🎉 Magazine papier collector des 10 ans de JSUG.com : les envois débuteront à partir du mois de septembre. Merci à toutes et à tous pour votre patience !

Critique de Resident Evil (2026) : enfin du vrai survival horror !

Notre critique de Resident Evil (2026) : un film horrifique et drôle, fidèle aux sensations des jeux malgré ses limites.

Après des années d’adaptations cinématographiques plus ou moins convaincantes, le film Resident Evil (2026), réalisé par Zach Cregger et coécrit avec Shay Hatten, retrouve enfin ce que j’aime dans la franchise : un personnage vulnérable, des créatures répugnantes et la peur de manquer de munitions au pire moment… Porté par Austin Abrams, ce nouveau cauchemar m’a franchement convaincu, en dépit d’un scénario relativement linéaire et de personnages secondaires pas assez développés. Voici donc ma critique de Resident Evil (2026), sans vous dévoiler le dénouement !

Si vous connaissez déjà mes habitudes sur JSUG.com, notamment à travers mon test de Resident Evil 4 Remake, vous savez que le survival horror et moi, c’est une grande histoire d’amour. Une relation, il est vrai, parfois toxique, ponctuée de crises d’angoisse, de sueurs froides et d’une consommation franchement préoccupante de munitions virtuelles… mais une belle histoire quand même ! Des grandes franchises historiques aux pépites indés les plus obscures, j’ai passé suffisamment d’heures à me faire pourchasser par des monstres pour développer une méfiance instinctive envers les couloirs sombres, les portes fermées et les mannequins de magasin. Bref… Tout ça pour vous dire qu’une nouvelle adaptation cinématographique de Resident Evil, ça ne pouvait qu’attiser ma curiosité. Même si, vu les antécédents de la franchise sur grand écran, je me suis rendu au cinéma avec autant de confiance qu’un stagiaire effectuant son premier jour chez Umbrella Corporation.

Parce que oui, il faut bien reconnaître que les précédentes adaptations, notamment celles portées par Milla Jovovich, entretenaient un rapport assez… euh… disons « distant » avec l’esprit des jeux vidéo ! Car à force de cascades improbables, de ralentis interminables et de personnages tout-puissants, Resident Evil avait progressivement troqué son angoisse contre une débauche d’action qui ressemblait davantage à l’un de ces fantasmes humides de Michael Bay qu’à une véritable expérience de survie. Sauf que cette fois-ci, changement de laboratoire ! Aux commandes, nous retrouvons le réalisateur des excellents Barbarian et Weapons (Évanouis pour les puristes francophones), deux films qui ont assez largement démontré son talent pour nous mettre mal à l’aise. Et pour une fois, mon plaisir devant un Resident Evil au cinéma ne vient pas du fait que le film est involontairement ridicule.

De quoi parle Resident Evil (2026) ? Une livraison express pour l’enfer…

Resident Evil (2026) suit Bryan, un coursier médical interprété par Austin Abrams, dont une livraison à destination de Raccoon City tourne au cauchemar. En vérité, sa vie semble déjà suffisamment compliquée avant même que des créatures mutantes ne viennent lui pourrir sa soirée… Entre quelques problèmes sentimentaux et autres préoccupations financières, notre homme accepte une dernière course particulièrement bien rémunérée. Une décision qui devrait immédiatement inquiéter n’importe quel lecteur de JSUG ayant déjà fréquenté cette charmante bourgade, dont le bilan sanitaire ferait passer Tchernobyl pour un centre de thalassothérapie. Mais ce brave Bryan, manifestement peu renseigné sur l’étendue des catastrophes biologiques locales, prend la route en pleine nuit et sous la neige.

Critique du film Resident Evil (2026) : scène de la voiture
Quand le BlaBlaCar part en couille.

Évidemment, tout part rapidement en sucette lorsqu’une mystérieuse femme surgit devant son véhicule et provoque un accident… Bon, je vous épargnerai la suite des événements, mais disons simplement que notre pauvre petit coursier va découvrir un bestiaire peuplé de créatures particulièrement dégueulasses, des environnements peu accueillants et des situations qui donneraient envie à n’importe quel être humain normalement constitué de déposer un arrêt maladie dans la seconde qui suit… Le tout au travers d’une succession de séquences horrifiques qui empruntent autant aux codes du cinéma qu’à ceux du jeu vidéo.

Et c’est précisément là que réside l’une des grandes qualités du film : plutôt que de nous imposer un énième super-soldat capable de distribuer des mandales à des créatures de trois mètres, Cregger choisit un protagoniste parfaitement ordinaire ! Bryan panique, rate ses tirs, prend les mauvaises décisions, et semble parfois posséder autant d’instinct de survie qu’une moule abandonnée sur une aire d’autoroute… Mais au final, soyons honnêtes : face à un monstre tentaculaire qui semble vouloir explorer notre anatomie sans daigner demander notre consentement, je doute que nous ferions beaucoup mieux ! Mine de rien, la vulnérabilité du héros le rend particulièrement attachant et renforce considérablement notre immersion dans son cauchemar.

Le Resident Evil de Zach Cregger est-il fidèle aux jeux ?

À mes yeux, oui : le film respecte surtout les sensations du survival horror, sans adapter directement le scénario d’un épisode précis. Et c’est probablement l’un des choix que j’ai le plus appréciés ! Zach Cregger laisse tranquillement Leon Kennedy, Jill Valentine, Chris Redfield et leurs petits camarades au placard. Pas de reprise d’une intrigue emblématique ni de tentative désespérée pour faire entrer près de trente ans de mythologie dans un long-métrage : le réalisateur préfère raconter une histoire originale, avec des personnages tout neufs, tout en conservant l’univers et les codes de la franchise de Capcom.

Critique du film Resident Evil (2026) par Arnaud, spécialiste survival horror sur JSUG.com
Quand les témoins de Jéhovah se montrent un peu trop insistants…

Cette approche est particulièrement intéressante lorsqu’on la compare à celle de Retour à Silent Hill, le dernier film de Christophe Gans, qui faisait le choix inverse en reprenant très directement la trame du jeu Silent Hill 2… Deux stratégies d’adaptation presque opposées, qui soulèvent une question majeure dans cette critique de Resident Evil (2026) : respecter une œuvre, est-ce obligatoirement reproduire ce qu’elle raconte ? Personnellement, je ne le pense pas. La fidélité à une œuvre vidéoludique ne se mesure pas uniquement au nombre de personnages reconnaissables ou de séquences reproduites à l’identique… D’après moi, elle réside aussi dans sa capacité à retranscrire les différentes émotions et sensations qui ont marqué les joueuses et joueurs.

Et sur ce point, Cregger a tout compris ! En se libérant des protagonistes habituels, il évite les comparaisons permanentes avec les jeux vidéo et retrouve un élément fondamental du survival horror : l’incertitude ! Car en effet, nous ne connaissons pas Bryan, nous ignorons ce qui l’attend et rien ne nous garantit qu’il possède les compétences adéquates pour s’en sortir… Une liberté narrative bienvenue qui permet au film de développer sa propre identité sans renier celle de la licence Resident Evil. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire de ressortir les vieilles gloires du placard pour faire plaisir aux fans… En particulier quand elles ont déjà suffisamment souffert entre les mains des scénaristes hollywoodiens.

Austin Abrams dans Resident Evil : un anti-héros sans créatine

D’ailleurs, le choix d’Austin Abrams est, pour moi, particulièrement judicieux. L’acteur, que l’on a notamment pu voir dans Euphoria, The Walking Dead ou plus récemment Weapons, porte une grande partie du film sur ses épaules avec un naturel franchement réjouissant ! On pourrait d’ailleurs commencer à s’interroger sur son agent, tant le bonhomme semble collectionner les productions dans lesquelles survivre jusqu’au générique de fin relève de l’exploit… Dans Resident Evil, son jeu oscille constamment entre la panique, la maladresse et une forme d’autodérision qui fonctionne à merveille ! Bryan n’est pas un héros badass, c’est un type dépassé par les événements, dont les réactions parfois absurdes provoquent régulièrement des éclats de rire sans jamais transformer le film en parodie.

Austin Abrams aux côtés de Zach Cregger lors du tournage de Resident Evil (2026).

Et puisque nous parlons de réalisme, j’aimerais souligner un petit détail qui m’a fait plaisir dans cette critique de Resident Evil (2026). Ainsi, lors d’une scène où Bryan apparaît torse nu, nous découvrons un corps masculin tout ce qu’il y a de plus normal. Pas d’abdominaux sculptés au laser, de pectoraux gonflés à bloc ou de musculature digne d’un super-héros Marvel ayant passé douze mois sous perfusion de protéines… Juste un physique ordinaire, crédible, qui correspond parfaitement au personnage. Et franchement, cela fait du bien de voir ce type de représentation au cinéma, à une époque où Hollywood semble considérer qu’un homme doit obligatoirement ressembler à une armoire normande sous testostérone pour avoir le droit de sauver sa peau.

Cette normalité physique n’a d’ailleurs rien d’anecdotique : celle-ci participe à rendre Bryan plus « humain », plus accessible et, par conséquent, plus vulnérable face aux horreurs qu’il rencontre. Là où les films d’action ont tendance à mettre en lumière des protagonistes qui sont capables d’encaisser suffisamment de coups pour remplir quatre dossiers médicaux, Resident Evil nous rappelle qu’un héros, ça peut aussi être un individu ordinaire qui essaie désespérément de ne pas mourir. Et c’est finalement beaucoup plus intéressant que l’une de ces énièmes démonstrations de virilité sous anabolisants.

Critique de Resident Evil (2026) : le survival horror sans manette

Dans cette critique de Resident Evil (2026), venons-en à ce qui constitue, selon moi, la plus franche réussite de ce long métrage : sa manière absolument délicieuse de transposer les mécaniques vidéoludiques au cinéma ! Attention, je ne parle pas de simplement balancer quelques références pour exciter les fans. Oh que non. Zach Cregger, qui est un réalisateur intelligent, a désiré reproduire ces petits réflexes absurdes que nous avons toutes et tous développés à force de parcourir les divers jeux vidéo Resident Evil… au point de ne même plus nous interroger sur leur logique !

Le physique très ordinaire du héros de Resident Evil (2026)
Pas de gros muscles, un petit ventre : un physique ordinaire qui colle parfaitement au personnage.

Prenons la recherche de munitions, par exemple. Dans le film, Bryan passe régulièrement son temps à fouiller des tiroirs, des meubles et différents recoins pour mettre la main sur quelques balles. Une activité parfaitement normale pour un joueur de survival horror, mais qui, dans la vraie vie, relève d’un optimisme assez remarquable ! Après tout, quelle est la probabilité de trouver une boîte de cartouches dans le tiroir d’une cuisine abandonnée, entre une vieille facture EDF et un paquet de biscuits périmés ? Pourtant, nous le faisons systématiquement en jeu, avec la conviction profonde que quelqu’un a forcément oublié trois balles de 9 mm à côté des couverts.

Et que dire de ces foutus cadenas ! Le film s’amuse avec l’une des conventions parmi les plus débiles et les plus savoureuses de la franchise : ces serrures capables de résister à une décharge de fusil à pompe, mais qui s’ouvrent miraculeusement avec une petite clé trouvée à l’autre bout du bâtiment… Eh oui, nous avons tous essayé de tirer sur un verrou plutôt que de résoudre une énigme improbable impliquant trois statues, un blason et un jeu de couleurs. Et… non, ça ne marche jamais ! Parce que dans Resident Evil, la physique peut bien aller se faire voir : si le développeur a décidé que vous deviez retrouver une clé, vous retrouverez cette saleté de clé.

Un zombie obèse dans le dernier film de Zach Cregger
Le vrai visage de la meuf que tu draguais sur Chatroulette.

On retrouve également ce plaisir dans la manière dont le héros récupère progressivement des armes, en particulier dans le coffre d’une voiture abandonnée, un petit peu comme si un level designer avait généreusement organisé son parcours. Sans oublier les petits clins d’œil plus « discrets », à l’image d’une plante verte aperçue dans une pièce, qui rappellera immédiatement aux habitués les fameuses herbes médicinales de la franchise ! En bref, une plante parfaitement anodine pour le spectateur lambda, mais qui donnerait presque envie au joueur de vérifier son inventaire et son état de santé.

C’est là toute l’intelligence de cette adaptation : celle-ci ne cherche pas simplement à nous montrer Resident Evil, elle cherche à nous faire ressentir ce que cela signifie d’y jouer. Les références sont nombreuses, souvent très drôles, mais surtout intégrées naturellement à la narration. Et pour quelqu’un qui a passé une bonne partie de son existence vidéoludique à compter ses munitions et à maudire les serrures improbables, difficile de ne pas afficher un sourire de satisfaction à l’idée de rédiger cette critique de Resident Evil (2026).

Resident Evil (2026) fait-il vraiment peur ?

Heureusement, le film ne se contente pas d’aligner les clins d’œil. Zach Cregger démontre également tout son savoir-faire en matière d’horreur avec une réalisation ultra-nerveuse, des séquences particulièrement efficaces et un bestiaire qui représente l’une des grandes attractions du long-métrage. Aucun doute, les amateurs de créatures répugnantes et de transformations corporelles seront servis, puisque le réalisateur ne se prive pas d’explorer les possibilités du body horror. Entre mutations dégueulasses, apparitions inquiétantes et rencontres franchement peu recommandables, l’univers de Resident Evil retrouve toute la dimension organique et monstrueuse qui fait une bonne partie de son « charme ». Enfin, si l’on considère qu’une créature suintante dotée de plusieurs appendices tentaculaires peut avoir du charme… Chacun ses fantasmes, je ne juge personne !

Bryan court dans la neige, trousse de soins dans les mains, dans Resident Evil.
On dirait moi qui viens de trouver une trousse de soins pendant le combat contre le boss final !

Le passage d’un décor à l’autre fonctionne également vraiment bien et donne l’impression d’enchaîner les niveaux d’un jeu vidéo ! Les décors se renouvellent, les menaces évoluent et le rythme reste suffisamment soutenu pour éviter la lassitude… Cregger maîtrise aussi cette alternance entre tension et humour qui faisait déjà la force de ses précédents films. Les situations semblent parfois grotesques, mais les dangers demeurent crédibles et les séquences horrifiques conservent leur efficacité. On peut rire volontiers des mésaventures de Bryan, avant de se rappeler quelques secondes plus tard qu’une monstruosité pourrait parfaitement lui arracher la moitié du visage.

Néanmoins, ce Resident Evil n’a pas la richesse narrative de Barbarian ou de Weapons. Là où ces deux films jouaient habilement avec les attentes du spectateur et proposaient des constructions scénaristiques plus ambitieuses, cette adaptation opte pour une approche assez linéaire. Bryan traverse une succession de situations dangereuses, tente de survivre et avance péniblement vers sa destination, sans que son évolution psychologique ne soit particulièrement marquante… En outre, certains personnages secondaires auraient mérité davantage de place, tant quelques interactions laissent entrevoir un potentiel comique et dramatique qui aurait pu enrichir le récit.

Mais faudrait-il réellement lui en tenir rigueur ? Oui, dans une certaine mesure, car le talent de Cregger nous autorise à attendre davantage qu’un énième divertissement horrifique… Pour autant, j’ai trouvé que le film réussit suffisamment bien ce qu’il entreprend pour que ses limites ne viennent jamais corrompre le plaisir ! Il n’a pas la profondeur des meilleures œuvres du genre, cela dit, il possède une énergie communicative, une vraie personnalité et une compréhension remarquable de ce qui fait l’identité vidéoludique de Resident Evil.


Mon avis sur Resident Evil (2026) : faut-il aller le voir ?

Au terme de cette critique de Resident Evil (2026), je retiens par-dessus tout le plaisir de retrouver les sensations du survival horror dans une adaptation aussi drôle qu’horrifique. Porté par un excellent Austin Abrams, un bestiaire bien « dégueulasse » et des clins d’œil vidéoludiques réjouissants, le film de Zach Cregger m’a fait passer un excellent moment malgré un scénario qui manque de profondeur… Pas le film d’horreur de l’année, mais à mes yeux l’une des meilleures adaptations de la franchise, qui prouve qu’on peut lui faire honneur sans extraire Leon Kennedy du placard ! Après des années d’adaptations aussi inspirées qu’un zombie devant un buffet végétarien, ça fait du bien. Et vous, les potos, ce nouveau Resident Evil vous a-t-il convaincus ? Dites-moi tout dans les commentaires !

PARTAGER SUR :

Facebook
X
LinkedIn
Pinterest
Email

Publications suggérées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre vie privée compte chez JSUG.com

Nous utilisons des cookies nécessaires au fonctionnement du site. Avec votre accord, certains traceurs nous permettent également de mesurer notre audience et d'afficher des contenus externes. Politique de confidentialité Politique relative aux cookies

Lecteur audio
Musique JSUG
1 / 7