Dontnod… Ces mots qui font résonner tant d’émotions en moi… Des histoires tellement touchantes… Des personnages complexes et si attachants… Des choix qui me hanteront jusqu’à la fin de mes jours… Bon, j’exagère peut-être un peu là, mais le studio créateur des Life is Strange aura toujours une place particulière dans mon cœur. Fin 2020, après Tell Me Why, il nous a même gratifié de Twin Mirror, un nouveau jeu narratif dont nos choix influent sur le cours de l’histoire, lequel a été co-produit avec Shibuya-Productions. Partons donc ensemble à sa découverte ! Voici sans surprise mon test de Twin Mirror sur PlayStation 4, rendu possible grâce à la générosité du studio. Merci !

Meurtres, dépression et alter ego

Après avoir mis sa ville natale à feu et à sang à la suite d’un scandale médiatique dont il est l’instigateur, un journaliste dépressif revient au bercail des années plus tard pour assister aux funérailles de son meilleur ami. Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné. C’est donc dans cette situation particulière et malaisante que nous prenons possession de notre héros et que nous allons l’aider (ou pas) à affronter ses vieux démons. Fan de drama, bonjour ! Heureusement, il n’y a pas que nous pour lui prêter main forte ! En effet, quelques minutes après la scène d’introduction du jeu, nous découvrons que notre journaliste n’est littéralement pas seul dans sa tête. Un jumeau/alter ego (bon, celui mieux coiffé et avec des lunettes quoi) visible uniquement par lui, va nous suivre tout au long de l’aventure et tenter d’influencer nos choix.

Critique Twin Mirror PS4
Arrivée dans un décor à la Life is Strange.

Quand l’ambiance et le gameplay ne font qu’un !

L’autre particularité de Twin Mirror par rapport aux autres jeux du même genre réside dans l’existence d’un mode spécial dans lequel va se balader notre personnage. C’est une sorte de transe méditative appelée le « Palais de la mémoire » que nous allons devoir explorer à maintes reprises, et dans des buts différents. Se remémorer un souvenir, analyser une situation, ou encore planifier un certain nombre d’actions, voilà ce que permet ce mode, en plus de donner la possibilité au joueur de freezer l’action dans laquelle il évolue et d’essayer d’en améliorer les finalités. J’ai vraiment beaucoup apprécié ces phases de jeu car elles sont très intuitives et particulièrement bien faites. De plus, au fur et à mesure du jeu, elles évoluent pour passer dans un voyage visuel onirique digne d’un trip sous LSD !

Revue de Twin Mirror (PS4)
Parfois, le palais mental peut se transformer en une véritable vision cauchemardesque !

Test de Twin Mirror : oui… mais…

Conquis par le studio, conquis par l’ambiance et conquis par le gameplay, vous allez me dire « Merci Arnaud pour ton test, je pars acheter le jeu de ce pas ! ». Mais attendez malheureux !!! Dans ce test de Twin Mirror, il y a quelques petits points noirs qui sont quand même à souligner. Premièrement, les graphismes ! Bon, j’admets que nous sommes peut-être trop exigeants en ces temps de transition vers la PlayStation 5, mais j’avoue que j’ai été un peu déçu par l’aspect visuel du jeu. C’est vrai que Dontnod n’est pas connu pour développer les plus beaux graphismes du monde dans ses jeux, mais bon, dans les Life is Strange ça passait sans problème car le côté un peu dessin animé apportait un certain charme. Ici, Dontnod a misé sur la carte du réalisme et je dois dire (comme pour Vampyr) que ça pêche un peu et que certains passages ne sont vraiment pas beaux. Deuxième (et gros) point négatif : la durée de vie du jeu ! Il m’a fallu environ 5 heures pour en venir à bout et sans me presser… C’est court ! Trop court ! Même pour un jeu dont la rejouabilité est grande. C’est d’autant plus frustrant qu’il y a tellement de mises en contexte et de personnages intéressants ! Mais finalement, quand on arrive à la fin du jeu, on a vraiment un goût d’inachevé.

test de Twin Mirror réalisé sur PlayStation 4
Un alter ego toujours bien intentionné ?

En conclusion, je dirais que Twin Mirror est un jeu sympa qui, malgré parfois un goût de déjà-vu vis-à-vis des thématiques abordées dans les Life is Strange, réussit à avoir ses propres particularités. J’ai vraiment adoré le personnage de l’alter-ego ainsi que les phases dans le « Palais mental ». Outre le détail des graphismes, je regrette simplement que le jeu soit aussi court et du coup que certains aspects de l’histoire n’aient pas été plus approfondis. Dontnod, ne m’en voulez pas pour ce test, vous êtes et resterez dans mon cœur à tout jamais.

La note de la rédaction
  • Gameplay - 9/10
    9/10
  • Durée de vie - 3/10
    3/10
  • Graphismes - 5/10
    5/10
  • Scénario - 7/10
    7/10

Les plus et les moins

✔︎ L'ambiance !
✔︎ Le gameplay !
✔︎ L'originalité !

✘ Les graphismes.
✘ La durée de vie.

6.0/10


Arnaud Troupenat

Gameur depuis 20 ans, j'ai exercé ma passion sur tous types de supports ! Jeux de combat, d’aventure, de survival horror et de plateforme, je suis un amoureux incontestable du jeu vidéo dans son ensemble.

11 Commentaires »

  1. Bon, je vois que décidément, Twin Mirror est loin de faire l’unanimité, je vois des critiques mitigées ici et là ! C’est vrai que le design de Dontnod peut rendre très différemment selon les ambiances, dans Vampyr le charme de Londres aidait mais ce n’était pas aussi passe-partout que Life is Strange. Là je comprends si l’accès est d’autant plus mis sur le réalisme. Le Palais mental est aussi un concept très intriguant, surtout s’il devient psychédélique. Malgré les défauts, comme toi, je porte tellement d’attachement au studio, je ferai ce jeu un jour ou l’autre ! Le côté thriller / policier t’a-t-il convaincu tout autant, après les Life is Strange qui sont tout de même plus des tranches de vie initiatiques avec un peu de surnaturel tout du long ?

  2. Super test Arnaud ça fait plaisir de voir que tu es plus productif sur le site, après tout tu fais partie de la 1ère génération de rédacteurs de JSUG !

    Ton test ainsi que les précédents me laisse à penser que finalement, mis à part les Life is Strange tous les autres jeux de Dontnot sont plutôt moyens. Le constat que vous faites souvent aussi c’est que ce studio n’arrive pas à faire des jeux longs (avec une durée de vie solide). Forcément pour les LIS c’est moins criant puisque c’est le format épisodique qui a été choisi.

    • Merci pour ton soutien Bruno !

      Oui, je pense qu’ils ont du mal à passer le palier du succès des LIS mais leurs jeux restent quand même bons et intéressants à faire. Je croise les doigts pour que leur prochain jeu soit une vraie tuerie !

  3. Drôle d’idée de sortir les jeux comme ça, ça fait le 2ème à la suite. Les deux live is strange était soigné, le 1er le plus abouti de la série, le pré-quelle par contre pas géniale. C’est dommage de faire ça, les joueurs vont finir par avoir peur.

    C’est pas dans une histoire à raconter qu’il faut aller chercher, c’est dans plus d’interaction, Quantic Dream le fait plus mais pas encore suffisamment. Je dis ça par rapport aux life is strange, lire , regarder; à la fin le jeu ça devient que ça. Le joueur doit participer plus au jeu, même de l’histoire. Ce que je veux dans ce genre de jeu, c’est toucher à tout, tout prendre, casser , lancer, fabriquer, créer, inventer.Il y a moyen de donner la liberté aux joueurs, tout en faisant un scénario.

    Le premier life is strange était bon parce l’idée de l’appareil photo, c’était bien trouvé, ça donnait la dynamique du jeu directement.

    C’est dommage de faire des jeux moyens parce que c’est un studio qui peut faire de grande chose, les graphismes passent encore, même vampyr s’il est un peu en dessous, l’ambiance y est. La durée de vie , si le jeu est intense de bout en bout, pourquoi pas mais ici j’imagine..

    C’est un studio que j’aime bien, on en attend plus.

    Un studio , c’est une équipe, faut réfléchir tous ensemble. Si vous ne savez pas dans quelle direction aller, il y a des joueurs qui sont là pour vous aider à trouver des idées.

    Le choix dans ce genre de jeu, qui en réalité n’en sont jamais, ça sert à rien, ou on en fait vraiment ou alors on en met pas du tout, ça vaut pour les walking dead et tous les jeux de ce genre.

    Comme parfois les studios lisent ce qu’on raconte….

    C’est pas facile de faire un jeu vidéo, mais justement faut pas toujours coller à la réalité non plus.

    • Merci pour ce commentaire Stéphane.

      Effectivement, j’aimerais que pour leur prochain, ils poussent la liberté d’action au maximum et que les choix que l’on peut faire aient un réel impact sur l’histoire générale. Trop souvent, il n’y a que de subtiles différences et c’est frustrant car après tout on nous vend un jeu où “le joueur a le pouvoir de décision”.

  4. Le jeu a donc de bonnes idées, mais il n’est à priori pas à la hauteur de ses aînés. Dommage ! Mais comme tu dis, on pardonne sans peine au studio. Merci pour ce test, et bonne année à toute l’équipe !

  5. Je me demande si ce jeu n’est pas sorti pour soigner les chiffres de vente du résultat 2020…

    Moins de 5h de gameplay ça ressemble fort à du cash grab, surtout si la DA est dans la simplicité.

    Il reste de bonnes mécaniques et idées car le studio sait ce qu’il fait mais je ne peux pas m’empêcher de me demander si ce n’est pas un jeu filler qui s ‘intercale nickel dans le calendrier.

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