L’autre jour, je mangeais des pâtes au ketchup en écoutant Dragostea Din Tei, et je me suis naturellement demandé comment on disait « pâtes » en roumain. Une chose en entraînant une autre, j’ai appris la phrase « Ornitorincul meu domestic mănâncă paste cu ketchup », ce qui signifie « mon ornithorynque domestique mange des pâtes au ketchup ». Tout ça pour dire que c’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il était grand temps de faire autre chose et de me lancer dans mon test d’Astria Ascending. Merci à Artisan Studio pour la confiance qu’il témoigne à JSUG !

Test d’Astria Ascending : les demi-mots des demi-dieux

Astria Ascending est un J-RPG à l’ancienne un peu spécial en ce que son développement ressemble à s’y méprendre à un cadavre exquis. Ainsi, on se retrouve avec une reprise pour consoles et PC de nombreux éléments de J-RPG, de shoot’em up, de Final Fantasy et de Dead of Alive (je vais préciser, ne vous inquiétez pas). Concernant l’histoire du jeu, c’est assez difficile à expliquer, tant son univers fictionnel s’avère riche, mais mal amené.

Test d'Astria Ascending
Les énigmes sont plutôt sympathiques.

En effet, la première chose qui m’a frappée lors de ce test d’Astria Ascending, c’est la narration complètement à la ramasse. On ne comprend rien, les personnages sont introduits par le biais de fiches personnages, les gens doivent manger des melons pour rester calmes, ces melons sont transportés par des singes ailés, vous avez l’impression de ne plus être au Kansas, et vous incarnez des demi-dieux dont la durée de vie est moindre que celle d’un hamster. Leur rôle ? Faire en sorte que les gens mangent leurs melons. Kamoulox. Bref, l’histoire se révèle difficile à suivre, et je vous avoue avoir rapidement lâché l’affaire tellement les dialogues et les rebondissements narratifs étaient fades.

Les melons des héros

Seconde chose qui frappe, ce sont les graphismes. Le titre est magnifique, les dessins sont somptueux. Je ne peux cependant pas m’empêcher de tiquer sur les représentations hyper-sexualisées des hommes et des femmes dans le jeu, sans parler de l’animation des melons du personnage principal, sur laquelle les développeurs ont visiblement passé plus de temps que sur l’ergonomie générale du titre. Les hommes sont hyper athlétiques ou aussi musclés que Mamdouh Elssbiay ou Vin Diesel, tandis que les femmes sont quasi toutes minces et plantureuses, quand on ne voit simplement pas leur string remonté au niveau des épaules. Bref, l’aspect éthique de l’esthétique, ça pique.

Test d'Astria Ascending
Certaines bestioles sont vachement classes !

Mais parlons du vrai cœur du jeu : le gameplay. De ce côté-là, il s’avère que mon test d’Astria Ascending était plutôt agréable. Les combats en tour par tour sont plutôt stratégiques, il faut bien tenir compte des vulnérabilités, des résistances, voire des immunités des ennemis. En plus d’infliger plus de dégâts, les attaques profitant des vulnérabilités font gagner des sortes de points de combo à la manière du jeu Octopath Traveler. En gros, il vous est permis d’augmenter les dégâts de votre prochaine attaque de 4 points, c’est-à-dire de 200 %. Inutile de préciser que, lorsque vous conjuguez l’utilisation de points de combo à une attaque de vulnérabilité, vous atomisez vos ennemis en un rien de temps. Mais attention, en utilisant des attaques auxquelles vos ennemis sont résistants, vous perdez des points de combo.

Astria Shmup
Les phases de shoot’em up ne sont pas oufs…

Concernant les personnages, ils fonctionnent sur la base de jobs. Au fur et à mesure, un job principal, un job secondaire et un job de soutien se débloquent. Dans ces jobs, il est possible de débloquer des nœuds, exactement comme le sphérier de Final Fantasy X. Les personnages montent de niveaux, mais c’est principalement dans les « sphériers » que la progression de vos personnages va se faire ressentir ; c’est ce qui va vous permettre de poutrer du mob comme jamais. Prendre le temps de débloquer des nœuds va être central pour votre progression dans le jeu. En effet, à la fois point fort et point faible, la difficulté est en dent de scie. Vous allez passer pas mal de temps à rouler sur les ennemis, pour subitement vous retrouver face à un boss qui one shot vos personnages. C’est un point fort, parce que c’est dans ces moments-là que vous allez devoir bien réfléchir aux personnages que vous allez utiliser, mais c’est également un point faible parce que cela donne l’impression que la difficulté du titre est mal maitrisée.

Sinon, il existe également des jeux dans le jeu. Par exemple, on trouve des phases de shoot’em up, qui seraient les bienvenues si elles étaient bien faites, ou encore un jeu de plateau, un peu à la manière du Gwent dans The Witcher. Ce jeu de plateau n’est pas mal fait, mais les explications ne sont pas claires, et du coup, le joueur doit en apprendre les règles par essais et erreurs, ce qui n’est pas toujours simple, et plutôt frustrant.

Une ergonomie des enfers

Dernièrement, j’ai acheté une Xbox 360, et j’ai joué au jeu Dante’s Inferno. Dans ce jeu, le joueur doit passer par les différents cercles des enfers, pour atteindre le neuvième, qui est le pire et est réservé aux traitres. Eh bien, je pense qu’il y a un dixième cercle, et c’est celui réservé aux ergonomes en mousse de bain. Dieu que j’ai haï les développeurs d’Astria Ascending lorsque j’essayais d’utiliser la map du jeu dans les donjons. C’est bien simple : on ne comprend rien. Je n’ai pas réussi une seule fois à me repérer avec cette saloperie de carte de con (désolé, mais j’ai souffert). Ainsi me suis-je retrouvé à tourner 1 heures 30 dans le premier donjon sans en trouver la sortie et sans comprendre comment je devais me téléporter…

Test d'Astria Ascending
Certains sorts sont tellement classes !

En effet, j’ai dû chercher sur Internet pour comprendre comment je pouvais utiliser le fast-travel. En réalité, la possibilité de téléportation n’est pas disponible en début de game, et le jeu ne vous oblige pas à suivre la trame principale dès le début. J’ai donc exploré le premier donjon de fond en comble alors que j’étais censé en sortir quasi directement pour continuer l’histoire principale… L’enfer, je vous dis.

Astria Bosses
Le machin d’à côté, c’est une invocation… Vraiment dégueulasse.

Les petits soucis d’ergonomie et les défauts techniques ponctuent le jeu du début à la fin. À la fin des combats, normalement, on a accès aux gains, c’est-à-dire que le jeu vous dit ce que vous avez gagné comme expérience, etc. Malheureusement, souvent, le jeu lag et fait disparaitre ces infos-là. J’ai noté également quelques ralentissements et des décalages entre la pression sur les boutons de la manette et les mouvements des personnages à l’écran.


En conclusion, Astria Ascending n’est pas le pire jeu auquel j’ai joué, mais n’est pas le meilleur non plus. La seule chose qui m’a poussé à continuer à jouer, ce sont les combats au tour par tour, que j’aime particulièrement. Cependant, si vous n’êtes pas un farmer ou une farmeuse invétéré-e, le jeu ne vous apportera probablement pas grand-chose.

La note de la rédaction
  • Gameplay - 6/10
    6/10
  • Bande-son - 6/10
    6/10
  • Graphismes - 9/10
    9/10
  • Scénario - 6/10
    6/10

Les plus et les moins

✔︎ De beaux graphismes.
✔︎ Du combat au tour par tour.
✔︎ Un jeu style Gwent !

✘ Des représentations sexistes.
✘ Une ergonomie à la ramasse.
✘ Des dialogues écrits avec le cul...

6.8/10


4 Commentaires »

  1. Sérieux, si tu n’as pas tout compris, alors là c’est comme le début de tes articles. Tu vois ce que ça fait maintenant ! ^^ J’aime assez bien le design du jeu mais ce que tu en décris n’a pas l’air très intéressant. Besoin d’être encore peaufiné avec des patchs. Il y a longtemps , Dante’s inferno , je l’ai fait aussi sur la xbox360, jamais eu de suite je pense, pourtant il avait un gros potentiel. Elle a beaucoup de bon jeu la xbox360 Dead space 1 et 2 si tu n’as jamais fait, surtout le premier riche ambiance, le 3 est sympa mais moins que les deux premiers, Skate 3, le meilleur jeu de skate de très très loin.

    J’ai pris Blasphemous, il était en promo, ben franchement la prise en main est vraiment bonne, le level design est surprenant, cela ressemble à un vieux jeu sans en être un. Pour l’instant je n’ai pas encore beaucoup joué, comme d’habitude je suis sur 36.000 jeux en même temps. Il y a un ennemi secondaire qui me lance des boules sur la tronche en volant mais il se déplace tellement vite et surtout vif, que je me fais avoir à chaque fois, et en faite il est un peu avant un boss, je crois.

    Si tu aimes le vtt ,Lonely Mountains : Downhill, avec des graphismes comme le jeu Grow Home(ou Up)
    Sinon, il y a Rims Racing, pour les motards, mais je ne l’ai pas encore acheté, bientôt, moins bon sur l’aspect visuel, il a l’air d’avoir quelques soucis divers mais axé simulation , devoir gérer ces pièces mécaniques durant une carrière. A voir de plus près.

    • Oui, j’ai fait Blasphemous il n’y a pas longtemps, et il est terrible !

      Je t’avoue ne jamais avoir joué à des jeux de VTT, à part un vieux jeu sur PSX où je devais livrer des trucs. Et les jeux de motos, je n’y connais pas grand-chose :p

      Merci pour ton commentaire 🙂

  2. Très étonnant ce jeu je trouve ! En tout cas l’humour dans tes tests est toujours aussi présent 😉 Moi j’aime bien les melons et même les pastèques est-ce que c’est grave docteur 🤣 ??

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