En tant que Dieu incontestable et incontesté, je promets d’être partial, tyrannique, inconstant et instable. De toute manière, je suis Dieu, je suis le Tout-Puissant, L’ALPHA ET L’OMÉGA !!! Je… crois que cette preview me monte à la tête… Vous vous demandez où vous êtes tombés ? Ben dans une preview de Godhood, c’est comme un neighbourhood, sauf que là tu dézingues tes voisins avec tes chevilles enflées. Merci à Abbey Games de nous avoir fourni le jeu et de s’être agenouillé devant notre grandeur.

Preview de Godhood : Arès ton char

Godhood est ce que l’on appelle un god-game, c’est-à-dire un jeu où l’on incarne un dieu, qui dirige souvent une tribu. D’après Neal Tringham, on peut remonter en 1968 pour trouver le précurseur du genre : Hamurabi. Ensuite, on a naturellement des jeux assez connus comme Populous, Dungeon Keeper ou encore Black and White (mon jeu préféré du monde mondial de la terre entière). Dans un god-game, vous ne pouvez généralement pas donner d’ordres directs à toute votre population, vous devez plutôt tenter de l’influencer par des moyens détournés.

Preview de Godhood
On peut personnaliser son dieu !

Godhood vous propose de créer votre propre divinité et votre propre religion. C’est ainsi que j’ai créé Le Monarque infernal, dieu à la tête du Calvicisme, dont les fervents adorateurs sont appelés les sales chauves. Cela m’aura donc pris une minute de jeu pour que ça parte en sucette…

Allah bonne heure

Cette preview de Godhood a commencé avec l’un de mes adeptes qui se prend une rouste comme on en voit rarement et qui s’écrie un truc original du genre « JE ME VENGERAI » ; il s’en va ensuite boiti-boitant vers l’adversité ligotée par le lien de son destin bigoté. Ensuite, Godhood vous laisse découvrir petit à petit les différentes mécaniques de jeux et différentes ressources et variables à prendre en compte. À dire vrai, heureusement que le jeu va lentement, parce que même comme ça, je ne suis pas certain de bien comprendre l’implication et le fonctionnement de ses mécaniques de gameplay. C’est presque aussi compliqué que l’histoire de Kingdom Hearts ! Vous devez gérer vos adeptes, qui sont l’équivalent de héros que vous pouvez envoyer au combat, pousser à réaliser des miracles ou travailler dans certaines zones de votre village. Les autres habitants ne sont là qu’en tant que chiffres (un peu comme dans la société actuelle en fait, tmtc) ; ils représentent l’expansion du village.

Preview de Godhood
Notre village est plutôt de taille modeste au départ…

Vos adeptes, qui vieillissent au fur et à mesure, peuvent monter de niveau en combattant des groupes de non-croyants ou d’hérétiques qui croient en un autre dieu. Bonne nouvelle donc, ma nostalgie du bon vieux temps des croisades a enfin été entendue ! À moi les lavages de cerveau et le bottage de culs d’hérésiarques (désolé, il y a assez peu de synonymes pour hérétique). Les dégâts que vous infligez aux autres groupes pendant les combats, qui se déroulent au tour par tour au hasard des envies, de la classe et des skills de vos adeptes, peuvent être de deux natures : physiques ou moraux. Il y a en tout onze classes, six stats qui influencent les compétences des adeptes ainsi que beaucoup d’autres informations assez difficiles à ingurgiter.

Yavhé des problèmes

Preview de godhood
Il y a un nombre impressionnant de classes !

Il s’agit d’une preview de Godhood, le jeu d’Abbey Games est en accès anticipé. Par conséquent, il n’est pas exempt de défaut. En effet, la première chose à noter, c’est la courbe de difficulté. Au début du jeu, tout se passe comme sur des roulettes ; on déglingue les opposants de la foi comme des p’tits vieux par canicule. Mais plus on avance, plus ces p’tits vieux se dopent aux stéroïdes. C’est plus une courbe, mais un flanc de montagne. L’autre petit défaut, selon moi, réside dans le côté aléatoire des combats. D’un côté, cela colle plutôt bien à la tradition des god-games, mais d’un autre, cela pose une distance entre ce qu’il se passe à l’écran et le joueur, étant donné qu’il n’a aucun contrôle sur le déroulement de celui-ci. Ainsi se termine cette preview de Godhood chers amis.  Sur ce, je me barre au Panthéon !


ON DEMANDE À VOIR…


Dans l’ensemble, Godhood reste une bonne idée et est relativement bien exécuté. Malgré ses quelques défauts, on va suivre avec attention la suite de son développement. Vous aussi ?


Pierre-Yves Houlmont

Ceinture noire d'haltérophilie en parachute et passionné par la généalogie des pommes de terre, j'ai décidé de devenir rédacteur dans le domaine du jeu vidéo ! Einstein ne nous a-t-il pas mis en garde contre les pierres ayant tendance à rouler ?

8 Commentaires »

  1. C’est quoi le but du jeu, une population à l’image des sales chauves, quand tout le monde est chauve la partie est gagnée ? ^^….non Môsieur, je ne resterai pas comme la plupart des hommes de maintenant imberbe, Arès ton char…. je n’ai qu’un mot : Bravo ! en plein dans le mille guillaume ^^
    Populous, ça me parle plus, bien que je n’ai jamais touché. Maintenant tout dépend du contenu du jeu, quand on regarde la preview, c’est plutôt mimi, on comprend un peu mieux le jeu, comme tu dis ce n’est pas une mauvaise idée, il y a de l’idée dans ce qu’on voit, à vrai dire on peut faire beaucoup de chose à faire et à gérer. A un cheveux près je serais passé à côté, celle-là c’est gratuit, elle est pour moi

  2. Ça c’est du test ? ! Bravo PY ! C’est pour ça qu’on va sur JSUG, pour apprendre des choses, nous cultiver et… rigoler ! J’ai ri tout le long de ma lecture ! La semaine commence bien grâce à toi ! ? Sympa ce petit jeu y a de l’idée et moyen de faire des choses sympathiques !

  3. Mais quel article !
    Je vois que cette fois ce n’est pas un too early access et le jeu à l’air plutôt abouti.
    Ce style de jeu est vraiment excellent et je pense que si ils corrigent les légers défauts de progression et de difficulté (si un Dieu ne s’en sort, comment feront de simples mortels ?) alors ça peut rapidement devenir un must have !

    Encore bravo pour la rédaction rafraichissante !

    Longue vie à JSUG.

Laisser un commentaire