu vas forcément t’identifier à l’un d’eux. De plus, le système d’embranchement est ici poussé à son paroxysme, si bien que l’ami Connor a eu droit à une seconde vie beaucoup plus flatteuse que la première ! 😉

      • Et le coeur avait de bonnes raisons visiblement ! Oui, Detroit a l’air vraiment génial…et avoir trois persos différents, c’est encore plus de chances de les apprécier ou de les détester, c’est selon. Contente de voir que Connor a quand même pu revivre une deuxième fois :p

        • Oui, et franchement ça s’est super bien passé la deuxième fois ! Je veux pas trop spoiler mais Hank et lui forment un super duo. Ils peuvent super bien s’entendre comme ils peuvent se haïr ! Enfin bref, tu testeras par toi-même 😉

  4. Ton test m’a convaincu ! Moi qui rêvais d’un jeu où on peut faire la vaisselle ! Plus sérieusement, c’est un très bon test qui ne fait que confirmer la haute idée que je me faisais de ce jeu, après en avoir vu des images, ou après avoir fait la démo. J’adore ce studio, car j’ai été très marquée par Beyond two souls et surtout Heavy Rain. Il est vrai qu’ils nous ont habitué à des graphismes, des intrigues, des personnages et des choix optimaux ! Et c’est une très bonne nouvelle qu’ils soient allés encore plus loin, dans le positif. J’ai hâte d’y jouer.

    • J’ai hâte de savoir ce que tu en penses ! Si tu es fan du studio et du travail de David Cage, tu ne seras à priori pas déçue ! Personnellement, je trouve que Detroit: Become Human surclasse tous les autres jeux de Quantic Dream bien qu’Heavy Rain était très touchant émotionnellement (Detroit l’est peut-être légèrement moins).

  5. Excellent test, ça fait plaisir de voir que tu maîtrises toujours autant l’exercice Eric 😉 Maintenant, j’espère le retour rapide d’Arnaud et Johanna on ne les a pas du tout vu en mai si je me trompe… Pour en revenir à Detroit, ton test est superbe, à la hauteur de la qualité du jeu d’imagine. Voilà donc un nouveau titre qui atterrit dans ma wish list. Dès que j’ai ma paye je me le prends (je passerai par vos liens comme d’habitude). J’avais déjà kiffé Heavy Rain, Beyond 2 Souls un peu moins mais je sens que ce Detroit va me plaire !

  6. Et voilà !! Après avoir lu ce test j’ai envie de faire le jeu ! La PS4 est en “fin de vie” mais je pense qu’avant de passer sur la PS suivante j’aurais encore pas mal de jeu à faire. Je n’ai jamais fait Heavy Rain ou Beyond two souls, l’univers ne me disant rien… en revanche Detroit become human me dit carrément et ton test le confirme… Bon bin ya plus qu’à trouver un moment. J’espère que les QTE ne sont pas trop chauds.
    Est-ce que tu as refait le jeu entièrement afin de voir ce que change différentes décisions ? ça vaut vraiment le coup de tout refaire ?

    • C’est cool, je suis content ! Les QTE sont vraiment pas évidents, je crois que je n’ai jamais réussi à en faire un de parfait. Oui, je suis en train de faire un second walkthrough avec ma copine et franchement certaines choses changent radicalement ! D’habitude, dans les jeux à choix multiples on te fait croire que les décisions que tu prends ont des conséquences sur la fin de l’histoire etc. Mais la plupart du temps, c’est des conneries ! Dans Detroit, tu peux me croire, les conséquences de tes choix peuvent vraiment être très différentes 😉

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