Même si le monde entier connait Blizzard grâce à son incroyable travail sur World of Warcraft, il ne faut pas oublier qu’Overwatch est la toute première franchise 100% originale que l’éditeur daigne lancer depuis ces vingt dernières années. Overwatch, c’est aussi le tout premier jeu multi-support de l’éditeur, le FPS étant également sorti sur consoles de salon – et cela est véritablement une première. Mais à l’heure où les ventes de WoW sont en chute libre, Overwatch jouera un rôle prépondérant. L’un des objectifs de Blizzard est d’accroître son audience et l’un des meilleurs moyens d’y parvenir, c’est bien naturellement de passer par la case e-sport.

Un FPS synonyme de renouveau pour Blizzard

Blizzard aurait pu se reposer sur ses lauriers et vivre du succès de sa licence phare World of Warcraft. Oui, sauf que le nombre de joueurs connectés en réseau ne cesse de dégringoler depuis juin 2010. Pour redorer son blason, Blizzard a donc décidé de changer d’air et sa stratégie sera probablement payante. Finies la vue à la troisième personne et la perspective de mondes féériques où le joueur agit comme une entité omnisciente, désormais, la société de développement et d’édition de jeux vidéo nous propose de garder un oeil dans le viseur et d’affronter tout un tas de protagonistes charismatiques et colorés dans un univers tout autant déjanté.

“Blizzard a tout un tas de partisans dans le monde entier. Même s’il n’a pas le pédigrée d’un éditeur de FPS, il peut tout de même s’en sortir : si le jeu est un succès, le monde entier suivra la tendance.”

Logiquement, Blizzard attend beaucoup d’Overwatch, sa nouvelle « propriété intellectuelle ». Il faut dire que ces dix-huit dernières années, le studio s’est essentiellement focalisé sur des spin-offs ou extensions de franchises existantes, telles que World of Warcraft, Diablo ou encore Starcraft. Mais l’audience des jeux développés par Blizzard est en grave déclin depuis 2010. La même année, cette dernière avait atteint son pic avec plus de 12 millions de joueurs actifs. Depuis 2015, ce nombre est redescendu à 5,5 millions de joueurs.

L’espoir d’une résonance sur la scène e-sport

Overwatch nancy
Les personnages d’Overwatch sont inspirés des super héros de comics.

Du côté de Blizzard, on reste quand même confiant. Thomas Tippl, le directeur général d’Activision Blizzard, estime qu’Overwatch bénéficiera d’un lancement encore plus prodigieux que celui de Diablo 3, qui avait rencontré un succès phénoménal en 2012. Mais il faudra également séduire les pro gamers : « L’e-sport est un vecteur d’expansion important. Il permet d’attirer de nouveaux joueurs mais il augmente aussi considérablement le temps que passent les utilisateurs sur nos jeux », admet le PDG de la firme. Un positionnement sur le marché de l’e-sport serait clairement synonyme de regain sur le plan financier. Selon M. Mark Johson, professeur à l’Université de York, en Angleterre, les compétitions e-sport furent visionnées par plus de 200 millions de personnes en 2015 et depuis le début de l’année, c’est pratiquement 200 millions de dollars qui furent redistribués aux acteurs de ce business florissant.

Overwatch a le potentiel pour aller loin

Michael Chu Blizzard Entertainment
D’après Michael Chu, Overwatch possède des codes qui plairont à tous.

Le problème que rencontre la majorité des FPS sur la scène professionnelle toutefois, c’est leur longévité, qui finit inévitablement par s’amoindrir. Seul Counterstrike est parvenu à durer sur le long terme. Overwatch a-t-il la bonne formule pour capter l’attention des joueurs pro, et surtout, la franchise est-elle capable de marquer son empreinte sur le vaste terrain de jeu qu’est l’e-sport ? Tout porte à croire que oui, si l’on prend en considération les quelques 10 millions de joueurs qui se sont jetés sur le jeu lors de sa phase de test. Charmés par la véritable identité visuelle du jeu, les usagers auront forcément le béguin pour un ou plusieurs des différents personnages mis à leur disposition.

« On a fait en sorte de créer un univers imposant, avec d’importantes variations dans le style des personnages car on veut que tout le monde puisse s’identifier facilement avec le protagoniste qui lui tient à coeur », confirme Michael Chu, Game Designer Senior chez Blizzard. « Overwatch propose un roster complet. On a des personnages à l’allure très militaire mais d’autres qui relèvent plus du monde féérique ou médiéval, comme Mercy, qui est une sorte d’ange-gardien. » Overwatch pourrait bel et bien devenir la future superproduction de l’e-sport. Il a tous les atouts pour mais en dépit du hype rapidement généré par le jeu de Blizzard, c’est dès maintenant que l’avenir de ce titre se joue.


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Je suis un gameur.com, c'est un blog indépendant sur le jeu vidéo. Créé par un vrai passionné, il retrace l'actualité majeure de la scène vidéoludique et passe en revue les derniers jeux. Longue vie au jeu vidéo!

3 Commentaires »

  1. Encore un super article 🙂 Toutefois, je me demande si Overwatch est vraiment taillé pour l’e-sport. C’est plutôt un AAA grand public qui intéressera majoritairement les enfants. Mais ce n’est que mon point de vue !

  2. Bon article ! Il est sûrement trop tôt pour savoir si Overwatch a le potentiel pour attirer une audience e-sport. Il faudra déjà que les dévs règlent les problèmes de calibrage du multi, ajoutent de nouveaux modes et il faudrait surtout que les parties durent plus longtemps pour les rendre plus intéressantes aux yeux des spectateurs.

  3. Ce que dit Michael Chu me semble vrai, c’est une bonne technique marketing mais elle est appliquée avec cohérence donc ça marche. La génération de gameur est vieillissante et aujourd’hui ils ont des enfants, c’est aussi un moyen de partager ça en famille. J’adhère!

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