Disponibles dans les pays anglophones depuis déjà plusieurs mois, les comics officiels dérivés du jeu Life is Strange font leur arrivée en France. Le Tome 1 de Life is Strange, baptisé L’Effet Papillon et édité par Urban Games, a pour vocation de nous raconter la « vraie » suite du jeu développé par Dontnod Entertainment. Qu’adviendra-t-il de Max et Chloe alors qu’elles ont quitté Arcadia Bay pour démarrer une autre vie à Seattle ? Voici ma critique du comic officiel de Life is Strange, sans spoiler bien sûr ! 

Life is Strange, Tome 1 : L’Effet Papillon ou l’effet boule de neige ?

Après la fin du jeu Life is Strange, Max et Chloe ont quitté les décombres d’Arcadia Bay pour se rendre à Seattle. Aux côtés de nouveaux amis, le duo tente de se reconstruire, d’oublier l’hécatombe laissée derrière lui. Mais comment tirer un trait sur les personnes jetées en pâture, sacrifiées à une tornade qui a rasé toute la ville sur son passage ? Ce qui est sûr, c’est que Max en est incapable. Tandis qu’elle se met à avoir d’étranges visions, son envie de revenir à Arcadia Bay est plus forte que tout. Le destin la rappelle. Mais à quel prix ? Vous connaissez maintenant le plot du Tome 1 du comic officiel de Life is Strange, qui s’inscrit sans souci dans la continuité de l’univers mis en place dans le jeu vidéo.

Des dessins, personnages et dialogues puérils et peu captivants

Malheureusement, le Tome 1 de Life is Strange n’est pour moi rien de plus qu’un produit dérivé, loin de la qualité d’un livre tel que Welcome to Blackwell Academy, qui a lui le mérite de nous apprendre tout un tas de choses sur l’univers de la licence. Premièrement, sans vouloir manquer de respect à Claudia Leonardi (car c’est une illustratrice brillante), je trouve que ses dessins ne collent pas vraiment avec l’ambiance d’un jeu comme Life is Strange. Quand on ouvre les premières pages de la bande dessinée, on se rend compte à quel point le fossé est grand. Ou bien est-ce moi qui me suis trop habitué aux coups de crayon plus travaillés et plus adultes ? Quant au scénario que l’on doit à Emma Vieceli, il se contente du minimum syndical, sans réelle prise de risque. Les dialogues sont d’ailleurs trop enfantins et superficiels, et ils ne parviennent presque jamais à captiver le lecteur, ni même à apporter le charisme qui manque déjà cruellement aux nouveaux personnages introduits dans la bande dessinée. 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Heureusement, le Tome 1 de Life is Strange se rattrape avec une section garnie d’artworks directement tirés du jeu, de quoi donner au bouquin un semblant d’artbook, même si son principal objectif s’en éloigne. Pour conclure cette petite critique du comic officiel de Life is Strange, je suis déçu. J’ai littéralement savouré le jeu édité par Square Enix. Mais cette bande dessinée ne m’a pas donné envie de me plonger davantage dans les aventures de Max et Chloe, et ce malgré une très belle rencontre avec Rachel Amber. Je suis conscient que l’univers de Life is Strange est, quelque part, sciemment enfantin et innocent, mais c’est justement ce qui fait le charme du jeu. Or, d’après moi, cela fonctionne beaucoup moins dans une bande dessinée. Pour rappel, Life is Strange : L’Effet Papillon est disponible sur Amazon au tarif de 14,50 €. Donnez-moi votre avis sur cette BD dans l’espace commentaires !


Eric Lemattre

Élevé sur la planète Delta Orionis ZK-3.0, je suis venu sur Terre pour prêcher la vérité et sauver le genre humain. Susceptible mais costaud, je rends grâce à l’inventeur de la casquette. Oui, ce couvre-chef me va comme un gant !

11 Commentaires »

  1. Je suis toujours sceptique sur ces adaptations en BD ou roman de jeux vidéos… Life is strange est un jeu tellement complet qu’il se suffit à lui même ! D’ailleurs ce comics se focalise uniquement sur une des deux fins, pour ma part j’avais choisi l’autre plus dramatique ! ^^

  2. J’avoue que j’hésite à me lancer dans la lecture de ce comics. D’une parce que ça propose une suite à une histoire que, comme Eléonore, j’ai bouclé différemment (je vais pas parler de “vraie / mauvaise” fin, chacun choisit ce qu’il veut). Donc, déjà, à part me mettre en tête de découvrir une réalité alternative, très vite je peux avoir l’impression de me retrouver dans de la fanfic ; aucune critique sur ce genre car il peut produire de superbe chose, c’est juste qu’avec mon côté (assez buté, je le concède ^^) axé sur l’univers canon, je suis réticent.

    Par contre, je confirme : Welcome To Blackwell Academy est vraiment top.

    • Je viens de me rendre compte que j’ai fait la même erreur dans le dernier épisode d’Eric Lafleur (“D’une”, mais pas “De deux”…) ! C’est sûrement parce que tu m’influences trop ! Bah si tu l’as acheté il faut bien que tu la lises cette BD XD. C’est bien cela le problème, tu ne sais pas tout de suite que tu plonges dans une réalité alternative, dans un monde parallèle à celui du jeu. Pas sûr que s’ils le savaient, les joueurs qui ont fait Life is Strange achèteraient sciemment ce tome du coup… Mais d’une autre manière, cette histoire de réalité alternative permet au jeu de conserver toute son authenticité, et de plonger les fans dans un imaginaire qui ne remet pas en question leurs choix dans le jeu (ou presque…).

  3. Dans le jeu ils ne sont pas si enfantins que cela, il y a quand même de la maturité,. C’est entre les deux.
    C’est impossible de dire son ressenti, sauf si on a lu le même bouquin que toi. Ils ont peut-être visé les plus jeunes et pas les autres. Ce sont des ados qui sont proche d’être des adultes, sortir des sentiers battus, créer et inventer les même personnages quelques années plus tard, ils ont voulu trop rester dans le système arcadia bay au lieu de prendre des risques, mais je ne vais rien dire parce que je n’ai pas lu ^^
    En attendant je prendrai comme je l’ai dit life is strange 2 qui a l’air pas mal avec des changements d’un épisode à l’autre et à mon avis bien meilleur que le 1, niveau scénario, plus de maturité justement ^^

  4. J’avoue ne pas être fan de ce genre de dessins moi non plus ! Ils auraient du faire un truc à l’aquarelle à la limite avec un contour bien gras pour les personnages, au moins ça nous aurait rappelé les graphismes du jeu !

  5. Les dessins me faisaient déjà un peu reculer pour l’achat de la bande dessinée, mais si en plus le scénario n’est pas à la hauteur et fait trop enfantin…alors que Life is strange, sous ses airs d’innocence et d’univers ado/jeune adulte, est très mature ! C’est dommage parce que l’après Arcadia Bay détruite a quand même un fort potentiel au niveau de la reconstruction de vie, de la culpabilité, de réflexions sur le choix qui a été fait, sur la façon dont le vivent les personnages…
    Du coup, je me laisserais plus tenter par le livre sur la Blackwell Academy, même si celui-ci n’a pas été traduit (je croyais qu’il devait l’être à un moment, mais ça a l’air tombé à l’eau).

Laisser un commentaire